Posts Tagged “sexe / sexualité”

Photo de Michel Sidibé

Le Malien Michel Sidibé (photo) est le nouveau directeur exécutif de l'Onusida, où il succède à Peter Piot. © Onusida.

(Blogmensgo, 1er décembre 2008) Vingt ans après, la Journée mondiale de lutte contre le sida livre un bilan mitigé de la lutte contre la pandémie. Si d’incontestables progrès ont été enregistrés, il manque toujours un vaccin préventif, les traitements curatifs demeurent onéreux et lourds, l’accès aux soins n’a rien d’universel, la prévention et la prophylaxie laissent beaucoup à désirer.

La fiche d’informations spéciale 1er décembre 2008 (en PDF) de World Aids Campaign répertorie un certain nombre d’éléments qui posent encore problème. On y apprend ainsi que, dans le tiers monde (pays les moins avancés et pays à revenu intermédiaire), seules 31 % des personnes infectées reçoivent le traitement dont elles ont besoin ; que des discriminations à l’encontre des séropositifs perdurent dans un tiers des pays du globe ; ou encore que la législation de certains pays interdit toute action thérapeutique en faveur de minorités comme les toxicomanes ou les gays.

En France, l’association Aides et l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS) étudient pendant deux ans, depuis la mi-novembre 2008, « la faisabilité d’une stratégie de dépistage non médicalisé par test rapide auprès d’homosexuels masculins ». L’expérience, intitulée ANRS Com’ Test, porte sur un kit individuel de dépistage du VIH. Ce matériel, qui permet de prélever et d’analyser une goutte de sang au bout du doigt, ressemble assez au kit qu’utilisent les diabétiques insulinodépendants.
Dossier de l’ANRS | article du Monde

Toujours en France, la proportion d’homosexuels contaminés lors de rapports sexuels a progressé, parmi les diagnostics nouveaux de séropositivité, de 26 % en 2003 à 38 % en 2007. En valeur absolue, les découvertes de séropositivité parmi les homosexuels se sont stabilisées à environ 2 500 cas en 2007, chiffre à la baisse pour la première fois depuis 2004. Même si les hétérosexuels représentent 60 % des nouveaux cas de séropositivité, la progression du taux d’homosexuels nouvellement diagnostiqués atteste un inquiétant relâchement de la prophylaxie. Pis encore : la prévalence du VIH (taux de contamination) chez les gays est quatre-vingt-dix fois supérieure à celle des hétéros !

En attendant, c’est en Afrique du Sud que l’on recense le plus grand nombre de sidéens. Mais des chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pensent avoir trouvé le moyen d’y réduire de 95 % le nombre de séropositifs. Pour en savoir plus, lire cet article du Monde (26 novembre 2008).

Et pour terminer, voici trois autres liens utiles.

  1. Une page spéciale de l’Unesco pour cette journée, avec de nombreux liens.
  2. Une interview de Luc Montagnier, codécouvreur du VIH et lauréat du prix Nobel de Médecine 2008.
  3. Une interview de Peter Piot, futur ex-directeur exécutif de l’Onusida.

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Monde du 25 novembre, World Aids Campaign, Libération et Le Monde du 1er décembre 2008)

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(Blogmensgo, 27 novembre 2008) La Papouasie, province la plus pauvre d’Indonésie, envisage d’identifier les séropositifs « sexuellement agressifs » en leur implantant sous la peau des puces électroniques émettant des radiofréquences, exactement comme pour le bétail. Cette mesure vise officiellement à lutter contre la propagation du VIH.

Affiche logo Responsabiliser

Et si l'on commençait par responsabiliser les députés papous ? © Worldaidscampaign.org/fr.

L’assemblée provinciale de Papouasie a l’intention de promulguer une telle loi dès le mois de décembre 2008. Le texte imposerait en outre des peines pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars d’amende et six mois de prison à toute personne qui contamine volontairement autrui.

En Papouasie, la prévalence du VIH atteint 61 cas pour 100 000 personnes, soit quinze fois plus que dans le reste d’un pays où l’on recense 290 000 cas de séropositivité.

Commentaire : Les députés papous ont-ils réfléchi au coût d’une telle mesure ? Ont-ils songé qu’il serait beaucoup plus productif – et intelligent – d’investir de l’argent dans des opérations d’information et de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles plutôt que de jouer les Daktari de pacotille ? Le Parlement de Papouasie chercherait-il à concurrencer le Parlement de Bahreïn dans la conquête du Graal homophobe ?

Philca / MensGo
(via toute la presse du 24 novembre 2008, dont Métro Montréal)

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Logo Journée mondiale contre le sida

Aucun slogan minable n'entamera notre dé-ter-mi-na-tion ! © Worldaidscampaign.org/fr.

(Blogmensgo, 26 novembre 2008) Le 1er décembre 2008 marquera le vingtième anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le sida, manifestation instituée sous l’impulsion des Nations unies. L’événement le plus triste de l’année, mais aussi celui de tous les espoirs. On ne s’étonnera pas de trouver ici, dans les jours qui viennent, de nombreuses évocations de l’événement et des thématiques relatives à la pandémie.

Logo antisida

Oui, le sida est un ascenseur pour l'échafaud. © Worldaidscampaign.org/fr.

Pour commencer, voici quelques liens utiles, piochés parmi les innombrables ressources en ligne :
Page officielle (ONU) | Prise en compte du sida dans le monde (US) | Célébrations dans le monde (cartouches à cliquer) | Aids Action Europe (US) | Rapport mondial sur le sida (2008)

La campagne de communication institutionnelle est placée cette année sous le signe du leadership, avec un triple mot d’ordre : mener, responsabiliser, s’activer. Conclusion : rien n’est plus contre-productif qu’un slogan bêtement calqué sur – et maladroitement traduit de – l’anglais. On espère que les chercheurs seront plus habiles à trouver un vaccin que les tchatcheurs onusiens à concevoir des slogans efficaces.

Carte mondiale des traitements par antirétroviraux.

C'est simple : en rouge, les pays où moins d'un sidéen sur cinq bénéficie d'antirétroviraux. © Aidsaccountability.org.

Philca / MensGo
(via Journée mondiale)

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Photo de Jean-Luc Delarue

Jean-Luc Delarue, compassion sur oreillette ou passion sur oreiller ? Ça se discute… © France 2.

(Blogmensgo, 25 novembre 2008) L’animateur français Jean-Luc Delarue consacre son magazine de société Ça se discute du mercredi 26 novembre 2008 à l’homosexualité. Mais à une forme particulière d’homosexualité, celle que l’on « se découvre » sur le tard, après toute une vie d’hétérosexualité. Le titre de l’émission est explicite : « Je ne pensais pas devenir homo un jour ».

L’appel officiel à témoins
La fiche de l’émission sur Télérama

L’émission évoquera moins l’homosexualité en tant que telle que la prise de conscience de cette homosexualité et la manière dont s’est passé le coming-out. Le sujet ratisse très large, si l’on en juge par l’appel à témoins (cf. lien ci-dessus), et il ne fait aucun doute que deux heures d’antenne seront très insuffisantes pour traiter correctement l’ensemble de la thématique. Chaque téléspectateur en ressortira forcément frustré quelque part, mais on peut espérer que l’émission saura détruire certains préjugés.

Il paraît que les inénarrables députés français Christian Vanneste et Gérard Longuet, qui ont récemment défrayé l’actualité française, ne participeront pas à l’émission. :-D

Ça se discute : « Je ne pensais pas devenir homo un jour ». Mercredi 26 novembre 2008, de 22 h 55 à 1 h 05. Pour les rediffusions, cf. la fiche de Télérama.

Philca / MensGo
(via Les coulisses de la télévision et Publiciblog du 24 novembre 2008)

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(Blogmensgo, 3 novembre 2008) Une maison nommée House34 ? Pas de doute, il s’agit de cet édifice virtuel construit sur le Net à l’intention des personnes séropositives ou sidéennes. Quels que soient son sexe et sa sexualité, on y trouve réponse à toutes les questions ou préoccupations, en français ou en allemand.

Photo de House34

House34 : par écrit et sans musique, on en prend plein les yeux et ça repose les oreilles. © House34.ch.

Il s’agit plus précisément d’un salon de tchatche, où l’on cause – par écrit – de manière anonyme, à deux ou à plusieurs. L’ouverture d’un « compte de colocataire » est gratuite et, précise le serveur, l’adresse de messagerie demandée ne sert qu’à des fins strictement techniques.

Une fois inscrit, on se retrouve dans une maison virtuelle où de nombreux éléments visuels sont cliquables. En cliquant sur un tableau noir, j’ai par exemple pu lire un message évoquant la tenue, les 6 et 7 novembre 2008, du « 4e Forum sida suisse d’ASS, OFSP et CFPS » à la Folkshaus de Zurich (Suisse). Dommage que l’on ne puisse pas copier certaines informations pour cause d’interface en Flash. Seuls peuvent être copiés les liens HTML. Alors je copie-colle volontiers celui des organisateurs de la manifestation sus-mentionnée : www.aids.ch.

De nombreux éléments cliquables débouchent sur des informations théoriques, pratiques et abondantes (dans l’espace bibliothèque), assorties de liens internes ou externes au site. Là encore, dommage que les infos internes ne puissent être copiées pour lecture à tête reposée ou transmission à des parents ou amis.

Et pour terminer, trois petites astuces. Primo, il semble plus simple de naviguer en cliquant d’abord sur l’étage (premier ou deuxième), puis sur l’intitulé de la pièce, grâce au plan au-dessous des éléments en Flash. Secundo, penser à activer l’historique des messages (en cliquant dessus) quand on est en phase de tchatche. Tertio, bien cliquer sur la bonne langue avant d’entrer dans le site ; sinon, les francophones se font propulser en germanophonie.

Bref, on est en présence d’un site tout récent, dont les quelques imperfections de jeunesse sont très largement compensées par la qualité du graphisme, l’abondance des informations et la disponibilité des répondants. Cette URL peut d’ores et déjà être considérée comme une adresse majeure pour obtenir des infos. Il me semble que par sa conception, son graphisme et son fonctionnement, ce site devrait beaucoup plaire aux adolescents et aux jeunes adultes.

Philca / MensGo
(via 20 minutes du 30 octobre 2008)

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(Blogmensgo, 21 octobre 2008) Haiti Press Network signale la publication, par l’institut Panos Caraïbes, d’un dossier de presse intitulé Homosexualité masculine et VIH-sida en Haïti. Daté janvier 2008 et téléchargeable en PDF, le dossier stigmatise l’omerta des pouvoirs publics et ses effroyables conséquences sanitaires.

Photo

En Haïti, pas de lutte antisida réussie sans éradication de l'homophobie ! © 2000, Panos / Fritznel Octave.

L’homosexualité ? « La société haïtienne majoritairement homophobe en parle dans les coulisses, résume Panos Caraïbes, mais le débat au niveau national n’est pas encore posé. Nos décideurs, à divers niveaux, semblent n’y accorder aucune attention. Sciemment ou inconsciemment. » Encore faut-il préciser que l’homosexualité a récemment fait l’actualité des médias haïtiens : lorsque Michèle Pierre-Louis s’est présentée au poste de Premier ministre, les sénateurs ont aussitôt brandi comme un épouvantail son homosexualité présumée.

Dans ce pays où « 30 % seulement de ceux qui en ont besoin » reçoivent des antirétroviraux, les homosexuels font figure d’exclus parmi les exclus : « les services pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes sont très limités ou n’existent pas », déplore Panos, qui préconise la prise en compte de cette population dans les programmes de prévention et de soins spécifiques. De plus, « les stigmatisations et les discriminations exercées à l’encontre des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes renforcent leur vulnérabilité et les exposent encore plus au risque d’infection » par le VIH. Et Panos de pointer du doigt, au sujet de la population gay, le terrible mutisme de certaines institutions soi-disant spécialisées dans la lutte contre la pandémie.

Bref, tout reste à faire en Haïti. On s’en convaincra à la lecture du dossier spécial de Panos Caraïbes sur le VIH-sida en Haïti. Un blog gay comme le nôtre ne pouvait pas faire l’impasse sur ce dossier d’une cinquantaine de pages, fût-ce avec plusieurs mois de retard. L’oubli est maintenant réparé.

Philca / MensGo
(via Haiti Press Network du 21 octobre 2008)

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Affiche Existrans 2008

Existrans 2008, pour que Paris soit beau (ou belle). © Existrans.org.

(Blogmensgo, 10 octobre 2008) Dans la famille LGBT, je demande le T. T, comme transsexuel, transgenre ou intersexe. L’association Resistrans (immatriculée le 20 octobre 2007) organise, le 11 octobre 2008, à Paris, la 12emanifestation Existrans.

Plus de 500 trans et sympathisants sont attendus. Le cortège partira du métro Belleville à 14 heures et se dirigera vers Beaubourg (parcours). L’objet de l’association Resistrans résume à lui seul le programme d’Existrans : « Rassembler les personnes concernées par les revendications contre la psychiatrisation des trans, le diagnostic de dysphorie de genre ou toute autre forme de pathologisation des personnes trans et/ou intersexes ». Il s’agira aussi de lutter contre l’immobilisme des pouvoirs publics en général et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en particulier, qui persistent à considérer la transsexualité comme une maladie mentale.
(Comme ce fut le cas à l’encontre de l’homosexualité, dont je parlais hier ici même.)

La principale revendication sera celle du respect de la dignité : oui, les trans sont des êtres humains normaux. Et ils/elles ont droit, comme tous les êtres humains normaux, à une gestion non infantilisante et non humiliante de leur cas par la loi, la sécurité sociale, l’état civil et le personnel médical, soignant ou enseignant.

En France, on est loin du compte : « Les réponses de la France à la question trans sont l’immobilisme, les psys transphobes, le sensationnalisme des médias, le mépris », explique le communiqué officiel de la manifestation (format HTML ou format PDF).

À noter qu’après la manifestation aura lieu une soirée festive au bar Les Souffleurs (à partir de 20 heures).

<Update> : L’AFP et Google ont mis en ligne, le 11 octobre 2008, un compte rendu de la manifestation à laquelle 400 personnes ont participé au lieu des 500 attendues. </update>

Philca / MensGo
(via France-Info du 10 octobre 2008)

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(Blogmensgo, 3 octobre 2008) En Chine, les contaminations au VIH par des rapports homosexuels sont passées de 0,4 % en 2005 à 3,3 % en 2007, tandis que la contamination par relations hétérosexuelles passait de 11 % à 38 % des cas sur la même période. Tels sont deux faits saillants d’une étude dirigée par Linqi Zhang (Centre de recherche sur le sida de l’Académie chinoise des sciences médicales de Pékin), publiée le 2 octobre 2008 par la revue Nature (résumé gratuit, étude complète payante).

Affiche d'un campagne antisida en Chine

N'attrapez pas le sida, sinon on vous emprisonne dans les statistiques ! © 2006, Chine-informations.com.

Le quotidien français Le Monde évoque les principales raisons incitant à douter de la véracité des chiffres et faisant craindre une très notable sous-évaluation de la pandémie dans l’empire du Milieu. Voici, à mon avis, une supplémentaire : rares sont les Chinois qui osent avouer leur homosexualité ; on peut présumer que la cause d’une contamination consécutive à un rapport homosexuel sera volontiers maquillée, par le déclarant, en quelque chose de moins discriminant d’un point de vue social.

Philca / MensGo
(via Le Monde du 2 octobre 2008)

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Photo

Quand les 18-25 ans n'ont plus qu'un seul Refuge. © Montpellier notre ville.

(Blogmensgo, 24 septembre 2008) L’association française Le Refuge [son site, son blog, son forum] inaugurera le 30 septembre 2008, à 18 heures, des locaux d’accueil de jour à son siège de Montpellier (coordonnées).

Le Refuge vient en aide aux gays et lesbiennes de 18-25 ans en rupture familiale due à leur homosexualité et, plus généralement, à l’homophobie de leurs proches. Les bénévoles de l’association – qui essaime à Paris et à Bordeaux – leur proposent un accompagnement psychologique, alimentaire et social d’un mois renouvelable. Le Refuge dispose également de cinq places en hébergement temporaire d’urgence (objectif dix places pour 2008).

Les nouveaux locaux d’accueil de jour permettront sans doute au Refuge de renforcer son action de prévention. La difficile prise de conscience de l’homosexualité, la confrontation aux comportements homophobes et la rupture du lien familial sont en effet des catalyseurs de pratiques à risques : prostitution masculine, rapports non protégés, infection au VIH, désocialisation, voire suicide et addictions diverses.

Pour en savoir plus, on peut également lire ce reportage de Libération (14 mai 2008).

Philca / MensGo
(via Marie Claire [non daté] du 23 septembre 2008)

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Site Observatoire de l'hétérosexualité

Louis-Georges Tin scrute les hétéros, leurs cultures et leurs comportements. © Heterosexualite.blogs.liberation.fr.

(Blogmensgo, 23 septembre 2008) Normalien, militant LGBT et exégète de l’homophobie ? Pas de doute, il s’agit de Louis-Georges Tin, qui dirigea un monumental Dictionnaire de l’homophobie publiée en 2003 aux Presses universitaires de France (PUF).

L’universitaire militant nous revient, cette fois-ci sous la forme d’un blogueur spécialiste de… l’hétérosexualité. Depuis le 10 septembre 2008, son Observatoire de l’hétérosexualité ausculte l’hétérosexualité et la culture hétérosexuelle sous toutes leurs formes, estimant que « l’hétérosexualité est une question trop importante pour qu’on la laisse aux seuls hétérosexuels ». Louis-Georges Tin y questionne une posture peu encline à s’interroger sur elle-même, tout occupée qu’elle est à porter son regard ailleurs.

Tous les sujets y passent, depuis la notion même d’hétérosexualité jusqu’aux récentes manifestations de la « Straight Pride » aux États-Unis. On y parle aussi, bien, sûr, par ricochet, dans les articles comme dans les réactions, d’homosexualité.

Le propos de Louis-Georges Tin est pertinent, souvent inattendu, parfois brillant. Dommage que l’affichage du texte, blanc sur fond noir, ait tendance à fusiller les yeux.

Philca / MensGo

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Magazine Moxow

Moxow, mensuel très Net ! © Moxowmagazine.fr.

(Blogmensgo, 12 septembre 2008) Il a le culot de ses 25 ans. Un an après avoir abordé les rives éditoriales de l’Espagne, Ronan Risselin veut conquérir le public gay francophone en général et en particulier celui de sa France natale. Pour ce faire, Ronan possède une arme de cinquante-six pages : le mensuel homosexuel francophone gratuit Moxow, dont la version espagnole vient de sortir son 14e numéro et revendique 80 000 lecteurs.

En français comme en espagnol, Moxow est disponible exclusivement sur le Net. On peut le consulter en ligne, le télécharger au format PDF (cf. le lien en bas de chaque page) ou le transmettre automatiquement par courriel à un ami. Ce petit cadeau lui coûtera 5,8 mégaoctets, donc éviter d’en faire la surprise à des potes connectés en bas débit…

Au sommaire du premier numéro en français : plusieurs dossiers (sur le coming out, sur le phénomène yaoi [cf. aussi notre article du 6 juin 2008] dans les mangas, sur le sexe anal), une interview du groupe Yelle, diverses infos et une rubrique d’aide aux lecteurs… qui avaient déjà écrit à Moxow avant la parution du premier numéro.

Le nouveau magazine se veut plus jeune, plus volontiers rural, moins bourgeois, plus informatif et moins institutionnel que ses aînés. L’objectif est en bonne partie atteint, si l’on en juge par cette première livraison. Mais il est vrai que l’on n’a pas affaire à une création ex nihilo : les versions espagnole et française présentent un contenu presque identique, hormis la langue.

Bon vent à ce nouveau confrère !



Points forts :

  • Graphisme, photos et beaux mecs
  • Thèmes des dossiers
  • Diversité des sujets


Points faibles :

  • L’hortograff !
  • Publicité envahissante
  • Manque de brèves
  • Traitement souvent superficiel


Philca / MensGo
(via Diffusez-com du 12 septembre 2008)

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Photo d'une infirmière

En Californie, le commerce passe avant la religion. Tant mieux pour les patients homosexuels ! © OMS / P. Virot.

(Blogmensgo, 22 août 2008) « La Constitution autorise-t-elle un médecin à refuser, pour motifs religieux, de pratiquer des actes médicaux sur un patient en raison de l’orientation sexuelle du patient ? » Non, a répondu la Cour suprême californienne, à l’unanimité des juges, dans un arrêt du 18 août 2008 : on ne peut pas refuser de soigner des patients homosexuels sous couvert de prétextes religieux.

« Certaines obligations de non-discrimination » s’imposent à tous les établissements commerciaux, y compris aux établissements de soins, précisent les sages de Californie (attendus en anglais au format DOC et au format PDF). En plaçant ainsi le commerce au-dessus de la religion, la Cour suprême a donné raison à une lesbienne de 36 ans, Guadalupe Benitez, qui s’était vu refuser une insémination artificielle en 1999 par le North Coast Women’s Care Medical Group, clinique chrétienne intégriste que lui imposait sa mutuelle d’assurance.

Les deux médecins de cet établissement avaient délivré un traitement pour la fertilité à leur patiente, mais ils lui avaient refusé une insémination artificielle en avançant des prétextes religieux. La patiente avait alors porté l’affaire en justice, gagné en première instance et perdu en appel.

Philca / MensGo
(via La Presse canadienne et Yahoo.fr du 18 août 2008)

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Logo de Dialogai

Si vous êtes homophile, dites 33. Si vous êtes homophobe, dites 22. ©2008 Dialogai.

(Blogmensgo, 22 août 2008) Les médecins ou thérapeutes de Suisse et ceux des zones françaises limitrophes ayant un profil gay-friendly et lesbian-friendly sont invités à se faire connaître ! Il ne s’agit pas là d’un canular, mais d’une information très sérieuse.

L’association homosexuelle suisse Dialogai procède en effet à la réactualisation de son annuaire des praticiens respectueux de l’orientation sexuelle de leurs patients. On trouvera les coordonnées de Dialogai ici et .

Philca / MensGo
(via Dialogai, 20 août 2008)

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Photo

Demain, je me fais opérer-rembourser le devant ! © Kathi Kremser (CSD 2007 à Berlin).

(Blogmensgo, 21 août 2008) Le ministre brésilien de la santé, José Temporao, a signé un décret stipulant une prise en charge à 100 % par le système public de santé des opérations de changement de sexe réalisées dans les hôpitaux publics.

Le décret du 19 août 2008 fait suite à une décision de justice imposant le financement de telles opérations par la Sécu. Au Brésil ces opérations étaient légales depuis 1997, mais seulement dans le cadre du système de santé privé. Quelque 250 opérations de ce genre y ont été réalisées, entre 2000 et 2007, sur prescription médicale confirmée par un suivi médicopsychique.

Plusieurs pays, par exemple la France, la Belgique et la Suisse, financent à 100 % la prise en charge chirurgicale et psychiatrique de telles opérations. D’autres pays, à l’image de la Thaïlande, se sont spécialisés dans les opérations de changement de sexe à bas coûts.

Philca / MensGo
(via Yahoo.fr, Romandie News et 20 Minutes.ch du 19 août, Espace généraliste du 21 août 2008)

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Livre Aids Sutra

Lire Aids Sutra: Untold Stories from India pour ne pas avoir l'air dinde. © Random House

(Blogmensgo, 13 août 2008) Les éditions Random House et leurs filiales publient, le 4 septembre 2008, un livre collectif intitulé Aids Sutra: Untold Stories from India. Cet ouvrage a pour double originalité d’être cosigné par 16 auteurs indiens majeurs et d’être publié au profit d’un fonds d’aide indien aux enfants sidéens.

Le livre rassemble tous les genres journalistiques et documentaires. Objectif : illustrer les conséquences du VIH et du sida dans la vie quotidienne de multiples « héros » anonymes. Le texte de Kiran Desai (photo) s’intéresse ainsi aux « travailleurs du sexe » dans l’État d’Andra Pradesh, où le sida fait des ravages, et celui de Salman Rushdie parle des eunuques et du phénomène transgenre à Bombay (alias Mumbai, selon la nouvelle dénomination officielle). La plume des quatorze autres écrivains se saisit de protagonistes aussi divers que les homosexuels, les toxicomanes, les femmes au foyer, les policiers et les membres de groupes d’autodéfense.

Malgré 5,2 millions de séropositifs en Inde, le sida demeure un sujet tellement tabou dans ce pays que les séropositifs y subissent une discrimination tous azimuts, y compris à l’hôpital, à l’école voire dans leur propre famille. En Inde, le sida est l’objet d’une constante stigmatisation lorsqu’il n’est pas tout simplement nié.

Photo de Kiran Desai

Kiran Desai met sa tête au service du cœur. © Éditions des 2 Terres

L’éditeur reversera environ deux dollars par exemplaire (le livre coûte 8,99 livres sterling au Royaume-Uni, soit environ 11,5 euros) à un fonds d’aide indien aux orphelins sidéens. Vous ferez coup double en achetant ce livre : une bonne action et… une salutaire révision d’anglais.

Aids Sutra: Untold Stories from India, ouvrage collectif (préface d’Amartya Sen [prix Nobel d’économie] et textes de Salman Rushdie, Siddharth Deb, Kiran Desai, Nikita Lalwani, Vikram Seth, Nalini Jones, Shobhaa De, Sunil Ganguly, Aman Sethi, Amit Chaudhuri, Mukul Kesavan, Jaspreet Singh, William Dalrymple, Sonia Faleiro, Siddharth Dhanwant Sanghvi et Ambai). Publié en Inde par Random House, au Royaume-Uni par Vintage et aux États-Unis par Anchor Books, 2008 (4 septembre), 352 pages, 8,99 livres sterling. EAN 9780099526582.

Philca / MensGo
(via Random House [sans date], BBC News du 12 août et Actualitté du 13 août 2008)

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