Posts Tagged “santé / bien-être”

Photo de Michel Sidibé

Le Malien Michel Sidibé (photo) est le nouveau directeur exécutif de l'Onusida, où il succède à Peter Piot. © Onusida.

(Blogmensgo, 1er décembre 2008) Vingt ans après, la Journée mondiale de lutte contre le sida livre un bilan mitigé de la lutte contre la pandémie. Si d’incontestables progrès ont été enregistrés, il manque toujours un vaccin préventif, les traitements curatifs demeurent onéreux et lourds, l’accès aux soins n’a rien d’universel, la prévention et la prophylaxie laissent beaucoup à désirer.

La fiche d’informations spéciale 1er décembre 2008 (en PDF) de World Aids Campaign répertorie un certain nombre d’éléments qui posent encore problème. On y apprend ainsi que, dans le tiers monde (pays les moins avancés et pays à revenu intermédiaire), seules 31 % des personnes infectées reçoivent le traitement dont elles ont besoin ; que des discriminations à l’encontre des séropositifs perdurent dans un tiers des pays du globe ; ou encore que la législation de certains pays interdit toute action thérapeutique en faveur de minorités comme les toxicomanes ou les gays.

En France, l’association Aides et l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS) étudient pendant deux ans, depuis la mi-novembre 2008, « la faisabilité d’une stratégie de dépistage non médicalisé par test rapide auprès d’homosexuels masculins ». L’expérience, intitulée ANRS Com’ Test, porte sur un kit individuel de dépistage du VIH. Ce matériel, qui permet de prélever et d’analyser une goutte de sang au bout du doigt, ressemble assez au kit qu’utilisent les diabétiques insulinodépendants.
Dossier de l’ANRS | article du Monde

Toujours en France, la proportion d’homosexuels contaminés lors de rapports sexuels a progressé, parmi les diagnostics nouveaux de séropositivité, de 26 % en 2003 à 38 % en 2007. En valeur absolue, les découvertes de séropositivité parmi les homosexuels se sont stabilisées à environ 2 500 cas en 2007, chiffre à la baisse pour la première fois depuis 2004. Même si les hétérosexuels représentent 60 % des nouveaux cas de séropositivité, la progression du taux d’homosexuels nouvellement diagnostiqués atteste un inquiétant relâchement de la prophylaxie. Pis encore : la prévalence du VIH (taux de contamination) chez les gays est quatre-vingt-dix fois supérieure à celle des hétéros !

En attendant, c’est en Afrique du Sud que l’on recense le plus grand nombre de sidéens. Mais des chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pensent avoir trouvé le moyen d’y réduire de 95 % le nombre de séropositifs. Pour en savoir plus, lire cet article du Monde (26 novembre 2008).

Et pour terminer, voici trois autres liens utiles.

  1. Une page spéciale de l’Unesco pour cette journée, avec de nombreux liens.
  2. Une interview de Luc Montagnier, codécouvreur du VIH et lauréat du prix Nobel de Médecine 2008.
  3. Une interview de Peter Piot, futur ex-directeur exécutif de l’Onusida.

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Monde du 25 novembre, World Aids Campaign, Libération et Le Monde du 1er décembre 2008)

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Logo Journée mondiale contre le sida

Aucun slogan minable n'entamera notre dé-ter-mi-na-tion ! © Worldaidscampaign.org/fr.

(Blogmensgo, 26 novembre 2008) Le 1er décembre 2008 marquera le vingtième anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le sida, manifestation instituée sous l’impulsion des Nations unies. L’événement le plus triste de l’année, mais aussi celui de tous les espoirs. On ne s’étonnera pas de trouver ici, dans les jours qui viennent, de nombreuses évocations de l’événement et des thématiques relatives à la pandémie.

Logo antisida

Oui, le sida est un ascenseur pour l'échafaud. © Worldaidscampaign.org/fr.

Pour commencer, voici quelques liens utiles, piochés parmi les innombrables ressources en ligne :
Page officielle (ONU) | Prise en compte du sida dans le monde (US) | Célébrations dans le monde (cartouches à cliquer) | Aids Action Europe (US) | Rapport mondial sur le sida (2008)

La campagne de communication institutionnelle est placée cette année sous le signe du leadership, avec un triple mot d’ordre : mener, responsabiliser, s’activer. Conclusion : rien n’est plus contre-productif qu’un slogan bêtement calqué sur – et maladroitement traduit de – l’anglais. On espère que les chercheurs seront plus habiles à trouver un vaccin que les tchatcheurs onusiens à concevoir des slogans efficaces.

Carte mondiale des traitements par antirétroviraux.

C'est simple : en rouge, les pays où moins d'un sidéen sur cinq bénéficie d'antirétroviraux. © Aidsaccountability.org.

Philca / MensGo
(via Journée mondiale)

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(Blogmensgo, 3 novembre 2008) Une maison nommée House34 ? Pas de doute, il s’agit de cet édifice virtuel construit sur le Net à l’intention des personnes séropositives ou sidéennes. Quels que soient son sexe et sa sexualité, on y trouve réponse à toutes les questions ou préoccupations, en français ou en allemand.

Photo de House34

House34 : par écrit et sans musique, on en prend plein les yeux et ça repose les oreilles. © House34.ch.

Il s’agit plus précisément d’un salon de tchatche, où l’on cause – par écrit – de manière anonyme, à deux ou à plusieurs. L’ouverture d’un « compte de colocataire » est gratuite et, précise le serveur, l’adresse de messagerie demandée ne sert qu’à des fins strictement techniques.

Une fois inscrit, on se retrouve dans une maison virtuelle où de nombreux éléments visuels sont cliquables. En cliquant sur un tableau noir, j’ai par exemple pu lire un message évoquant la tenue, les 6 et 7 novembre 2008, du « 4e Forum sida suisse d’ASS, OFSP et CFPS » à la Folkshaus de Zurich (Suisse). Dommage que l’on ne puisse pas copier certaines informations pour cause d’interface en Flash. Seuls peuvent être copiés les liens HTML. Alors je copie-colle volontiers celui des organisateurs de la manifestation sus-mentionnée : www.aids.ch.

De nombreux éléments cliquables débouchent sur des informations théoriques, pratiques et abondantes (dans l’espace bibliothèque), assorties de liens internes ou externes au site. Là encore, dommage que les infos internes ne puissent être copiées pour lecture à tête reposée ou transmission à des parents ou amis.

Et pour terminer, trois petites astuces. Primo, il semble plus simple de naviguer en cliquant d’abord sur l’étage (premier ou deuxième), puis sur l’intitulé de la pièce, grâce au plan au-dessous des éléments en Flash. Secundo, penser à activer l’historique des messages (en cliquant dessus) quand on est en phase de tchatche. Tertio, bien cliquer sur la bonne langue avant d’entrer dans le site ; sinon, les francophones se font propulser en germanophonie.

Bref, on est en présence d’un site tout récent, dont les quelques imperfections de jeunesse sont très largement compensées par la qualité du graphisme, l’abondance des informations et la disponibilité des répondants. Cette URL peut d’ores et déjà être considérée comme une adresse majeure pour obtenir des infos. Il me semble que par sa conception, son graphisme et son fonctionnement, ce site devrait beaucoup plaire aux adolescents et aux jeunes adultes.

Philca / MensGo
(via 20 minutes du 30 octobre 2008)

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Photo de Barbara Hogan

Barbara Hogan veut diffuser les antirétroviraux. Enfin ! © Ministère sud-africain de la Santé.

(Blogmensgo, 20 octobre 2008) Nommée ministre de la Santé le 26 septembre 2008, Barbara Hogan prend le VIH, la prévention antisida et la diffusion des antirétroviraux avec tout le sérieux qui s’impose. Exactement l’inverse de la précédente ministre sud-africaine de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang.

L’Afrique du Sud compte 5,5 millions de séropositifs sur 49 millions d’habitants. Le pays de Mandela est celui où l’on recense le plus de séropositifs au monde, selon les statistiques officielles. Or, Mme Manto Tshabalala-Msimang et le précédent gouvernement considéraient avec suspicion les antirétroviraux, dont ils avaient gelé la diffusion en Afrique du Sud. Pis encore, l’ancienne ministre préconisait contre le sida des traitements farfelus à base d’huiles essentielles et de plantes potagères.

La nouvelle ministre a décidé de réactiver illico la stratégie sud-africaine de lutte contre le sida. Selon elle, « les principaux défis sanitaires » de son pays sont « la crise du VIH et l’exacerbation de la crise de la tuberculose qui en découle ». On ne saurait mieux dire.

Philca / MensGo
(via Le Monde du 15 octobre 2008)

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Photo de Luc Montagnier

Luc Montagnier, 76 ans, va cavaler jusqu'à Stockholm pour son plus beau galop. © DKFZ/Scanpix

(Blogmensgo, 6 octobre 2008) Le prix Nobel de médecine 2008 a été attribué, le 6 octobre 2008, aux chercheurs français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, « pour leur découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) » il y a vingt-cinq ans. Encore les deux professeurs de virologie doivent-ils se contenter d’un quart de prix chacun, la moitié du millésime 2008 étant attribuée à l’ex-chercheur allemand Harald zur Hausen, qui identifia le Papilloma virus (VPH), responsable du cancer du col de l’utérus.

La découverte du VIH par les deux chercheurs français remonte à 1983. S’ensuivirent dix années de polémique avec le professeur américain Robert Gallo, qui s’attribua frauduleusement la paternité de la découverte.

Photo de Françoise Barré-Sinoussi

Françoise Barré-Sinoussi, 61 ans, belle Nobel… © L. Dolega/Scanpix

Aujourd’hui âgés respectivement de 61 ans et 76 ans, Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier travaillaient tous les deux à l’Institut Pasteur lorsqu’ils découvrirent le VIH. Pour en savoir plus sur l’attribution du prix Nobel de médecine 2008 et ce qu’apporta la découverte des deux virologues français, lire lire ce communiqué de presse en anglais.

On recensait encore 33 millions de séropositifs en 2007 à travers le monde.

<Update> : Dès le 7 octobre 2008, Le Monde a mis en ligne une interview vidéo de Luc Montagnier. Le chercheur français est pessimiste quant à une éventuelle mise au point d’un vaccin préventif.</Update>

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Libération, Agence France-Presse et La Presse canadienne du 6 octobre 2008)

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(Blogmensgo, 3 octobre 2008) En Chine, les contaminations au VIH par des rapports homosexuels sont passées de 0,4 % en 2005 à 3,3 % en 2007, tandis que la contamination par relations hétérosexuelles passait de 11 % à 38 % des cas sur la même période. Tels sont deux faits saillants d’une étude dirigée par Linqi Zhang (Centre de recherche sur le sida de l’Académie chinoise des sciences médicales de Pékin), publiée le 2 octobre 2008 par la revue Nature (résumé gratuit, étude complète payante).

Affiche d'un campagne antisida en Chine

N'attrapez pas le sida, sinon on vous emprisonne dans les statistiques ! © 2006, Chine-informations.com.

Le quotidien français Le Monde évoque les principales raisons incitant à douter de la véracité des chiffres et faisant craindre une très notable sous-évaluation de la pandémie dans l’empire du Milieu. Voici, à mon avis, une supplémentaire : rares sont les Chinois qui osent avouer leur homosexualité ; on peut présumer que la cause d’une contamination consécutive à un rapport homosexuel sera volontiers maquillée, par le déclarant, en quelque chose de moins discriminant d’un point de vue social.

Philca / MensGo
(via Le Monde du 2 octobre 2008)

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(Blogmensgo, 25 août 2008) Le piercing buccal n’est pas un acte anodin ! s’alarme la Fédération française d’orthodontie. Les complications, souvent bénignes et parfois gravissimes, peuvent se manifester pendant la séance de perçage, à moyen terme ou à long terme. À tel point que l’Académie française de médecine n’hésitait pas à parler, dans un communiqué du 11 décembre 2007 (format DOC) publié le 2 avril 2008 (format HTML), d’une véritable « mise en danger de l’individu ».

Photo de piercing buccal

Le piercing buccal nécessite une opération à part entière, aussi bénigne soit-elle. ©Rodrigo Galindez.

On trouvera ci-dessous un bref rappel des principales complications potentielles liées au piercing buccal. Pour un tour d’horizon plus complet sur le piercing buccal et péribuccal, on consultera avec profit une synthèse en français, un peu datée mais excellente, mise en ligne par le Journal of Contemporary Dental Practice.

Complications immédiates
Elles ne durent pas plus de quelques jours. Ce sont, en général, des chocs opératoires ou postopératoires sans gravité : petites hémorragies, légères inflammations et douleurs pendant la mastication et la déglutition.

Plus grave : des allergies dues au frottement et des déchirures lorsque le « bijou » se détache par accident ont déjà été constatées.

Complications à moyen terme
Il s’agit là des infections bactériennes ou virales. Proscrire toute officine douteuse, tant les conséquences (hépatite virale, VIH, tétanos, etc.) peuvent être dramatiques si le praticien utilise du matériel mal stérilisé et s’il ne respecte pas les règles minimales d’hygiène liées à une telle opération – car le piercing est bel et bien une opération, aussi anodine soit-elle !

Une opération de piercing est susceptible d’introduire des germes de toute nature dans le sang. Les infections streptococciques, par exemple, peuvent occasionner des endocardites gravissimes.

Photo de Michal Kwiatkowski

Michal Kwiatkowski a la langue bien fendue. © Franck_Laguilliez.

Complications à long terme
Le piercing buccal est susceptible d’user les dents par frottement, voire de les casser. Il entraîne parfois une récession gingivale, surtout en cas de prédisposition anatomique, ainsi que des troubles de la mastication et des dysfonctionnements du sommeil. La lésion accidentelle d’un nerf peut engendrer une perte durable du goût et de la motricité linguale. Il n’est pas rare que le patient ayant subi un piercing buccal peine à déglutir ou que son élocution soit altérée lorsqu’il porte son bijou. On parle alors de dyspraxie linguale, dont l’un des effets secondaires est la fameuse « voix pâteuse » en toute circonstance et même « à jeun ». Et c’est ainsi que l’on vit apparaître, en 2003, un candidat à la Star Ac’ prénommé Michal, qui réussit à se faire un nom (Michal Kwiatkowski) malgré ce handicap bien gênant pour un chanteur…

Philca / MensGo
(via Destination santé du 21 août 2008)

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Photo d'une infirmière

En Californie, le commerce passe avant la religion. Tant mieux pour les patients homosexuels ! © OMS / P. Virot.

(Blogmensgo, 22 août 2008) « La Constitution autorise-t-elle un médecin à refuser, pour motifs religieux, de pratiquer des actes médicaux sur un patient en raison de l’orientation sexuelle du patient ? » Non, a répondu la Cour suprême californienne, à l’unanimité des juges, dans un arrêt du 18 août 2008 : on ne peut pas refuser de soigner des patients homosexuels sous couvert de prétextes religieux.

« Certaines obligations de non-discrimination » s’imposent à tous les établissements commerciaux, y compris aux établissements de soins, précisent les sages de Californie (attendus en anglais au format DOC et au format PDF). En plaçant ainsi le commerce au-dessus de la religion, la Cour suprême a donné raison à une lesbienne de 36 ans, Guadalupe Benitez, qui s’était vu refuser une insémination artificielle en 1999 par le North Coast Women’s Care Medical Group, clinique chrétienne intégriste que lui imposait sa mutuelle d’assurance.

Les deux médecins de cet établissement avaient délivré un traitement pour la fertilité à leur patiente, mais ils lui avaient refusé une insémination artificielle en avançant des prétextes religieux. La patiente avait alors porté l’affaire en justice, gagné en première instance et perdu en appel.

Philca / MensGo
(via La Presse canadienne et Yahoo.fr du 18 août 2008)

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Logo de Dialogai

Si vous êtes homophile, dites 33. Si vous êtes homophobe, dites 22. ©2008 Dialogai.

(Blogmensgo, 22 août 2008) Les médecins ou thérapeutes de Suisse et ceux des zones françaises limitrophes ayant un profil gay-friendly et lesbian-friendly sont invités à se faire connaître ! Il ne s’agit pas là d’un canular, mais d’une information très sérieuse.

L’association homosexuelle suisse Dialogai procède en effet à la réactualisation de son annuaire des praticiens respectueux de l’orientation sexuelle de leurs patients. On trouvera les coordonnées de Dialogai ici et .

Philca / MensGo
(via Dialogai, 20 août 2008)

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Photo

Demain, je me fais opérer-rembourser le devant ! © Kathi Kremser (CSD 2007 à Berlin).

(Blogmensgo, 21 août 2008) Le ministre brésilien de la santé, José Temporao, a signé un décret stipulant une prise en charge à 100 % par le système public de santé des opérations de changement de sexe réalisées dans les hôpitaux publics.

Le décret du 19 août 2008 fait suite à une décision de justice imposant le financement de telles opérations par la Sécu. Au Brésil ces opérations étaient légales depuis 1997, mais seulement dans le cadre du système de santé privé. Quelque 250 opérations de ce genre y ont été réalisées, entre 2000 et 2007, sur prescription médicale confirmée par un suivi médicopsychique.

Plusieurs pays, par exemple la France, la Belgique et la Suisse, financent à 100 % la prise en charge chirurgicale et psychiatrique de telles opérations. D’autres pays, à l’image de la Thaïlande, se sont spécialisés dans les opérations de changement de sexe à bas coûts.

Philca / MensGo
(via Yahoo.fr, Romandie News et 20 Minutes.ch du 19 août, Espace généraliste du 21 août 2008)

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Photo d'Anbumani Ramadoss

Au nom de la santé, Anbumani Ramadoss veut dépénaliser l'homosexualité en Inde. ©http://mohfw.nic.in

(Blogmensgo, 19 août 2008) Anbumani Ramadoss (photo), ministre fédéral de la Santé, s’est dit très favorable à une dépénalisation de l’homosexualité en Inde. Le ministre s’exprimait ainsi, le 7 août 2008, lors de la conférence internationale sur le sida, à Mexico. S’il n’est pas encore très consensuel dans son pays, le discours du ministre atteste que les mentalités indiennes commencent à changer.

Anbumani Ramadoss veut notamment faire abroger la section n° 377 du code pénal, qui proscrit les relations sexuelles entre hommes. Or, la National AIDS Control Organisation (Naco) estime que parmi les 2,5 millions d’hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, on dénombre 15 % de sidéens et 100 000 personnes présentant un risque élevé de contamination par le VIH.

Autrement dit, la dépénalisation de l’homosexualité aurait un effet prophylactique non négligeable, selon le ministre.

Ce revirement ministériel intervient alors que les défilés homosexuels connaissent une affluence croissante, à l’image des 1 500 personnes dans les rues de Bombay (Mumbai) le 16 août et du succès de la « Queer Pride » de Delhi, Calcutta (Kolkata) et Bangalore, fin juin 2008.

Pendant ce temps, la presse indienne n’hésite plus à se faire l’écho des revendications de la communauté LGBT, comme l’atteste cette revue de presse spécialisée. Une Nigah QueerFest, avec festival de cinéma, conférences et grande fête nocturne, était même annoncée à Delhi pour la période du 8 au 17 août 2008. Soit autant d’éléments susceptibles d’augmenter la visibilité de la communauté en Inde.

Philca / MensGo
(via The Times of India du 9 août 2008)

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Photo de manifestants

(Blogmensgo, 7 août 2008) Si les pharmacies disposent maintenant d’une trentaine d’antirétroviraux, l’espoir de découvrir prochainement un vaccin préventif contre le sida s’amenuise. En revanche, malgré l’ostensible absence du gouvernement français, la diffusion des traitements commence à se démocratiser dans le monde entier. Tels sont les premiers constats de la conférence internationale sur le sida qui se tient actuellement à Mexico.

La Banque mondiale, le programme d’urgence américain contre le sida (Pepfar) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose sont convenus qu’il fallait à la fois intensifier la diffusion des traitements, afin de répondre à la demande des pays bénéficiaires, et en systématiser la gratuité. La Banque mondiale refusait auparavant d’adopter ce genre de discours.

Photo de manifestants

L'accès aux antirétroviraux est un droit universel ! ©2008 Universal AIDS Action NOW

Les grands organismes mondiaux de lutte contre la pandémie sont conscients qu’il faut augmenter les budgets tous azimuts pour combattre le VIH : ceux des organisations internationales spécialisées, ceux des États et ceux des ONG. Car si les traitements circulent mieux, les États disposent rarement en quantité suffisante d’un personnel qualifié, et ce sont alors les ONG qui doivent compenser les carences des finances publiques. C’est justement le paradoxe : il est parfois plus facile de trouver des antirétroviraux que de dénicher un praticien capable de les prescrire ou de les administrer.

Tous ont constaté que la période était plus propice à la diffusion des traitements : les médicaments sont plus nombreux, moins chers et plus efficaces qu’auparavant.

En revanche, la chaise vide du gouvernement français aura choqué plus d’un commentateur [1], [2], [3], [4]. En vidant sa chaise, le gouvernement français semble aussi vider une partie de sa caisse. Ainsi le ministère français des Affaires étrangères a-t-il décidé de ne plus octroyer 1 million d’euros par an à l’Agence française de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS), mais seulement 600 000 euros. Ce n’est certes qu’une source minime du financement de cette agence (lire son dossier d’information en PDF), mais la chronologie de cette restriction budgétaire apparaît porteuse de sens.

Philca / MensGo
(via Le Monde et Libération du 5 août, Romandie News et The Journal of the American Medical Association du 6 août et Libération du 7 août 2008)

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Photo d'un infirmier

Le Dr Igor Vasyutenok, juste avant l'injection. ©2008 Nikolai Titov (Biélorussie)

(Blogmensgo, 7 août 2008) Dans un article du 6 août 2008, The Journal of the American Medical Association (Jama) se penche sur la prévalence et les conséquences du VIH aux États-Unis, à partir de données récoltées dans 22 États.

Cette étude – la première de ce type – fait apparaître que 56 300 nouveaux cas se sont déclarés aux États-Unis en 2006. Parmi eux, 53 % concernent des hommes ayant des rapports homosexuels et 45 % affectent des personnes noires.

Philca / MensGo
(via The Journal of the American Medical Association du 6 août 2008)

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Ouverture de la conférence mondiale sur le sida

Séance d'ouverture de la conférence mondiale sur le sida, à Mexico. © International AIDS Society / Mondaphoto.

(Blogmensgo, 4 août 2008) La conférence mondiale sur le sida se tient cette année à Mexico, du 3 au 8 août. Cette dix-septième édition est aussi la première à se dérouler dans la très homophobe Amérique latine.

Quelque 22 000 personnes (chercheurs, responsables politiques, humanitaires et associatifs, plus 2 500 séropositifs ou sidéens) participent d’une manière ou d’une autre à la conférence. Ban Ki-moon veut que « le sida reste une priorité pour les Nations unies » ; mais « les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines décennies », a reconnu le secrétaire général des Nations unies.

Photo de ban Ki-moon

« Les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines décennies » (Ban Ki-moon). © 2008, International AIDS Society / Mondaphoto.

Plusieurs délégations brillent par leur quasi-absence, à l’image de la délégation française où ne figure aucun membre du gouvernement – soi-disant pour cause d’agenda surchargé… en plein mois d’août.

À Mexico, les sujets de discussion ne manquent pas : la prévention de la pandémie et sa féminisation, la mise au point d’un vaccin, la diffusion des médicaments – et en particulier des trithérapies – dans les pays à faibles revenus, la discrimination à l’encontre des 33 millions de séropositifs. On rappellera que la Chine, pays des droits de l’homme, interdit son territoire à tout séropositif, même pendant les Jeux de la honte olympiques d’août 2008…

Concernant les statistiques mondiales sur le sida, lire aussi notre article du 30 juillet. Et pour en savoir plus sur la prévention et les trithérapies, lire notre article du 29 juillet.

On peut également télécharger, au format PDF, Global Voice – La Voz Global, journal officiel de la conférence, bilingue anglais-espagnol (livraison des 2-3 août).

Philca / MensGo
(via Romandie News, Xinhua et Agence France-Presse du 4 août 2008)

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Deux hommes ensemble

En Argentine aussi, on se mobilise. ©Onusida/TangoPhoto/P.Carrera

(Blogmensgo, 30 juillet 2008) Le Rapport sur l’épidémie mondiale de sida, publié le 29 juillet 2008 par l’Onusida, montre de réelles avancées dans la prévention et les thérapies, mais sans baisse significative du nombre de personnes contaminées. Les deux tiers des séropositifs (67 %) vivent en Afrique.

Quelque 2 millions de personnes sont mortes du sida en 2007. Cette maladie est la première cause de mortalité en Afrique, où les femmes représentent 60 % des personnes infectées au VIH.

Le rapport biennal de l’Onusida dénombre environ 33 millions de séropositifs en 2007, dont près de 2,7 millions de nouvelles infections cette année-là contre 3 millions de contaminations en 2001. Des progrès sensibles ont été enregistrés, à l’échelle de la planète, dans les domaines de la prévention (notamment celle de l’enfant à naître), de la sensibilisation et des traitements par antirétroviraux. En revanche, de nombreux pays voient le nombre de nouvelles infections augmenter, par exemple la Chine, l’Indonésie, le Kenya, le Mozambique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Russie, l’Ukraine et le Vietnam.

Pour en savoir plus, on consultera le rapport biennal du 29 juillet 2008, disponible aussi dans un format théoriquement adapté à la lecture en ligne ou encore téléchargeable en fichier zip.

On peut également, cette fois-ci au format PDF, en télécharger un « résumé d’orientation » ou bien télécharger le rapport chapitre par chapitre.

Philca / MensGo
(via Onusida du 29 juillet 2008)

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