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(Blogmensgo, 27 novembre 2008) La Papouasie, province la plus pauvre d’Indonésie, envisage d’identifier les séropositifs « sexuellement agressifs » en leur implantant sous la peau des puces électroniques émettant des radiofréquences, exactement comme pour le bétail. Cette mesure vise officiellement à lutter contre la propagation du VIH.
 Et si l'on commençait par responsabiliser les députés papous ? © Worldaidscampaign.org/fr.
L’assemblée provinciale de Papouasie a l’intention de promulguer une telle loi dès le mois de décembre 2008. Le texte imposerait en outre des peines pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars d’amende et six mois de prison à toute personne qui contamine volontairement autrui.
En Papouasie, la prévalence du VIH atteint 61 cas pour 100 000 personnes, soit quinze fois plus que dans le reste d’un pays où l’on recense 290 000 cas de séropositivité.
Commentaire : Les députés papous ont-ils réfléchi au coût d’une telle mesure ? Ont-ils songé qu’il serait beaucoup plus productif – et intelligent – d’investir de l’argent dans des opérations d’information et de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles plutôt que de jouer les Daktari de pacotille ? Le Parlement de Papouasie chercherait-il à concurrencer le Parlement de Bahreïn dans la conquête du Graal homophobe ?
Philca / MensGo
(via toute la presse du 24 novembre 2008, dont Métro Montréal)
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 Burundi, le pays aux 90 % de députés homophobes. © DR.
(Blogmensgo, 24 novembre 2008) Alors que l’homosexualité n’était pas réprimée par la loi, les députés du Burundi ont adopté, le 22 novembre 2008, un nouveau code pénal qui fait de l’homosexualité un délit. Les 620 articles du nouveau code pénal n’entreront toutefois en vigueur que si le Sénat en ratifie le texte (examen cette semaine) et si le président Pierre Nkurunziza en signe le décret de promulgation.
« Quiconque entretient des relations sexuelles avec une personne de même sexe est passible d’une peine de trois mois à deux ans de prison et d’une amende de cinquante à cent mille francs [de 34 à 67 euros] ou d’une de ces deux peines seulement. » Le nouveau code pénal, sous prétexte qu’il abolit la peine de mort, est qualifié de courageux par les 90 députés qui l’ont adopté, face à 10 abstentions et aucun vote contre.
Deux voix burundaises ont publiquement condamné la criminalisation de l’homosexualité par l’Assemblée nationale. La députée Catherine Mabobori a eu ce courage, dans une région où l’homosexualité n’a pas bonne presse. Georges Kanuma et l’Association pour le respect des droits des homosexuels (Ardho), qu’il préside, sont eux aussi atterrés par un nouveau code pénal aux conséquences meurtrières. « Comment allons-nous lutter contre le sida dans notre communauté et dans notre pays avec une telle loi puisque désormais les homosexuels vont se cacher ? » se lamente le responsable de l’Ardho.
Le VIH et le sida constituent un enjeu épidémiologique majeur au Burundi, d’autant plus que la prévention n’a commencé que fort tard, dans ce pays, au sein de la population gay. La prévalence y est d’ailleurs en augmentation depuis quelque temps, comme l’explique cet article passionnant du réseau Irin (à lire de toute urgence, c’est effarant). Même le ministre burundais de la Santé publique reconnaît l’ampleur des moyens nécessaires pour juguler la pandémie. Le Burundi compte environ 220 000 personnes contaminées et seul un cinquième des 50 000 personnes contaminées bénéficie d’antirétroviraux (info citée par @rib New du 28 octobre 2008).
D’après l’opposant burundais Gratien Rukindikiza, qui n’a pas de mots assez durs contre le texte voté par les députés, l’introduction de dispositions pénales à l’encontre des homosexuels est dictée par des motifs religieux.
Et pour terminer sur une note plus légère, voici deux petites observations. Je m’en aperçois seulement aujourd’hui : c’est fou ce que le drapeau burundais ressemble à une… tête de mort. Et puis c’est quand même marrant qu’une loi homophobe puisse être promulguée dans un pays comme le Burundi, dont le code-pays Internet est : .bi !
Philca / MensGo
(via AFP, 22 novembre 2008)
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(Blogmensgo, 6 novembre 2008) La Proposition n° 8 a fait coup double : elle interdit désormais tout mariage homosexuel en Californie (plus de 52 % des suffrages favorables à l’interdiction) et en cela elle revient sur l’avantage acquis d’un mariage gay qui était devenu légal en mai 2008. Il s’agit là d’une première aux États-Unis, puisque les autres référendums du même genre (Arizona et Floride cette année) ont refusé d’introduire un mariage gay qui n’existe pas dans leur droit local.
 La paroisse épiscopalienne de Los Angeles milite pour les droits LGBT et son évêque, Jon Bruno, n'hésite pas à dénoncer la Bible. © Ladiocese.org.
Premier paradoxe : le quasi-vide juridique où se trouvent les 18 000 couples homosexuels qui se sont mariés en Californie depuis la mi-juin 2008. Les mariés seront-ils transformés, du jour au lendemain, en célibataires ? Le ministre californien de la Justice, Jerry Brown, pense que les mariés homosexuels conserveront leur certificat de mariage, sans toutefois exclure des procédures judiciaires visant à les en déposséder.
Bizarrement, on recensait encore des demandes de mariage homosexuel au lendemain du référendum.
Deuxième paradoxe : ce sont les Noirs et les Latino-Américains, populations le plus favorables à Barack Obama, qui ont fait basculer le scrutin en faveur de la Proposition n° 8. Les Afro-Américains ont voté à 70 % contre le mariage gay, de même qu’une majorité de la population hispanique. La véhémence de leur vote a même déjoué les pronostics des sondeurs, qui tablaient sur une défaite de la Proposition n° 8 dans la région de Los Angeles alors qu’elle l’y a emporté d’une courte tête.
Cette attitude est d’autant plus étonnante qu’il y a un siècle et demi, les esclaves noirs n’avaient même pas le droit de se marier entre eux. D’autant plus étonnante aussi que Barack Obama s’était lui-même – quoique très discrètement – rallié au combat contre la Proposition n° 8.
Le résultat du scrutin fait apparaître une pyramide des âges où quelque 60 % des moins de 30 ans souhaitaient la défaite de la Proposition n° 8, tandis que la même proportion des plus de 65 ans y était favorable.
Troisième paradoxe : alors qu’il est presque impossible de contrer un vote référendaire sauf en organisant un contre-référendum, trois procédures judiciaires sont en préparation qui visent toutes à faire enterrer la Proposition n° 8.
C’est ainsi qu’un collectif de trois organisations dont l’American Civil Liberties Union va porter l’affaire devant la Cour suprême, estimant qu’un scrutin ne peut pas servir à amputer les droits des uns par rapport à ceux des autres. Les municipalités de Los Angeles et San Francisco vont elles aussi s’adresser à la Cour suprême, arguant que la Proposition n° 8 bride les droits constitutionnels des gays. On parlera de la troisième procédure à la fin de cet article.
Quatrième paradoxe : l’un des plus farouches partisans du mariage gay est un… évêque épiscopalien ! Il s’agit de Joseph Jon Bruno (fiche Wikipédia), évêque de Los Angeles, qui prévenait ses ouailles juste avant le scrutin que « les droits constitutionnels des lesbiennes et des gays sont iniquement visés par cette mesure » référendaire. Et d’enfoncer le clou en rappelant que « la Bible fut jadis utilisée pour justifier l’esclavage, entre autres formes d’oppression ». Il est vrai que son diocèse est très en pointe en matière de militantisme pro-LGBT.
Les évêques de San Diego, Californie du Nord et San Joaquin faisaient également campagne contre la Proposition n° 8.
Cinquième paradoxe : avec la Proposition n° 8, la Constitution californienne s’aligne sur celles des 29 États (Arizona et Floride inclus) où seul un couple hétérosexuel peut contracter mariage, alors même que la Californie a souvent été en pointe dans le combat pour les droits civiques.
Bref, on peut rester optimiste à condition d’être patient. Souvenons-nous qu’en 2000, les Californiens s’étaient déjà prononcés en faveur d’une mesure similaire à la Proposition n° 8. Il s’agissait, à l’époque, de la Proposition n° 22 – qui n’a pas réussi à s’inscrire dans la durée. L’histoire va-t-elle se répéter ? Toujours est-il qu’une procédure judiciaire est engagée contre la Proposition n° 8 par le même couple, Robin Tyler et Diane Olson, qui avait autrefois ferraillé contre la Proposition n° 8.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 5 novembre et du 6 novembre 2008, dont MercuryNews, Philly.com, Religious Intelligence, The BG News, The Daily Breeze et Examiner.com)
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 Roumanie : la preuve par le sondage. © Romaniatravel.com.
(Blogmensgo, 9 septembre 2008) Un sondage réalisé en juillet 2008 par Gallup Roumanie pour le compte du Conseil roumain contre la discrimination (CNCD) montre à quel point les Roumains sont globalement homophobes… malgré les apparences.
Dans ce pays, 95 % des sondés estiment que la foi en Dieu est importante ou très importante, 87 % en font de même pour la tolérance et 74 % pour « le respect de la culture et les traditions des autres peuples ». Résultat, 74 % des sondés n’aimeraient pas avoir des homosexuels parmi leurs amis proches et 57 % ne veulent pas de collègues homosexuels ; les opinions les plus conciliantes à l’égard des gays et des lesbiennes se recrutent surtout parmi la population jeune (moins de 35 ans) et urbaine, tandis que 85 % à 95 % des personnes âgées (plus de 65 ans) apparaissent homophobes. Si le sexe n’est pas un critère de réponse déterminant, le niveau d’études joue un rôle considérable : ceux qui n’ont pas fait d’études secondaires présentent un « niveau d’homophobie » trois fois supérieur à celui des personnes ayant fréquenté l’enseignement supérieur.
Plus grave encore : 29 % des répondants estiment que les homosexuels sont porteurs du VIH, ce qui explique en partie la discrimination à leur égard.
Et encore plus grave. « Considérez-vous que les relations homosexuelles sont une bonne chose ou une mauvaise chose ? » À cette question gentiment traduite par Google, 68 % des personnes interrogées (67 % des femmes et 70 % des hommes) estiment que c’est « une mauvaise chose », contre 1 % qui pense que c’est « une bonne chose ». À noter que ce n’est « ni bon ni mauvais » selon 19 % des sondés, tandis que 12 % d’entre eux ne se prononcent pas. Les quatre cinquièmes des plus de 65 ans affichent une réponse homophobe, contre « seulement » 56 % dans la tranche des 25-34 ans (pour simplifier la tâche des autres blogueurs, on leur signale qu’il s’agit du graphique n° 52 de ce sondage en roumain téléchargeable au format PDF). L’intolérance est beaucoup plus forte en milieu rural (76 %) qu’en milieu urbain (62 %).
Faut-il prendre des sanctions contre les homosexuels ? Oui, affirment 36 % des Roumains interrogés. Non, estiment 42 % des sondés. Et parmi les sanctions, « la privation de certains droits » (55 %) devance largement « les amendes » (42 %) et « la prison » (28 %). Et dans quel cas punir ? Si une personne de même sexe vous faire des avances (89 %), si l’homosexualité est le fait d’un membre de ma famille (84 %), du professeur d’un de mes enfants (75 %) ou de mon médecin de famille (69 %), ou encore lorsque deux hommes se tiennent la main dans la rue (64 %).
Une large majorité de la population pense que l’on ne devrait pas interdire aux homosexuels de fréquenter les transports en commun ou d’apparaître à la télévision. En revanche, 64 % sont hostiles au mariage homosexuel, 68 % souhaitent que les homosexuels ne soient pas en contact avec les enfants et 56 % leur dénient le droit d’organiser des événements publics.
Il faudrait, selon la majorité des répondants, réserver un traitement à part aux personnes infectées par le VIH sur le lieu de travail (54 %), à l’école (43 %) et dans les lieux publics (39 %). Une majorité écrasante se prononce en faveur de leur prise en charge intégrale par l’État (92 %) et d’une obligation de déclarer sa maladie (86 %).
Le sondage atteste un niveau d’intolérance tout aussi affligeant à l’égard des Roms. On n’ose imaginer ce que les Roumains penseraient d’un Rom homosexuel sidéen…
D’où le théorème suivant :
1 Roumain + 1 Roumain = 2 homophobes
Vu les statistiques ci-dessus, on édulcorera ainsi la formule, que l’immodestie nous incite à intituler « théorème de Philca » :
1 Roumain + 1 Roumain + 1 Roumain = 2 homophobes
Des vacances en Roumanie ? Si l’on vous pose la question, vous saurez maintenant quoi répondre.
Philca / MensGo
(via Canoë et 24 Heures du 8 septembre 2008)
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(Blogmensgo, 1er septembre 2008) Un tribunal de Dakar (Sénégal) a condamné, le 21 août 2008, deux sexagénaires à deux ans de prison ferme pour « mariage homosexuel et actes contre nature ». Les deux prévenus nient toute relation homosexuelle. Ils affirment que leur mariage gay, contracté en Belgique avant leur retour au Sénégal, était un subterfuge trouvé par le Belge Richard Lambot pour faire obtenir un titre de séjour en Belgique au Sénégalais Moustapha Guèye.
Homosexuels ou pas, les deux hommes payent par leur liberté un tribut à la vague d’homophobie qui sévit au Sénégal depuis février dernier. Ce mois-là, un quotidien populaire avait consacré un dossier à un mariage gay clandestin, incitant la population à se déchaîner contre des boucs émissaires tout désignés. Il s’est ensuivi une chasse à l’homosexuel et d’innombrables violences exercées à l’encontre de la population gay sénégalaise.
 Le président sénégalais Abdoulaye Wade : le sort des homosexuels, il s'en lave les mains. © Service photo de l'Élysée / D. Noizet.
Les conséquences sanitaires ont été particulièrement dramatiques, obligeant de nombreux homosexuels sidéens à interrompre leur traitement médical ou à s’exiler temporairement. Sur ce sujet, lire l’excellent reportage du réseau onusien Irin.
À Dubaï, la justice a condamné, en appel comme en première instance, deux étrangères à une expulsion précédée d’un mois de prison pour s’être embrassées sur une plage publique en avril 2008. La Bulgare de 36 ans et la Libanaise de 30 ans se sont « embrassées, câlinées et adonnées à des actes indécents », selon l’acte d’accusation.
Comme les deux sexagénaires au Sénégal, les deux trentenaires ont plaidé non coupable dans l’émirat. On pourrait affirmer que les deux affaires sont quasi similaires et qu’elles dénotent une homophobie au quotidien qui ne dit pas son nom.
Ces deux affaires sont pourtant beaucoup plus dissemblables qu’elles n’en ont l’air, malgré le double point commun de l’homophobie et de la religion.
Dubaï est un émirat officiellement musulman. Le Sénégal, où près de 95 % de la population est musulmane, demeure un État laïc. Sous couvert de religion, Dubaï proscrit l’homosexualité et l’assimile plus ou moins à la prostitution. Si l’homosexualité est théoriquement passible de sanctions pénales au Sénégal, les poursuites effectives y sont assez rares et les homosexuels, d’une manière générale, ne sont pas inquiétés tant qu’ils restent discrets. La récente condamnation d’un Sénégalais et d’un Belge par la justice sénégalaise visait moins à réprimer l’homosexualité qu’à sanctionner un mariage gay. Et la différence n’est pas que de pure forme.
Quant au vent d’homophobie qui souffle depuis quelques mois au Sénégal jusqu’à y entraîner des quasi-pogroms et une psychose parmi la population homosexuelle, on peut affirmer que ce vent n’est pas soufflé par le président Abdoulaye Wade ni par son gouvernement. Wade préfère adopter une posture de Ponce Pilate – d’où une impunité de fait dont profitent certains excités. Malgré les apparences, cette homophobie n’est pas non plus dictée d’une manière prédominante par des considérations religieuses. L’islam du Sénégal est beaucoup plus tolérant que celui de Dubaï, même si certains extrémistes tentent de le radicaliser.
Hasardons l’hypothèse que l’homophobie à la sénégalaise est sociétale : elle trouve son origine dans la pauvreté et dans ses deux corollaires, le manque d’information et le besoin de trouver des boucs émissaires. Le meilleur moyen d’y mettre un terme, pensons-nous, serait de contribuer à l’enrichissement du Sénégal plutôt que de boycotter cette destination.
Au contraire, l’homophobie est d’essence politico-religieuse dans le richissime émirat de Dubaï, qui souhaite devenir encore plus riche en s’ouvrant au tourisme. Grand bien lui fasse – mais ce sera sans nous.
Philca / MensGo
(Sénégal via Irin du 25 août et Le Figaro du 25 août, Dubaï via TF1 du 31 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, associations, livres, société, tags: ailleurs, associations, coming out, homophobie, livres, religion, société
 Nguyen Van Dung : ma vie, ma bataille. © Tin247.com.
(Blogmensgo, 29 août 2008) Nguyen Van Dung, 41 ans, n’est pas un militant LGBT vietnamien comme les autres. Pour faire avancer les idées qu’il défend, il n’a pas hésité à raconter sa vie et ses galères d’homosexuel dans une biographie dont la notoriété est inversement proportionnelle au tirage minuscule.
Bong, on l’appelle bong. Ce mot désigne les homosexuels en argot vietnamien. C’est aussi le titre d’un livre-témoignage de 350 pages que notre héros militant a fait rédiger par deux journalistes, Hoang Nguyen et Doan Trang, qui l’ont interviewé pendant des centaines d’heures. Le livre ne laisse dans l’ombre presque aucuns détails, fussent-ils d’ordre sexuel. Mais il s’agit surtout d’un livre de société, que le personnage central a publié afin de faire bouger les choses dans son pays.
Au Vietnam, l’homosexualité est un sujet quasi tabou et rares sont les Vietnamiens qui osent révéler leur homosexualité. Même au sein de leur famille. Nguyen Van Dung passait d’ailleurs, jusqu’à récemment, pour un bourreau des cœurs… féminins ! La pression sociale et la norme confucéenne sont telles que si c’était à refaire, Nguyen Van Dung préférerait être hétérosexuel – donc considéré, au Vietnam, comme un homme à part entière.
 Tirage à 2 000 exemplaires, notoriété mondiale. © Baodatviet.vn.
Nguyen Van Dung a créé, en 2007, une association LGBT à Hanoï, où il réside. L’association Thong Xanh (Pin vert) aide les gays et les lesbiennes à trouver leur place – et, le cas échéant, à obtenir des soins médicaux – au sein de la société vietnamienne.
L’expérience de Nguyen Van Dung pourrait faire tache d’huile, puisque l’on annonce déjà la parution d’un autre livre ayant pour thème principal l’homosexualité. Il émanera cette fois-ci de Pham Thanh Trung, qui fut violé lorsqu’il était adolescent.
Philca / MensGo
(via BusinessWorld Weekender des 15 et 16 août, L’Orient le Jour et E-llico du 19 août, Agence vietnamienne de presse du 23 août et Vietnamnet Bridge du 24 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, religion, tags: ailleurs, homoparentalité, homophobie, mariage gay, people, politique, religion, société
(Blogmensgo, 18 août 2008) Les deux principaux candidats à l’élection présidentielle américaine de novembre 2008, John McCain et Barack Obama, ont confronté leurs programmes à l’occasion d’un débat TV en direct, le 16 août 2008.
 Barack Obama : Oui, mais… ©Barackobama.com
 John McCain : Non, non et non ! ©Johnmccain.com
Les deux adversaires étaient interrogés séparément par le pasteur Rick Warren. Leurs échanges indirects ont porté sur de nombreux sujets. On n’évoquera ci-dessous que ce qui concerne directement la communauté homosexuelle.
Le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain sont tous les deux hostiles au mariage gay.
Chez McCain, 71 ans, c’est quasi viscéral : pas question d’autoriser le mariage homosexuel, ni même d’accepter une quelconque union civile entre deux personnes du même sexe.
Si Obama se déclare favorable aux unions civiles des couples homosexuels et se refuse à interdire le mariage gay par un amendement constitutionnel, il n’en considère pas moins que seuls un homme et une femme peuvent se marier ensemble. Autrement dit, Barack Obama est hostile au mariage homosexuel.
[On rappellera que le candidat démocrate est hostile à toute discrimination à caractère sexuel, y compris au sein de l’armée. Malgré son opposition au mariage gay, Barack Obama est favorable à l’homoparentalité.]
Les deux candidats exprimaient ainsi leurs opinions à la fois devant un parterre de spectateurs évangélistes et devant des millions de téléspectateurs. Reste à savoir dans quelle mesure leurs arguments, exprimés dans ce contexte « religieux », feront partie intégrante de leur activité présidentielle.
Aux États-Unis, 96 % de la population se dit croyante et 70 % se déclare plus ou moins pratiquante. Le patrimoine des congrégations religieuses américaines dépasse les 100 milliards de dollars.
Philca / MensGo
(via About.com [sans date], Le Monde, Continental News et Le Figaro du 17 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, société, Événements, tags: ailleurs, associations, événements / manifs, Gay Pride, people, politique, religion, société
 Affiche officielle de la Gay Pride 2008 à Amsterdam, © ProGay
(Blogmensgo, 1er août 2008) Ronald Plasterk (photo, fiche Wikipédia), ministre néerlandais de l’Éducation, de la Culture et des Sciences, a affrété un bateau afin d’y faire défiler le gouvernement, le 2 août 2008, à l’occasion de la Gay Pride d’Amsterdam.
C’est la première fois que le gouvernement participe à une telle manifestation. Plusieurs de ses membres, dont le ministre de la Culture (également coordonnateur de la politique gay du gouvernement) et la ministre de l’Intérieur vont donc y défiler. Dans l’un des 80 bateaux inscrits, puisque la manifestation emprunte les canaux d’Amsterdam.
 Ronald Plasterk, le ministre qui (ne se) défile (pas) ! © government.nl
La Gay Pride d’Amsterdam accueillera aussi deux nouveaux inscrits : un bateau de police et un « bateau du christianisme ».
Rien que cela justifie un samedi à Amsterdam. On peut même y séjourner bien au-delà du week-end, tant sont nombreux les événements et activités spécialement organisés à l’occasion de la Gay Pride !
 Défilé de la Gay Pride 2006 à Amsterdam © weareproud.nl
 La Gay Pride d'Amsterdam en 2006, © weareproud.nl
 Défilé de la Gay Pride 2006 à Amsterdam © weareproud.nl
Philca / MensGo
(via communiqué PR Newswire du 1er août 2008)
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(Blogmensgo, 13 juillet 2008) Le blogueur et théologien homosexuel américain Bradley LaShawn Fowler réclame 70 millions de dollars à deux éditeurs de bibles du Michigan, au motif que la Bible considère l’homosexualité comme un péché, que cette discrimination enfreint ses droits constitutionnels et qu’elle lui a causé un grave préjudice moral.
Fowler réclame 60 millions de dollars aux éditions Zondervan et 10 millions à Thomas Nelson Publishing. Fowler en veut particulièrement à la King James Bible de Zondervan parce qu’elle dénature le texte originel en utilisant le mot « homosexuels » dans un passage du Nouveau Testament.
Blogueur spécialiste de la Bible, Bradley LaShawn Fowler a publié un livre (à compte d’auteur) sur son sujet préféré. L’auteur consacre par ailleurs à Barack Obama un blog pour l’instant vierge de tout article.

[Crédit photographique : 365 Reasons to Study the Bible, © Bradley-Almighty (en français, Bradley le Tout-Puissant !). Bible King James pour enfants, © Zondervan.]
Philca / MensGo
(via WordNetDaily du 9 juillet et Blogdei.com du 12 juillet 2008)
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(Blogmensgo, 4 juillet 2008) Doit-on accepter l’ordination de femmes et de prêtres homosexuels ? Telle sera la double question au centre de la conférence épiscopale décennale de l’Église anglicane qui se tiendra à Lambeth, en Angleterre, de la mi-juillet au 4 août 2008.
En attendant, la question déchire l’Église anglicane et plusieurs centaines d’ecclésiastiques, originaires notamment d’Afrique et d’Amérique du Sud, menacent de faire sécession si l’on venait à considérer les femmes ou les homosexuels leurs égaux. Trois cents évêques et archevêques ont d’ailleurs franchi le pas, le 29 juin en Israël, en créant une frange anglicane dissidente refusant d’obéir à Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef suprême des anglicans. Ils ont décidé de boycotter la conférence de Lambeth.
Un vent de sécession souffle sur l’Église anglicane depuis que Barbara Harris est devenue, en 1989, la première femme à obtenir un poste d’évêque. Le 2 novembre 2003, l’ordination comme évêque de l’Église épiscopalienne du New Hampshire d’un homosexuel assumé, Gene Robinson, aura transformé le vent en tornade dans les rangs des prélats ultraconservateurs.

Les opposants à l’ordination des femmes et des homosexuels se fondent sur une interprétation littérale de la Bible. Selon eux, de telles ordinations représentent un « déclin spirituel ». Cette frange ultraconservatrice revendique la moitié des 77 millions de fidèles de l’Église anglicane, dont la trésorerie est vide par manque de pratiquants.
Voici par ailleurs quelques articles récents consacrés, d’une manière directe ou indirecte, aux relations entre l’Église et l’homosexualité. En Suisse, l’Église réformée (protestante) du canton de Vaud est divisée quant à l’ordination de pasteurs homosexuels. En Allemagne, la candidature à un poste d’évêque d’un homosexuel notoire, Horst Gorski, est diversement appréciée [1] [2]. Lire aussi les articles de Lionel Degouy dans MediaPart (texte du 14 mai 2008, remanié le 9 juin)
[Crédit photographique : Rowan Williams ; ses détracteurs accusent l’archevêque de Canterbury de laisser entrer le loup homosexuel dans la bergerie ultraconservatrice (photo 1). Nombre de prélats africains refusent l’ordination de prêtres homosexuels (photos 2). Les deux photos © Archevêché de Canterbury.]
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Monde du 22 juin, La Croix du 26 juin, Le Parisien du 1er juillet et Le Monde du 2 juillet 2008.)
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(Blogmensgo, 16 juin 2008) Peter Cowell et David Lord s’étaient unis religieusement, en mai 2008, dans l’église londonienne de St Bartholomew the Great. L’Église anglicane refuse toutefois de valider l’union entre ces deux prêtres, comme elle refuse de bénir tout mariage homosexuel.

Si le communiqué officiel publié le 14 juin par l’Église anglicane reste mesuré, certains pasteurs anglicans et épiscopaliens n’hésitent pas à utiliser des épithètes moins précautionneuses à l’encontre d’unions homosexuelles qu’ils prétendent être contre-nature.
Le mariage civil homosexuel n’existe pas au Royaume-Uni. Les homosexuels peuvent toutefois y contracter un pacte civil, comme l’avaient fait Peter Cowell et David Lord avant leur union religieuse. Le mariage religieux des deux prêtres ne correspondrait pas aux règles du mariage en vigueur à St Bartholomew (format PDF).
[Crédit photographique : Intérieur de l’église St Bartholomew the Great, à Londres, © http://www.greatstbarts.com/.]
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont La Tribune, La Presse canadienne, La Tribune de Genève du 15 juin et Le Nouvel Observateur du 16 juin 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, associations, société, Événements, tags: ailleurs, associations, événements / manifs, Gay Pride, homophobie, religion, société
(Blogmensgo, 9 juin 2008) À Rome, la Gay Pride a vu défiler des dizaines de milliers de personnes le 7 juin 2008. À Varsovie, ils étaient environ deux mille, soit autant qu’à Athènes. En Italie comme en Pologne, les marcheurs manifestaient pour une meilleure (re)connaissance de leurs spécificités et de leurs droits. La veille, la Gay Pride de Tel-Aviv avait rassemblé dix mille personnes.
La Gay Pride italienne avait une double ambition : réclamer la création, comme en France, d’un pacte civil de solidarité (pacs) et démontrer au maire de Rome, Gianni Alemanno, que la Gay Pride n’est nullement « un acte d’exhibition sexuelle ».
À Tel-Aviv (Israël, photo © Ministère israélien du Tourisme), les 10 000 participants ont défilé malgré l’hostilité des juifs intégristes. Libération en a pris prétexte pour effectuer une « balade branchée » à Tel-Aviv.
La « Parade de l’égalité » de Varsovie avait pour slogan « Vis, aime et sois » (peut-être une allusion au film Va, vis et deviens de Radu Mihaileanu, dont le thème principal est l’acceptation de la différence). La manifestation était étroitement encadrée par les forces de l’ordre, afin d’éviter tout débordement d’éventuels contre-manifestants, dans ce pays où l’homophobie est très répandue.

À Athènes (Grèce), les 2 000 personnes gay et lesbiennes ont défilé alors que le mariage gay suscite la polémique dans tout le pays.
[Update : Lire aussi cet article du Monde daté du 9 juin.]
Plus près du monde francophone, la 6e Marché des fiertés LGBT Lorraine (affiche © www.lorrainegay.com) se tenait aussi le 7 juin, à Metz. Voir la vidéo sur Dailymotion – et baisser d’abord le son !
Plusieurs centaines de personnes ont bravé le mauvais temps de ce week-end pour défiler à Lille. Là, c’est La Voix du Nord qui a ponctué la Gay Pride nordiste par un reportage sur l’homosexualité dans la région de Lille.
Prochaine étape ? À Toulouse, pour la 14e Marche des fiertés LGBT, signale l’association Men in France.
Philca / MensGo
(via MIF, 30 mai ; Edicom.ch, Cyberpresse.ca et Le Figaro du 7 mai ; E-llico.com du 9 juin 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, associations, religion, société, Événements, tags: ailleurs, associations, événements / manifs, Gay Pride, homophobie, politique, religion, société
(Blogmensgo, 2 juin 2008) Des œufs, des insultes et des coups. C’est ce qu’ont reçu les homosexuels russes et étrangers qui manifestaient contre l’homophobie, le 1er juin 2008 à Moscou. Une banderole réclamait « des droits pour les gays et lesbiennes » en Russie, pays où l’homophobie et le racisme sont monnaie courante.
Une contre-manifestation, rassemblant pour l’essentiel des ultraorthodoxes et des membres de groupuscules d’extrême droite, s’est d’abord contentée d’injurier les manifestants homosexuels avant de rosser l’un d’entre eux. Les injures privilégiaient les thématiques d’inspiration religieuse : la perversion et l’enfer.
La manifestation antihomophobie avait été interdite par les autorités. Le maire de Moscou lui-même, Iouri Loujkov, considérait le défilé homosexuel comme une « œuvre de Satan ». Une opinion partagée par de nombreux Russes.
Les forces de l’ordre ont interpellé une douzaine de contre-manifestants.
Deux précédentes tentatives de défilé avaient avorté face aux violences commises par de jeunes homophobes extrémistes (lire ici et là). Le nouveau président russe Dimitri Medvedev semble légèrement mieux disposé à l’égard de la communauté gay que son prédécesseur Vladimir Poutine (photo © Elysee.fr), désormais Premier ministre.
Les homosexuels ne sont guère mieux lotis en Roumanie, comme l’attestent les manifestations de mai 2008 contre la Gay Pride locale [1] [2] [3].
Philca / MensGo
(via Romandie News, 1er juin 2008)
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(Blogmensgo, 14 mai 2008) Pas question d’embaucher un pasteur homosexuel dans la paroisse d’Yverdon-Temple, dans le canton de Vaud, en Suisse. C’est du moins ce qu’affirme l’Église locale réformée (protestante), contrevenant au synode vaudois (instance souveraine) qui avait décidé, en janvier 2008, d’ouvrir les rangs pastoraux aux homosexuels tout en refusant de marier des couples gays.
(via 20 Minutes, 6 mai 2008)
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(Blogmensgo, 14 mai 2008) Monseigneur Léonard, évêque de Namur (Belgique), affirme n’avoir jamais dit, le 5 avril 2007, que « les homosexuels sont des anormaux ». Le 10 mai 2008, un an après les « faits », le prélat belge explique faire « toujours une claire distinction entre les personnes et un comportement. On peut émettre un jugement négatif sur un comportement, sans pour autant condamner les personnes qui le pratiquent. J’ai donc expliqué que l’homosexualité comme telle correspond à un développement imparfait de la sexualité humaine. »
Question : le jésuitisme correspond-il à un « développement imparfait » du cerveau humain ?
(via Eucharistie miséricordieuse, 10 mai 2008)
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