Posts Tagged “événements / manifs”

Photo de Michel Sidibé

Le Malien Michel Sidibé (photo) est le nouveau directeur exécutif de l'Onusida, où il succède à Peter Piot. © Onusida.

(Blogmensgo, 1er décembre 2008) Vingt ans après, la Journée mondiale de lutte contre le sida livre un bilan mitigé de la lutte contre la pandémie. Si d’incontestables progrès ont été enregistrés, il manque toujours un vaccin préventif, les traitements curatifs demeurent onéreux et lourds, l’accès aux soins n’a rien d’universel, la prévention et la prophylaxie laissent beaucoup à désirer.

La fiche d’informations spéciale 1er décembre 2008 (en PDF) de World Aids Campaign répertorie un certain nombre d’éléments qui posent encore problème. On y apprend ainsi que, dans le tiers monde (pays les moins avancés et pays à revenu intermédiaire), seules 31 % des personnes infectées reçoivent le traitement dont elles ont besoin ; que des discriminations à l’encontre des séropositifs perdurent dans un tiers des pays du globe ; ou encore que la législation de certains pays interdit toute action thérapeutique en faveur de minorités comme les toxicomanes ou les gays.

En France, l’association Aides et l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS) étudient pendant deux ans, depuis la mi-novembre 2008, « la faisabilité d’une stratégie de dépistage non médicalisé par test rapide auprès d’homosexuels masculins ». L’expérience, intitulée ANRS Com’ Test, porte sur un kit individuel de dépistage du VIH. Ce matériel, qui permet de prélever et d’analyser une goutte de sang au bout du doigt, ressemble assez au kit qu’utilisent les diabétiques insulinodépendants.
Dossier de l’ANRS | article du Monde

Toujours en France, la proportion d’homosexuels contaminés lors de rapports sexuels a progressé, parmi les diagnostics nouveaux de séropositivité, de 26 % en 2003 à 38 % en 2007. En valeur absolue, les découvertes de séropositivité parmi les homosexuels se sont stabilisées à environ 2 500 cas en 2007, chiffre à la baisse pour la première fois depuis 2004. Même si les hétérosexuels représentent 60 % des nouveaux cas de séropositivité, la progression du taux d’homosexuels nouvellement diagnostiqués atteste un inquiétant relâchement de la prophylaxie. Pis encore : la prévalence du VIH (taux de contamination) chez les gays est quatre-vingt-dix fois supérieure à celle des hétéros !

En attendant, c’est en Afrique du Sud que l’on recense le plus grand nombre de sidéens. Mais des chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pensent avoir trouvé le moyen d’y réduire de 95 % le nombre de séropositifs. Pour en savoir plus, lire cet article du Monde (26 novembre 2008).

Et pour terminer, voici trois autres liens utiles.

  1. Une page spéciale de l’Unesco pour cette journée, avec de nombreux liens.
  2. Une interview de Luc Montagnier, codécouvreur du VIH et lauréat du prix Nobel de Médecine 2008.
  3. Une interview de Peter Piot, futur ex-directeur exécutif de l’Onusida.

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Monde du 25 novembre, World Aids Campaign, Libération et Le Monde du 1er décembre 2008)

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Photo de Ricco Rimus Müller

Ricco Rimus Müller restera-t-il sourd à nos œillades ? © Mrgay.ch.

(Blogmensgo, 30 novembre 2008) Il a 23 ans, il est photographe de mode et veut étudier l’architecture. Ricco « Rimus » Müller est devenu, hier soir, Mister Gay Switzerland 2008/2009. Ce grand voyageur – il a séjourné dans divers pays et vécu plusieurs mois au Japon – a pour homonyme le précédent détenteur du titre, Sven Müller.

À la fois svelte et baraqué (1,76 m pour 60 kg), Ricco est un sportif-créatif. Il est également polyglotte : outre l’allemand, il parle couramment l’anglais et un peu le japonais, avec des notions de français et d’italien. Alors que, si j’ai bien compris sa courte bio en allemand, il est sourd de naissance.

Ricco Rimus Müller : photo officielle | profil
Les candidats : diaporama (légendes en allemand)

Philca / MensGo
(via Mister Gay du 30 novembre 2008)

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Logo Love & Life

Sans sida, c'est comme ça qu'on préfère la vie – le vit aussi… © DR

(Blogmensgo, 29 novembre 2008) La Journée mondiale de lutte contre le sida commence dès aujourd’hui à Lausanne. Plus précisément ce samedi 29 novembre, à partir de 23 heures et jusqu’à 5 heures du matin, au Mad Club de Lausanne. L’événement s’intitule La nuit stop sida.

Le billet d’entrée (20 francs suisses intégralement reversés aux associations de lutte contre le sida mentionnées ci-dessous ; tout don supplémentaire sera apprécié) inclut la participation à un jeu-concours en plus des animations, drag-queens, danseurs, etc.

Cet événement, estampillé Love & Life @ Mad Lausanne, est coorganisé avec plusieurs autres partenaires : Sid’Action, Point-Fixe, Sid’Actuel, Arc-en-ciel, Vogay (qui exposeront au stand des associations) et Jungle.

Mad Club, rue de Genève 23, Lausanne. Tél. 021-340 69 69.

… et on élit Mister Gay 2009 à Zurich !
Ceux qui disposent d’une voiture arriveront peut-être de Zurich, où se déroule, ce soir aussi, l’élection de Mister Gay 2009 (présentation en allemand | en français). Lequel des neuf finalistes succédera à Sven Müller ? Réponse lors du spectacle de Zurich, ce soir, de 20 h 30 à 23 h.

Philca / MensGo

(via Gay Party du 26 novembre et Mister Gay du 29 novembre 2008)


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Logo Journée mondiale contre le sida

Aucun slogan minable n'entamera notre dé-ter-mi-na-tion ! © Worldaidscampaign.org/fr.

(Blogmensgo, 26 novembre 2008) Le 1er décembre 2008 marquera le vingtième anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le sida, manifestation instituée sous l’impulsion des Nations unies. L’événement le plus triste de l’année, mais aussi celui de tous les espoirs. On ne s’étonnera pas de trouver ici, dans les jours qui viennent, de nombreuses évocations de l’événement et des thématiques relatives à la pandémie.

Logo antisida

Oui, le sida est un ascenseur pour l'échafaud. © Worldaidscampaign.org/fr.

Pour commencer, voici quelques liens utiles, piochés parmi les innombrables ressources en ligne :
Page officielle (ONU) | Prise en compte du sida dans le monde (US) | Célébrations dans le monde (cartouches à cliquer) | Aids Action Europe (US) | Rapport mondial sur le sida (2008)

La campagne de communication institutionnelle est placée cette année sous le signe du leadership, avec un triple mot d’ordre : mener, responsabiliser, s’activer. Conclusion : rien n’est plus contre-productif qu’un slogan bêtement calqué sur – et maladroitement traduit de – l’anglais. On espère que les chercheurs seront plus habiles à trouver un vaccin que les tchatcheurs onusiens à concevoir des slogans efficaces.

Carte mondiale des traitements par antirétroviraux.

C'est simple : en rouge, les pays où moins d'un sidéen sur cinq bénéficie d'antirétroviraux. © Aidsaccountability.org.

Philca / MensGo
(via Journée mondiale)

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(Blogmensgo, 20 novembre 2008) C’est aujourd’hui la 10e Journée internationale en mémoire des victimes transgenres (Transgender Day of Remembrance, ou TDOR), signale un communiqué du Centre LGBT Paris Île-de-France. Une centaine de manifestations sont organisées à cette occasion en France et dans le monde entier.

Logo TDOR

« Je me souviens… » © Transgenderdor.org.

La journée du 20 novembre a été instituée en 1999, après l’assassinat de Rita Hester un an plus tôt, le 28 novembre 1998. Coïncidence tragique, c’est le 10 novembre 2008 qu’a été assassinée Dilek, après qu’elle eut témoigné au procès de ses agresseurs transphobes.

Christine Le Doaré, présidente du centre LGBT Île-de-France, se félicite que « les institutions européennes se saisissent peu à peu » des questions relatives aux discriminations dont sont victimes les transgenres. En revanche, fulmine-t-elle, « tout reste à faire » dans un pays comme la France.

On suggère à Christine de faire inscrire la Journée internationale en mémoire des victimes transgenres sur le très pratique agenda de Journée mondiale, qui pour la date du 20 novembre référence trois événements mais pas « le nôtre ».

Philca / MensGo
(via Gay Kosmopol du 19 novembre 2008)

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Affiche Gay Pride Rio 2008

La Gay Pride de Rio, festive mais vigilante. © Naohomofobia.com.br.

(Blogmensgo, 22 octobre 2008) Comment un blog gay pouvait-il passer sous silence la 13e Marche des fiertés LGBT de Rio (ou « 13a Parada do Orgulho LGBT Rio » en version originale), qui s’est tenue le 12 octobre 2008 à Rio de Janeiro ? Hum, on va tenter de réparer l’irréparable…

Le millésime 2008 aura mis au premier plan la lutte contre l’homophobie, comme en témoignent l’affiche de la Gay Pride des Cariocas (ainsi nomme-t-on les habitants de Rio) et le gros camion sur la photo. Coïncidence ? Il s’agirait plutôt d’un mouvement de fond, si l’on en juge par la floraison mondiale des événements, mouvements et initiatives visant à lutter contre l’homophobie. Ainsi a-t-on évoqué ici même, tout récemment, le concours de scénarios contre l’homophobie, organisé en France (cf. notre article du 16 octobre 2008).

Gay Pride de Rio 2008

La fête des camionneurs ? Non, la Gay Pride de Rio ! © Sandra Pereira, Naohomofobia.com.br.

Reste à savoir s’il faut s’en réjouir ou s’en désespérer. Les deux attitudes sont plausibles. D’un côté, il y a lieu de se réjouir que l’homophobie soit enfin reconnue et combattue comme telle. Prise de conscience. Mais combattre l’homophobie, c’est aussi avouer qu’elle existe, qu’elle perdure et que le combat n’est pas gagné d’avance. Aveu d’échec. Faut-il être plutôt pessimiste ou plutôt optimiste ?

Photo Gay Pride de Rio 2008

Viens chez moi, je vais te montrer mes couleurs ! © Sandra Pereira, Naohomofobia.com.br.

Voilà, c’était ma brève cogitation du jour. On pourra fort bien s’en dispenser en regardant les photos. Et pour d’autres photos du même événement, on se dirigera vers la galerie photo de Roberto Tumminelli ou vers celle de Talita Oliveira.

Philca / MensGo
(via Não Homofobia ! du 12 octobre 2008)

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Photo de Tom Novembre

Tom Novembre : « La seule différence entre l’homosexualité et l’hétérosexualité, c’est l’homophobie » (si ! il aurait pu le dire). © Julien Cauvin.

(Blogmensgo, 16 octobre 2008) « La prise de conscience, à l’adolescence, de son homosexualité ou de sa bisexualité, la difficulté à assumer ses questionnements et le regard des autres ». C’est le thème sur lequel un jury, présidé par le cinéaste André Téchiné, sélectionnera quatre scénarios de courts-métrages qui seront ensuite réalisés puis diffusés sur des chaînes du groupe Canal+. Le concours, intitulé « Le regard des autres » se déroulera du 14 octobre au 2 décembre 2008.

Le concours est coorganisé par le ministère français de la Jeunesse, de la Santé, des Sports et de la Vie associative et par l’Institut français de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Seuls peuvent y participer – et l’on se demande bien pourquoi – les 16-30 ans résidant en France (règlement au format PDF, cf. aussi le le dossier de presse en PDF). Au préalable, cinq associations luttant contre l’homophobie seront chargées de présélectionner 300 synopsis.

De nombreuses personnalités soutiennent l’opération, à commencer par les jurés. Quelques noms : Laurent Weil, Virginie Efira et Ariane Massenet, tous trois animateurs à Canal+, mais aussi la réalisatrice Céline Sciamma (auteure du film Naissance des pieuvres) et les artistes Keziah Jones et Tom Novembre. Sans oublier Alain Piriou et Jean-Luc Romero, dont les noms commencent à être bien connus sur ce blog.

Le concours veut, entre autres objectifs, participer à la prévention contre le suicide des jeunes, pour qui la prise de conscience de leur homosexualité est une source fréquente de mal-être voire de non-vivre. Cet événement est l’occasion de signaler le très chouette slogan mis en exergue sur le site du concours : « La seule différence entre l’homosexualité et l’hétérosexualité, c’est l’homophobie. »

Philca / MensGo
(via Toutlecine.com du 14 octobre 2008)

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Affiche Existrans 2008

Existrans 2008, pour que Paris soit beau (ou belle). © Existrans.org.

(Blogmensgo, 10 octobre 2008) Dans la famille LGBT, je demande le T. T, comme transsexuel, transgenre ou intersexe. L’association Resistrans (immatriculée le 20 octobre 2007) organise, le 11 octobre 2008, à Paris, la 12emanifestation Existrans.

Plus de 500 trans et sympathisants sont attendus. Le cortège partira du métro Belleville à 14 heures et se dirigera vers Beaubourg (parcours). L’objet de l’association Resistrans résume à lui seul le programme d’Existrans : « Rassembler les personnes concernées par les revendications contre la psychiatrisation des trans, le diagnostic de dysphorie de genre ou toute autre forme de pathologisation des personnes trans et/ou intersexes ». Il s’agira aussi de lutter contre l’immobilisme des pouvoirs publics en général et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en particulier, qui persistent à considérer la transsexualité comme une maladie mentale.
(Comme ce fut le cas à l’encontre de l’homosexualité, dont je parlais hier ici même.)

La principale revendication sera celle du respect de la dignité : oui, les trans sont des êtres humains normaux. Et ils/elles ont droit, comme tous les êtres humains normaux, à une gestion non infantilisante et non humiliante de leur cas par la loi, la sécurité sociale, l’état civil et le personnel médical, soignant ou enseignant.

En France, on est loin du compte : « Les réponses de la France à la question trans sont l’immobilisme, les psys transphobes, le sensationnalisme des médias, le mépris », explique le communiqué officiel de la manifestation (format HTML ou format PDF).

À noter qu’après la manifestation aura lieu une soirée festive au bar Les Souffleurs (à partir de 20 heures).

<Update> : L’AFP et Google ont mis en ligne, le 11 octobre 2008, un compte rendu de la manifestation à laquelle 400 personnes ont participé au lieu des 500 attendues. </update>

Philca / MensGo
(via France-Info du 10 octobre 2008)

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Affiche du Festival de films gay et lesbiens de Paris

Pendant une semaine, deux salles obscures dans la Ville lumière. © FFGLP.net.

(Blogmensgo, 2 octobre 2008) Le Festival de films gay et lesbiens de Paris (site || page Myspace) aura lieu du 4 au 11 novembre 2008, dans deux cinémas de la capitale française. Le Grand Rex, monumental cinéma des grands boulevards, accueillera une grande partie de la programmation ; Le Latina, cinéma classé « art et essai », bien connu dans le quartier gay-friendly du Marais, se consacrera plus particulièrement à des animations événementielles.

La nouvelle équipe du festival met cette année les courts-métrages en première ligne de cette quatorzième édition. Les autres genres, les avant-premières et les inédits ne seront pas oubliés, comme en témoigne l’abondante programmation.

Le Latina ne parle pas encore de l’événement. Le Grand Rex, à peine plus loquace, précise toutefois que l’entrée se négocie entre 7 euros et… 65 euros !

Philca / MensGo
(via Dialogai du 30 septembre 2008)

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Photo de Stephan Weiler

Stephan Weiler : Mister Suisse 2008 milite ouvertement en faveur de la communauté homosexuelle. © Misterschweiz.ch.

(Blogmensgo, 27 août 2008) Il est hétéro et se transforme en militant de la cause homosexuelle. Stephan Weiler, alias Mister Suisse 2008, s’apprête à honorer de sa présence un double événement gay.

Stephan Weiler dément toute rumeur d’homosexualité, selon ses propos publiés par Le Matin et repris dans 20 Minutes. Ce qui ne l’empêchera pas de présider au lancement du Pink Cross Drink. L’inauguration officielle se déroulera, le 6 septembre 2008, à l’occasion d’une Queer Party, au night-club zurichois Vertigo (qui recherche du personnel germanophone pour la rentrée de septembre). Le nouveau cocktail – rose, évidemment – espère séduire les bars et restaurants suisses, quelle que soit l’orientation sexuelle de leur clientèle.

Stephan Weiler présidera également, lors de cette même soirée, la présentation de l’ensemble des prétendants au titre de Mister Gay Suisse 2009. Mister Suisse 2008 sera accompagné pour l’occasion de Mister Gay 2008, Sven Müller.

On rappellera que Stephan Weiler a participé à la récente Gay Pride de Bienne (cf. notre article du 18 juin 2008).

Philca / MensGo
(via Pink Cross du 19 août et 20 Minutes du 26 août 2008)

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Photo d'Anbumani Ramadoss

Au nom de la santé, Anbumani Ramadoss veut dépénaliser l'homosexualité en Inde. ©http://mohfw.nic.in

(Blogmensgo, 19 août 2008) Anbumani Ramadoss (photo), ministre fédéral de la Santé, s’est dit très favorable à une dépénalisation de l’homosexualité en Inde. Le ministre s’exprimait ainsi, le 7 août 2008, lors de la conférence internationale sur le sida, à Mexico. S’il n’est pas encore très consensuel dans son pays, le discours du ministre atteste que les mentalités indiennes commencent à changer.

Anbumani Ramadoss veut notamment faire abroger la section n° 377 du code pénal, qui proscrit les relations sexuelles entre hommes. Or, la National AIDS Control Organisation (Naco) estime que parmi les 2,5 millions d’hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, on dénombre 15 % de sidéens et 100 000 personnes présentant un risque élevé de contamination par le VIH.

Autrement dit, la dépénalisation de l’homosexualité aurait un effet prophylactique non négligeable, selon le ministre.

Ce revirement ministériel intervient alors que les défilés homosexuels connaissent une affluence croissante, à l’image des 1 500 personnes dans les rues de Bombay (Mumbai) le 16 août et du succès de la « Queer Pride » de Delhi, Calcutta (Kolkata) et Bangalore, fin juin 2008.

Pendant ce temps, la presse indienne n’hésite plus à se faire l’écho des revendications de la communauté LGBT, comme l’atteste cette revue de presse spécialisée. Une Nigah QueerFest, avec festival de cinéma, conférences et grande fête nocturne, était même annoncée à Delhi pour la période du 8 au 17 août 2008. Soit autant d’éléments susceptibles d’augmenter la visibilité de la communauté en Inde.

Philca / MensGo
(via The Times of India du 9 août 2008)

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Bandeau Célébrations de la Fierté

Célébrations de la Fierté Montréal 2008. © Fiertemontrealpride.com

(Blogmensgo, 14 août 2008) Ne dites surtout pas « Gay Pride » à un Montréalais francophone ! Dans la Belle Province, on prononce « défilé de la fierté LGBT (lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre) ». Le défilé 2008 serpente les rues de Montréal le dimanche 17 août. Mais les Célébrations de la fierté Montréal 2008 monopolisent quatre jours entiers, du 14 au 17 août, et se subdivisent en une multitude d’événements.

Photo des Célébrations de la Fierté 2007

Célébrations de la Fierté à Montréal en 2007. © Fiertemontrealpride.com

Le défilé du 17 août a pour thème générique le cirque. Il s’agira aussi de sensibiliser la population à l’écologie, aux maladies sexuellement transmissibles en général et au VIH en particulier, ainsi qu’à l’acceptation sociale – donc pas seulement juridique – de l’homosexualité. Quelque 76 regroupements et 110 organismes communautaires composent le défilé 2008.

L’ensemble des manifestations a pour coprésidents d’honneur deux icônes gay locales, le comédien et animateur radio-TV Jasmin Roy et l’écrivaine Nicole Brossard. L’événement est soutenu financièrement par la municipalité.

Photo Célébrations de la Fierté 2007

Célébrations de la Fierté à Montréal en 2007. © Fiertemontrealpride.com

La Fierté 2008 s’enorgueillit même d’une chanson officielle, « Humanity », écrite et interprétée par James Dean Trépanier !

Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Canoë du 12 août et Cyberpresse du 13 août 2008)

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Photo de manifestants

(Blogmensgo, 7 août 2008) Si les pharmacies disposent maintenant d’une trentaine d’antirétroviraux, l’espoir de découvrir prochainement un vaccin préventif contre le sida s’amenuise. En revanche, malgré l’ostensible absence du gouvernement français, la diffusion des traitements commence à se démocratiser dans le monde entier. Tels sont les premiers constats de la conférence internationale sur le sida qui se tient actuellement à Mexico.

La Banque mondiale, le programme d’urgence américain contre le sida (Pepfar) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose sont convenus qu’il fallait à la fois intensifier la diffusion des traitements, afin de répondre à la demande des pays bénéficiaires, et en systématiser la gratuité. La Banque mondiale refusait auparavant d’adopter ce genre de discours.

Photo de manifestants

L'accès aux antirétroviraux est un droit universel ! ©2008 Universal AIDS Action NOW

Les grands organismes mondiaux de lutte contre la pandémie sont conscients qu’il faut augmenter les budgets tous azimuts pour combattre le VIH : ceux des organisations internationales spécialisées, ceux des États et ceux des ONG. Car si les traitements circulent mieux, les États disposent rarement en quantité suffisante d’un personnel qualifié, et ce sont alors les ONG qui doivent compenser les carences des finances publiques. C’est justement le paradoxe : il est parfois plus facile de trouver des antirétroviraux que de dénicher un praticien capable de les prescrire ou de les administrer.

Tous ont constaté que la période était plus propice à la diffusion des traitements : les médicaments sont plus nombreux, moins chers et plus efficaces qu’auparavant.

En revanche, la chaise vide du gouvernement français aura choqué plus d’un commentateur [1], [2], [3], [4]. En vidant sa chaise, le gouvernement français semble aussi vider une partie de sa caisse. Ainsi le ministère français des Affaires étrangères a-t-il décidé de ne plus octroyer 1 million d’euros par an à l’Agence française de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS), mais seulement 600 000 euros. Ce n’est certes qu’une source minime du financement de cette agence (lire son dossier d’information en PDF), mais la chronologie de cette restriction budgétaire apparaît porteuse de sens.

Philca / MensGo
(via Le Monde et Libération du 5 août, Romandie News et The Journal of the American Medical Association du 6 août et Libération du 7 août 2008)

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Ouverture de la conférence mondiale sur le sida

Séance d'ouverture de la conférence mondiale sur le sida, à Mexico. © International AIDS Society / Mondaphoto.

(Blogmensgo, 4 août 2008) La conférence mondiale sur le sida se tient cette année à Mexico, du 3 au 8 août. Cette dix-septième édition est aussi la première à se dérouler dans la très homophobe Amérique latine.

Quelque 22 000 personnes (chercheurs, responsables politiques, humanitaires et associatifs, plus 2 500 séropositifs ou sidéens) participent d’une manière ou d’une autre à la conférence. Ban Ki-moon veut que « le sida reste une priorité pour les Nations unies » ; mais « les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines décennies », a reconnu le secrétaire général des Nations unies.

Photo de ban Ki-moon

« Les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines décennies » (Ban Ki-moon). © 2008, International AIDS Society / Mondaphoto.

Plusieurs délégations brillent par leur quasi-absence, à l’image de la délégation française où ne figure aucun membre du gouvernement – soi-disant pour cause d’agenda surchargé… en plein mois d’août.

À Mexico, les sujets de discussion ne manquent pas : la prévention de la pandémie et sa féminisation, la mise au point d’un vaccin, la diffusion des médicaments – et en particulier des trithérapies – dans les pays à faibles revenus, la discrimination à l’encontre des 33 millions de séropositifs. On rappellera que la Chine, pays des droits de l’homme, interdit son territoire à tout séropositif, même pendant les Jeux de la honte olympiques d’août 2008…

Concernant les statistiques mondiales sur le sida, lire aussi notre article du 30 juillet. Et pour en savoir plus sur la prévention et les trithérapies, lire notre article du 29 juillet.

On peut également télécharger, au format PDF, Global Voice – La Voz Global, journal officiel de la conférence, bilingue anglais-espagnol (livraison des 2-3 août).

Philca / MensGo
(via Romandie News, Xinhua et Agence France-Presse du 4 août 2008)

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Affiche de la Gay Pride 2008 à Amsterdam

Affiche officielle de la Gay Pride 2008 à Amsterdam, © ProGay

(Blogmensgo, 1er août 2008) Ronald Plasterk (photo, fiche Wikipédia), ministre néerlandais de l’Éducation, de la Culture et des Sciences, a affrété un bateau afin d’y faire défiler le gouvernement, le 2 août 2008, à l’occasion de la Gay Pride d’Amsterdam.

C’est la première fois que le gouvernement participe à une telle manifestation. Plusieurs de ses membres, dont le ministre de la Culture (également coordonnateur de la politique gay du gouvernement) et la ministre de l’Intérieur vont donc y défiler. Dans l’un des 80 bateaux inscrits, puisque la manifestation emprunte les canaux d’Amsterdam.


Photo de Ronald Plasterk

Ronald Plasterk, le ministre qui (ne se) défile (pas) ! © government.nl

La Gay Pride d’Amsterdam accueillera aussi deux nouveaux inscrits : un bateau de police et un « bateau du christianisme ».

Rien que cela justifie un samedi à Amsterdam. On peut même y séjourner bien au-delà du week-end, tant sont nombreux les événements et activités spécialement organisés à l’occasion de la Gay Pride ! ;-)

Défilé de la Gay Pride 2006 à Amsterdam

Défilé de la Gay Pride 2006 à Amsterdam © weareproud.nl


Gay Pride 2006 à Amsterdam

La Gay Pride d'Amsterdam en 2006, © weareproud.nl

Gay Pride 2006 à Amsterdam

Défilé de la Gay Pride 2006 à Amsterdam © weareproud.nl


Philca / MensGo
(via communiqué PR Newswire du 1er août 2008)

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