Posts Tagged “culture”
 Sean Penn a trouvé la gay attitude. © Milkthemovie.com.
(Blogmensgo, 17 novembre 2008) Étrange coïncidence : les Californiens ont célébré, le 28 octobre 2008, l’un des temps fort de l’année gay ; une semaine plus tard, ils bannissaient le mariage homosexuel par référendum.
C’est donc le 28 octobre qu’a eu lieu la première mondiale du film Milk, dont le réalisateur n’est autre que l’immense Gus Van Sant. Le titre fait référence à Harvey Milk, premier élu américain ouvertement gay, assassiné en 1978.
Harvey Milk : fiche Wikipédia (l’homme) | fiche Allociné (le film) | dossier de presse (6,7 Mo au format RFT) | site officiel (en anglais)
 Diego Luna, le beau gosse de Hollywood. © Milkthemovie.com.
La sortie officielle du film est programmée pour le 26 novembre 2008 aux États-Unis. Les Européens devront attendre l’année 2009, notamment en France (mars 2009) où le film s’intitulera Harvey Milk.
 Sean n'est pas à la peine, surtout quand Diego l'accompagne. © Milkthemovie.com.
C’est Sean Penn qui incarne le rôle-titre. Les autres comédiens à l’affiche sont peu connus sur le Vieux Continent. À noter la présent du très beau Diego Luna, plus photogénique dans la vraie vie que sur les photos de plateau.
 Gus Van Sant est un grand réalisateur (timide). © Milkthemovie.com.
Le seul nom du réalisateur Gus Van Saint devrait assurer au film toute la promotion qu’il mérite. Car si Sean Penn est très populaire en Europe, il est plus souvent considéré aux États-Unis comme un militant gauchiste que comme un acteur à part entière. Sean Penn est à l’art dramatique ce que sa compatriote Patti Smith est à l’art vocal. Coïncidence encore, la bande originale du film inclut – malgré un ostensible penchant pour l’art lyrique à la Puccini – une chanson de Patti Smith.
Bref, que de bonnes raisons pour aller voir ce film…
Harvey Milk (Milk), film américain de Gus Van Sant (2008), avec Sean Penn (dans le rôle de Harvey Milk), Emile Hirsch, Josh Brolin (qui incarne Dan White, l’assassin de Milk), James Franco, Diego Luna, Alison Pill et Lucas Grabeel.
Philca / MensGo
(via communiqué de presse du 29 octobre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, culture, livres, société, tags: ailleurs, culture, éducation / enseignement, homophobie, livres, mariage gay, société
 1 prince + 1 prince = 1 polémique. © Tricycle Press.
(Blogmensgo, 12 novembre 2008) Et si les électeurs californiens avaient décidé d’interdire le mariage homosexuel à cause d’un livre pour enfants ? Les partisans de la fameuse Proposition n° 8 – adoptée par référendum à une courte majorité de 52,5 % – ne se sont pas privés de brandir, en guise d’épouvantail, le livre pour enfants King & King (fiche Wikipédia) sous prétexte qu’il risque traumatiser ses jeunes lecteurs.
Ce livre est l’adaptation américaine d’un livre de Linda de Haan et Stern Nijland initialement publié aux Pays-Bas. Il raconte comment un jeune prince en âge de se marier tombe amoureux d’un autre jeune prince. Le livre, disponible dans de nombreuses bibliothèques, est parfois inscrit au programme de certains établissements scolaires. En 2006, une plainte fédérale déposée contre une école du Massachusetts par des parents d’enfants âgés de 7 ans a été classée sans suite, au motif qu’elle était contraire au principe de diversité nationale.
Et en Californie ? Des partisans de la Proposition n° 8 ont prétendu que de tels livres risquaient de perturber gravement le développement psychique des enfants. Sous-entendu : le mariage gay aussi, hein, il risque aussi de perturber gravement nos chers bambins et de dévoyer nos petits jeunes. Bref, des arguments décérébrants pour un public déjà décérébré…
Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 7 novembre 2008)
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 Nicole Kidman veut devenir belle comme un homme. © Goldencompassmovie.com.
(Blogmensgo, 11 novembre 2008) L’actrice australienne Nicole Kidman va coproduire le film américain The Danish Girl, où elle interprétera le rôle-titre de l’illustratrice transsexuelle danoise Lili Elbe, née monsieur Einar Wegener (1882-1931) et devenue femme à l’issue de cinq opérations chirurgicales (cf. fiche Wikipédia en anglais) en 1930-1931. C’est l’actrice sud-africaine Charlize Theron qui incarnera Gerda Wegener, l’épouse d’Einar.
Marié à l’illustratrice Gerda Wegener, Einar devint, sous des traits féminins, le modèle préféré de son épouse. C’est donc seulement plus tard que naquit Lili, ses premières apparitions picturales résultant d’un déguisement dont Einar fit dans un premier temps son habillement de tous les jours avant de passer sur le billard.
The Danish Girl est l’adaptation éponyme d’un best-seller de l’écrivain danois David Ebershoff. Le film, qui devrait arriver dans les salles en 2010, aura pour réalisateur Anand Tucker.
Pour en savoir plus, lire le blog de Caphi. À la même date du 8 novembre, Caphi évoque également l’élection du transsexuel Stu Rasmussen au poste de maire de Silverton, ville américaine de l’Oregon.
Philca / MensGo
(via Différences, blog de Caphi du 8 novembre, Libération et Le Figaro du 10 novembre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, culture, livres, société, tags: ailleurs, culture, éducation / enseignement, homophobie, livres, people, société
(Blogmensgo, 23 octobre 2008) Enfin une affaire d’homophobie qui se termine bien. L’histoire se passe au Canada, dans la province du Nouveau-Brunswick.
 Alex Sánchez, vainqueur de l'homophobie par KO éducatif. © Bill Hitz
Alex Sánchez n’est pas un conférencier comme les autres. Il est gay, il est militant, il est écrivain et l’homosexualité est son thème de prédilection, dans ses livres pour la jeunesse comme dans les établissements scolaires. Jusque-là, rien que de très banal. Ce qui l’est moins, c’est le paradoxe suivant : une mesure homophobe l’a privé de conférence, mais la peur d’accusations d’homophobie lui a rouvert le chemin des écoles.
En clair, Alex Sánchez donnait des conférences en milieu scolaire afin d’aider les jeunes gays à se sentir mieux dans leur homosexualité et dans leur environnement. L’auteur américano-mexicain devait notamment se produire au lycée de St Stephen et dans plusieurs établissements de la région. Des parents d’élèves et plusieurs directeurs d’établissements, estimant que les collégiens et lycéens n’étaient pas mûrs pour entendre parler d’homosexualité, ont demandé et obtenu l’annulation des conférences de Sánchez. Fin du premier acte.
Une campagne de mobilisation s’est ensuivie contre le directeur régional de l’Éducation, Keith Pierce, et contre des chefs d’établissement hostiles aux conférences de l’écrivain gay militant. Craignant des accusations d’homophobie, ils ont finalement levé l’interdiction qui frappait Alex Sánchez. Keith Pierce serait même devenu un fervent supporter de notre écrivain gay anglophone après l’avoir entendu prononcer une de ses conférences.
Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 11 octobre et du 23 octobre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, associations, culture, Événements, tags: associations, cinéma, culture, événements / manifs, homophobie, people, prévention, TV
 Tom Novembre : « La seule différence entre l’homosexualité et l’hétérosexualité, c’est l’homophobie » (si ! il aurait pu le dire). © Julien Cauvin.
(Blogmensgo, 16 octobre 2008) « La prise de conscience, à l’adolescence, de son homosexualité ou de sa bisexualité, la difficulté à assumer ses questionnements et le regard des autres ». C’est le thème sur lequel un jury, présidé par le cinéaste André Téchiné, sélectionnera quatre scénarios de courts-métrages qui seront ensuite réalisés puis diffusés sur des chaînes du groupe Canal+. Le concours, intitulé « Le regard des autres » se déroulera du 14 octobre au 2 décembre 2008.
Le concours est coorganisé par le ministère français de la Jeunesse, de la Santé, des Sports et de la Vie associative et par l’Institut français de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Seuls peuvent y participer – et l’on se demande bien pourquoi – les 16-30 ans résidant en France (règlement au format PDF, cf. aussi le le dossier de presse en PDF). Au préalable, cinq associations luttant contre l’homophobie seront chargées de présélectionner 300 synopsis.
De nombreuses personnalités soutiennent l’opération, à commencer par les jurés. Quelques noms : Laurent Weil, Virginie Efira et Ariane Massenet, tous trois animateurs à Canal+, mais aussi la réalisatrice Céline Sciamma (auteure du film Naissance des pieuvres) et les artistes Keziah Jones et Tom Novembre. Sans oublier Alain Piriou et Jean-Luc Romero, dont les noms commencent à être bien connus sur ce blog.
Le concours veut, entre autres objectifs, participer à la prévention contre le suicide des jeunes, pour qui la prise de conscience de leur homosexualité est une source fréquente de mal-être voire de non-vivre. Cet événement est l’occasion de signaler le très chouette slogan mis en exergue sur le site du concours : « La seule différence entre l’homosexualité et l’hétérosexualité, c’est l’homophobie. »
Philca / MensGo
(via Toutlecine.com du 14 octobre 2008)
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 Et votre père, vous l'aimiez... physiquement ? © Amazon.com.
(Blogmensgo, 9 octobre 2008) C’est dans les années 1970 que les psychologues, psychiatres et psychanalystes américains cessèrent de considérer l’homosexualité comme une pathologie. Le livre American Psychiatry and Homosexuality : An Oral History, publié chez Haworth Press et codirigé par Jack Drescher et Joseph P. Merlino, relate cette rupture idéologique en l’observant par le petit bout de la lorgnette (fiches Amazon.com et Amazon.fr).
Les auteurs racontent la mue idéologique de l’American Psychiatric Association (APA) à travers les portraits de dix-sept protagonistes. Pour en savoir plus concernant cette évocation anecdotique, cf. l’instructif compte rendu analytique du livre sur Nonfiction.fr. Le livre date certes de 2007, mais il reste d’actualité au regard de l’Histoire.
Les anglophones profiteront de l’occasion pour jeter un coup d’œil à deux ouvrages codirigés par Jack Drescher et récemment parus : British Lesbian, Gay, and Bisexual Psychologies: Theory, Research, and Practice (éd. Haworth Medical Press, juillet 2007, fiche Amazon.fr) et Activism and LGBT Psychology (éd. Routledge, août 2008, fiche Amazon.fr).
Philca / MensGo
(via Nonfiction.fr du 7 octobre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, associations, culture, loisirs, Événements, tags: associations, cinéma, culture, événements / manifs, loisirs, spectacles
 Pendant une semaine, deux salles obscures dans la Ville lumière. © FFGLP.net.
(Blogmensgo, 2 octobre 2008) Le Festival de films gay et lesbiens de Paris (site || page Myspace) aura lieu du 4 au 11 novembre 2008, dans deux cinémas de la capitale française. Le Grand Rex, monumental cinéma des grands boulevards, accueillera une grande partie de la programmation ; Le Latina, cinéma classé « art et essai », bien connu dans le quartier gay-friendly du Marais, se consacrera plus particulièrement à des animations événementielles.
La nouvelle équipe du festival met cette année les courts-métrages en première ligne de cette quatorzième édition. Les autres genres, les avant-premières et les inédits ne seront pas oubliés, comme en témoigne l’abondante programmation.
Le Latina ne parle pas encore de l’événement. Le Grand Rex, à peine plus loquace, précise toutefois que l’entrée se négocie entre 7 euros et… 65 euros !
Philca / MensGo
(via Dialogai du 30 septembre 2008)
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 Louis-Georges Tin scrute les hétéros, leurs cultures et leurs comportements. © Heterosexualite.blogs.liberation.fr.
(Blogmensgo, 23 septembre 2008) Normalien, militant LGBT et exégète de l’homophobie ? Pas de doute, il s’agit de Louis-Georges Tin, qui dirigea un monumental Dictionnaire de l’homophobie publiée en 2003 aux Presses universitaires de France (PUF).
L’universitaire militant nous revient, cette fois-ci sous la forme d’un blogueur spécialiste de… l’hétérosexualité. Depuis le 10 septembre 2008, son Observatoire de l’hétérosexualité ausculte l’hétérosexualité et la culture hétérosexuelle sous toutes leurs formes, estimant que « l’hétérosexualité est une question trop importante pour qu’on la laisse aux seuls hétérosexuels ». Louis-Georges Tin y questionne une posture peu encline à s’interroger sur elle-même, tout occupée qu’elle est à porter son regard ailleurs.
Tous les sujets y passent, depuis la notion même d’hétérosexualité jusqu’aux récentes manifestations de la « Straight Pride » aux États-Unis. On y parle aussi, bien, sûr, par ricochet, dans les articles comme dans les réactions, d’homosexualité.
Le propos de Louis-Georges Tin est pertinent, souvent inattendu, parfois brillant. Dommage que l’affichage du texte, blanc sur fond noir, ait tendance à fusiller les yeux.
Philca / MensGo
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 La revue se lance dans une chasse concrète aux textes sur l'homosexualité dans la littérature. © Valérie Constantin.
(Blogmensgo, 18 septembre 2008) Toute une revue consacrée à l’homosexualité dans la littérature ? C’est ce que se propose de faire l’éditeur français Le Chasseur abstrait dans la dixième livraison – date non précisée, sans doute en 2009 – de ses Cahiers de la Ral,m. Le numéro 10 s’intitulera « Homosexualité(s) et littérature ».
(Ral,m signifie Revue d’art et de littérature, musique.)
L’éditeur lance dès maintenant un « appel à contributions », assorti d’une longue, érudite et brillante synthèse signée Benoît Pivert, de l’université de Paris-XI. Dans cette introduction, l’universitaire évoque toute la littérature homosexuelle, qu’elle soit gay ou lesbienne, française ou étrangère, récente ou antique, connue ou confidentielle. Soit autant de pistes pour d’éventuels articles.
Benoît Pivert s’interroge notamment sur ce qui a suscité la notoriété et la banalisation de la littérature homosexuelle, passant en revue diverses hypothèses ou possibilités. On aurait tendance à y ajouter trois éléments de la double décennie 1980-1990 : le retrait de l’homosexualité comme maladie mentale par l’Organisation mondiale de la santé ; la propagation du sida et le succès concomitant d’écrivains et cinéastes tels que Cyril Collard et Hervé Guibert qui placèrent la pandémie au centre de leur production ; l’élévation du niveau de vie, qui a contribué à une plus grande diffusion des œuvres d’auteurs homosexuels. Et l’on pourrait ajouter, au titre de la décennie en cours, l’apport d’Internet à la propagation des livres neufs et d’occasion.
Les textes devront être envoyés au plus tard le 31 décembre 2008, selon Fabula.org. Pour connaître les modalités de publication, le plus simple est de contacter Valérie Constantin, directrice de cette revue dont chaque livraison s’étend sur deux cents à quatre cents pages environ.
Philca / MensGo
(via Fabula.org du 17 septembre 2008)
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 Tristan Garcia évoque, dans son premier roman, les années sida qu'il n'a pas connues. © Gallimard.
(Blogmensgo, 3 septembre 2008) Tristan Garcia faisait parler de lui avant même la publication, le 25 août 2008, de son premier roman. Parce qu’il est très jeune (27 ans) et parce que La Meilleure part des hommes est un livre ambitieux, qui évoque le Paris de la décennie 1980 à travers le prisme de l’homosexualité et de l’émergence du sida.
Années quatre-vingt, années sida – que l’auteur reconstruit par la plume à défaut de les avoir vécues autrement qu’en culotte courte. Le battage médiatique est intense, peu habituel pour un premier roman et pour un très jeune écrivain.
Que vaut ce roman ? On pourra s’en faire une idée en lisant quelques extraits du livre chez Gallimard, dans l’édition française de Métro (plus complet), chez Télérama ou chez Lignes de fuite. Gallimard en propose aussi un extrait audio lu par Éric Ruf.
 Gallimard n'aura pas ménagé sa peine pour faire connaître son poulain. Au risque de provoquer une indigestion. © Gallimard.
On peut aussi voir et entendre Tristan Garcia sur le site de son éditeur Gallimard, ou bien ici, dans le cadre d’une série d’interviews en vidéo réalisées par Médiapart (info signalée par Lignes de fuite du 26 août), où encore lire le portrait que lui consacre Le Figaro.
La plupart des critiques actionnent le dithyrambe à l’égard de ce livre comme le plâtrier manie la truelle. Presque tous les avis sont élogieux, à l’image de ce papier de Télérama (URL fournie par le blog de Wrath) qui présente au moins l’avantage de bien résumer l’atmosphère du livre.
Et pour terminer, quelques avis de blogs que l’on apprécie : Lignes de fuite et la toute jeune revue Tina estiment en substance que le livre de Garcia, ni daube ni chef-d’œuvre, pâtit d’une promotion tonitruante et sans finesse.
<Update> du 3 novembre 2008. Enfin un blogueur de qualité qui n’aime pas ce livre. En l’occurrence, Luc le Belge alias Gay Kosmopol a détesté le bouquin de Tristan Garcia. « Pouah que c’est mal écrit », résume Luc. </Update>
Mais le plus simple, pour se faire un avis circonstancié au sujet de ce premier roman, serait de le lire soi-même…
La Meilleure part des hommes, roman de Tristan Garcia. Gallimard, coll. Blanche, août 2008, 320 pages, 18,50 euros. ISBN 9782070120642.
Philca / MensGo
(via tous les liens ci-dessus, août et septembre 2008)
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 Après un prix de la SGDL en 2007 pour son dernier roman, Hugo Marsan renoue avec la librairie par le biais d'une réédition. © 2008, H&O Éditions.
(Blogmensgo, 3 septembre 2008) Publié pour la première fois en 1990, Le Labyrinthe au coucher du soleil n’était plus disponible depuis bien longtemps et le site de son auteur, Hugo Marsan, signalait depuis des années qu’il s’offre à une réédition.
Ce sera chose faite à compter du 8 octobre 2008. La maison H&O Éditions publiera le livre au format poche, comme ceux d’écrivains aussi connus qu’Yves Navarre, Jean-Louis Bory ou Verlaine.
Ci-dessous, le texte de la quatrième de couverture :
« Le Labyrinthe au coucher du soleil est le récit d’un amour hors du commun entre un père de hasard et le fils qu’il s’est donné.
Arrivé à cinquante ans, cet homme quitte soudain son compagnon de longue date pour épouser une jeune femme enceinte qu’il persuade de garder son enfant. Pendant plus de vingt ans, devenu le père d’un fils qui n’est pas le sien, il relate dans son journal l’insensé désir de survie qu’exprime en filigrane cet amour paternel tenté par l’absolu.
Hanté par les légendes antiques, Hugo Marsan affronte avec lucidité, lyrisme et perspicacité l’histoire de Lucien, l’enfant-roi, tiraillé entre ce père omniprésent et une mère que les responsabilités effraient. »
Espérons que le site d’Hugo Marsan profitera de l’occasion pour se mettre à jour. L’ancien rédacteur en chef de Gai Pied n’hésite pas à y remettre en cause un certain nombre d’idées reçues – ce qui nous change des bêlements consensuels dictés par des services marketing décérébrés.
Le Labyrinthe au coucher du soleil, d’Hugo Marsan. H&O Éditions, coll. Poche, 8,20 euros, octobre 2008 (l’édition originale de 1990 est épuisée).
Philca / MensGo
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(Blogmensgo, 3 septembre 2008) Le film Comme les autres est officiellement disponible dans les cinémas français à partir d’aujourd’hui.
 (de g. à d.) Pascal Elbé et Lambert Wilson, dans Comme les autres. © 2008, Mars Dristribution.
Pour en savoir plus, cf. notre article du 11 juin 2008. Voir aussi le dossier du film sur le site de Mars Distribution.
Philca / MensGo
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, culture, livres, tags: ailleurs, culture, homophobie, livres, people, prévention, sexe / sexualité, sida
 Lire Aids Sutra: Untold Stories from India pour ne pas avoir l'air dinde. © Random House
(Blogmensgo, 13 août 2008) Les éditions Random House et leurs filiales publient, le 4 septembre 2008, un livre collectif intitulé Aids Sutra: Untold Stories from India. Cet ouvrage a pour double originalité d’être cosigné par 16 auteurs indiens majeurs et d’être publié au profit d’un fonds d’aide indien aux enfants sidéens.
Le livre rassemble tous les genres journalistiques et documentaires. Objectif : illustrer les conséquences du VIH et du sida dans la vie quotidienne de multiples « héros » anonymes. Le texte de Kiran Desai (photo) s’intéresse ainsi aux « travailleurs du sexe » dans l’État d’Andra Pradesh, où le sida fait des ravages, et celui de Salman Rushdie parle des eunuques et du phénomène transgenre à Bombay (alias Mumbai, selon la nouvelle dénomination officielle). La plume des quatorze autres écrivains se saisit de protagonistes aussi divers que les homosexuels, les toxicomanes, les femmes au foyer, les policiers et les membres de groupes d’autodéfense.
Malgré 5,2 millions de séropositifs en Inde, le sida demeure un sujet tellement tabou dans ce pays que les séropositifs y subissent une discrimination tous azimuts, y compris à l’hôpital, à l’école voire dans leur propre famille. En Inde, le sida est l’objet d’une constante stigmatisation lorsqu’il n’est pas tout simplement nié.
 Kiran Desai met sa tête au service du cœur. © Éditions des 2 Terres
L’éditeur reversera environ deux dollars par exemplaire (le livre coûte 8,99 livres sterling au Royaume-Uni, soit environ 11,5 euros) à un fonds d’aide indien aux orphelins sidéens. Vous ferez coup double en achetant ce livre : une bonne action et… une salutaire révision d’anglais.
Aids Sutra: Untold Stories from India, ouvrage collectif (préface d’Amartya Sen [prix Nobel d’économie] et textes de Salman Rushdie, Siddharth Deb, Kiran Desai, Nikita Lalwani, Vikram Seth, Nalini Jones, Shobhaa De, Sunil Ganguly, Aman Sethi, Amit Chaudhuri, Mukul Kesavan, Jaspreet Singh, William Dalrymple, Sonia Faleiro, Siddharth Dhanwant Sanghvi et Ambai). Publié en Inde par Random House, au Royaume-Uni par Vintage et aux États-Unis par Anchor Books, 2008 (4 septembre), 352 pages, 8,99 livres sterling. EAN 9780099526582.
Philca / MensGo
(via Random House [sans date], BBC News du 12 août et Actualitté du 13 août 2008)
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 Youssef Chahine, citoyen du monde rebelle, © Éric Mulet.
(Blogmensgo, 28 juillet 2008) Il ne faisait jamais rien comme les autres : chrétien dans un monde musulman, rebelle dans un carcan ultraconformiste, homosexuel dans une société homophobe… Le scénariste et réalisateur égyptien Youssef Chahine [site officiel, fiche Wikipédia, fiche Allociné] est mort à 82 ans, le 27 juillet 2008, dans la banlieue du Caire, des suites d’une hémorragie cérébrale.
De son premier film en 1950 à son dernier en 2007, le cinéaste d’Alexandrie a toujours dénoncé la bêtise, la censure, l’intégrisme, le fanatisme, la corruption et les clichés.
Son dernier grand film, Alexandrie-New York (2004) [fiche Allociné, fiche IMDB], est considéré comme son testament cinématographique. Du moins est-ce là le dernier film de son triptyque autobiographique, où l’auteur évoquait enfin ouvertement l’homosexualité, à travers les amours homosexuelles entre un Alexandrin et un soldat britannique.
Notre témoignage sur le cyberregistre de condoléances de Youssef Chahine : « Aucun anglicisme et aucun semi-laid (néologisme forgé par un autre grand francophone disparu) ne sauraient dire l’affliction que j’éprouve, qui est celle des esprits libres. »
 Affiche du film Alexandrie-New York, l'un des grands films de Chahine, © Pyramide Distribution.
Et pour terminer, une petite anecdote piquée sur Le Tour du monde en 180 jours d’Espace francophone (cliquer sur Monde arabe). Pourquoi Chahine insérait-il souvent des chansons et des chorégraphies dans certains films, au risque d’en ralentir le rythme et l’intérêt ? « Avant, c’était par contrainte, explique Youssef Chahine. Tu ne travaillais pas si tu n’avais pas au moins deux chansons et une danse dans chaque film. Alors il y avait deux danses et une chanson. Ou deux chansons et une danse… »
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Allociné du 27 juillet et Libération du 28 juillet 2008)
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(Blogmensgo, 22 juillet 2008) Deux institutions sont quasi intouchables en Turquie : l’armée et la chanteuse transsexuelle Bülent Ersoy. En septembre 2008, la seconde sera convoquée au tribunal par la première.
Bülent Ersoy, 56 ans, risque trois ans de prison pour « incitation à la haine contre les forces armées ». Un véritable crime, dans ce pays où l’armée, État dans l’État, entretient le nationalisme à grands coups de conscription – obligatoire pour les hommes –, de discours belliqueux et de communiqués triomphalistes.
Tout a commencé en février 2008, à l’occasion de la Star Ac turque « Popstar Alaturka » dont Bülent Ersoy était membre du jury. L’immense chanteuse transsexuelle de musique traditionnelle turque prit alors le micro et livra, au nom des mères de soldats, un vibrant discours pacifiste alors même que l’armée nationale menait des raids contre le PKK au nord de l’Irak. « Je ne suis pas une mère et ne le serai jamais, mais si j’avais eu des fils, je refuserais de les envoyer à la tombe ! » déclara-t-elle en substance.

Ce n’est pas la première fois que Bülent Ersoy s’oppose aux autorités turques. En 1980, elle fut interdite de médias pendant huit ans après avoir changé de sexe à Londres, cette opération étant interdite dans son pays d’origine.
Qui l’emportera ? L’artiste pacifiste aux 11 films et 30 albums ou bien l’armée belliciste aux centaines de prétendus « soldats martyrs » ? L’étoile du music-hall ou bien les étoiles des généraux ? Réponse en septembre.
[Crédit photographique : Bülent Ersoy, © www.divabulentersoy.com.]
Philca / MensGo
(via Le Monde du 26 juin [abonnement] et Le Matin Online du 5 juillet 2008)
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