Archives pour la catégorie “société”


Photo de Jean-Luc Delarue

Jean-Luc Delarue, compassion sur oreillette ou passion sur oreiller ? Ça se discute… © France 2.

(Blogmensgo, 25 novembre 2008) L’animateur français Jean-Luc Delarue consacre son magazine de société Ça se discute du mercredi 26 novembre 2008 à l’homosexualité. Mais à une forme particulière d’homosexualité, celle que l’on « se découvre » sur le tard, après toute une vie d’hétérosexualité. Le titre de l’émission est explicite : « Je ne pensais pas devenir homo un jour ».

L’appel officiel à témoins
La fiche de l’émission sur Télérama

L’émission évoquera moins l’homosexualité en tant que telle que la prise de conscience de cette homosexualité et la manière dont s’est passé le coming-out. Le sujet ratisse très large, si l’on en juge par l’appel à témoins (cf. lien ci-dessus), et il ne fait aucun doute que deux heures d’antenne seront très insuffisantes pour traiter correctement l’ensemble de la thématique. Chaque téléspectateur en ressortira forcément frustré quelque part, mais on peut espérer que l’émission saura détruire certains préjugés.

Il paraît que les inénarrables députés français Christian Vanneste et Gérard Longuet, qui ont récemment défrayé l’actualité française, ne participeront pas à l’émission. :-D

Ça se discute : « Je ne pensais pas devenir homo un jour ». Mercredi 26 novembre 2008, de 22 h 55 à 1 h 05. Pour les rediffusions, cf. la fiche de Télérama.

Philca / MensGo
(via Les coulisses de la télévision et Publiciblog du 24 novembre 2008)

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Drapeau du Burundi

Burundi, le pays aux 90 % de députés homophobes. © DR.

(Blogmensgo, 24 novembre 2008) Alors que l’homosexualité n’était pas réprimée par la loi, les députés du Burundi ont adopté, le 22 novembre 2008, un nouveau code pénal qui fait de l’homosexualité un délit. Les 620 articles du nouveau code pénal n’entreront toutefois en vigueur que si le Sénat en ratifie le texte (examen cette semaine) et si le président Pierre Nkurunziza en signe le décret de promulgation.

« Quiconque entretient des relations sexuelles avec une personne de même sexe est passible d’une peine de trois mois à deux ans de prison et d’une amende de cinquante à cent mille francs [de 34 à 67 euros] ou d’une de ces deux peines seulement. » Le nouveau code pénal, sous prétexte qu’il abolit la peine de mort, est qualifié de courageux par les 90 députés qui l’ont adopté, face à 10 abstentions et aucun vote contre.

Deux voix burundaises ont publiquement condamné la criminalisation de l’homosexualité par l’Assemblée nationale. La députée Catherine Mabobori a eu ce courage, dans une région où l’homosexualité n’a pas bonne presse. Georges Kanuma et l’Association pour le respect des droits des homosexuels (Ardho), qu’il préside, sont eux aussi atterrés par un nouveau code pénal aux conséquences meurtrières. « Comment allons-nous lutter contre le sida dans notre communauté et dans notre pays avec une telle loi puisque désormais les homosexuels vont se cacher ? » se lamente le responsable de l’Ardho.

Le VIH et le sida constituent un enjeu épidémiologique majeur au Burundi, d’autant plus que la prévention n’a commencé que fort tard, dans ce pays, au sein de la population gay. La prévalence y est d’ailleurs en augmentation depuis quelque temps, comme l’explique cet article passionnant du réseau Irin (à lire de toute urgence, c’est effarant). Même le ministre burundais de la Santé publique reconnaît l’ampleur des moyens nécessaires pour juguler la pandémie. Le Burundi compte environ 220 000 personnes contaminées et seul un cinquième des 50 000 personnes contaminées bénéficie d’antirétroviraux (info citée par @rib New du 28 octobre 2008).

D’après l’opposant burundais Gratien Rukindikiza, qui n’a pas de mots assez durs contre le texte voté par les députés, l’introduction de dispositions pénales à l’encontre des homosexuels est dictée par des motifs religieux.

Et pour terminer sur une note plus légère, voici deux petites observations. Je m’en aperçois seulement aujourd’hui : c’est fou ce que le drapeau burundais ressemble à une… tête de mort. Et puis c’est quand même marrant qu’une loi homophobe puisse être promulguée dans un pays comme le Burundi, dont le code-pays Internet est : .bi !

Philca / MensGo
(via AFP, 22 novembre 2008)

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(Blogmensgo, 20 novembre 2008) C’est aujourd’hui la 10e Journée internationale en mémoire des victimes transgenres (Transgender Day of Remembrance, ou TDOR), signale un communiqué du Centre LGBT Paris Île-de-France. Une centaine de manifestations sont organisées à cette occasion en France et dans le monde entier.

Logo TDOR

« Je me souviens… » © Transgenderdor.org.

La journée du 20 novembre a été instituée en 1999, après l’assassinat de Rita Hester un an plus tôt, le 28 novembre 1998. Coïncidence tragique, c’est le 10 novembre 2008 qu’a été assassinée Dilek, après qu’elle eut témoigné au procès de ses agresseurs transphobes.

Christine Le Doaré, présidente du centre LGBT Île-de-France, se félicite que « les institutions européennes se saisissent peu à peu » des questions relatives aux discriminations dont sont victimes les transgenres. En revanche, fulmine-t-elle, « tout reste à faire » dans un pays comme la France.

On suggère à Christine de faire inscrire la Journée internationale en mémoire des victimes transgenres sur le très pratique agenda de Journée mondiale, qui pour la date du 20 novembre référence trois événements mais pas « le nôtre ».

Philca / MensGo
(via Gay Kosmopol du 19 novembre 2008)

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Photo de lesbiennes avec nourrisson

Deux femmes et un bonheur. © Marc Torres.

(Blogmensgo, 19 novembre 2008) Trois filles et un garçon. Ainsi pourrait s’intituler l’histoire de Camille, Sylvia, Hélène et Christophe, que relate Le Monde dans son édition du 18 novembre 2008. Une histoire où la justice française, pour une fois, ne tient pas le mauvais rôle.

Camille est la fille biologique de Sylvia et Christophe. Sylvia vit avec Hélène. Christophe ne s’est pas contenté de transmettre son sperme à Sylvia pour qu’elle accouche de Camille il y a trois ans. Le père biologique a reconnu l’enfant sur laquelle il bénéficie, légalement, de l’autorité parentale sans avoir jamais vu Camille, ni versé de pension à la mère biologique, ni vécu avec elles deux.

En 2006, les deux parents légitimes ont demandé à la justice d’accorder l’autorité parentale également à Hélène, qui est au quotidien l’un des « deux mères » de Camille. Il est « incontestablement de l’intérêt supérieur de l’enfant » qu’un tel statut soit accordé à Hélène, a décidé la juge aux affaires familiales malgré l’opposition du parquet.

Une telle mesure visant à faciliter la vie des familles existait déjà en droit français. L’autorité parentale est alors généralement accordée à un parent ou à un proche, mais pas à un concubin de même sexe. L’histoire ne dit pas si le père biologique et la juge finiront par se marier. :-D

Philca / MensGo
(via Le Monde du 18 novembre 2008)

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Livre King & King

1 prince + 1 prince = 1 polémique. © Tricycle Press.

(Blogmensgo, 12 novembre 2008) Et si les électeurs californiens avaient décidé d’interdire le mariage homosexuel à cause d’un livre pour enfants ? Les partisans de la fameuse Proposition n° 8 – adoptée par référendum à une courte majorité de 52,5 % – ne se sont pas privés de brandir, en guise d’épouvantail, le livre pour enfants King & King (fiche Wikipédia) sous prétexte qu’il risque traumatiser ses jeunes lecteurs.

Ce livre est l’adaptation américaine d’un livre de Linda de Haan et Stern Nijland initialement publié aux Pays-Bas. Il raconte comment un jeune prince en âge de se marier tombe amoureux d’un autre jeune prince. Le livre, disponible dans de nombreuses bibliothèques, est parfois inscrit au programme de certains établissements scolaires. En 2006, une plainte fédérale déposée contre une école du Massachusetts par des parents d’enfants âgés de 7 ans a été classée sans suite, au motif qu’elle était contraire au principe de diversité nationale.

Et en Californie ? Des partisans de la Proposition n° 8 ont prétendu que de tels livres risquaient de perturber gravement le développement psychique des enfants. Sous-entendu : le mariage gay aussi, hein, il risque aussi de perturber gravement nos chers bambins et de dévoyer nos petits jeunes. Bref, des arguments décérébrants pour un public déjà décérébré…

Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 7 novembre 2008)

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(Blogmensgo, 6 novembre 2008) La Proposition n° 8 a fait coup double : elle interdit désormais tout mariage homosexuel en Californie (plus de 52 % des suffrages favorables à l’interdiction) et en cela elle revient sur l’avantage acquis d’un mariage gay qui était devenu légal en mai 2008. Il s’agit là d’une première aux États-Unis, puisque les autres référendums du même genre (Arizona et Floride cette année) ont refusé d’introduire un mariage gay qui n’existe pas dans leur droit local.

Photo d'une Gay Pride

La paroisse épiscopalienne de Los Angeles milite pour les droits LGBT et son évêque, Jon Bruno, n'hésite pas à dénoncer la Bible. © Ladiocese.org.

Premier paradoxe : le quasi-vide juridique où se trouvent les 18 000 couples homosexuels qui se sont mariés en Californie depuis la mi-juin 2008. Les mariés seront-ils transformés, du jour au lendemain, en célibataires ? Le ministre californien de la Justice, Jerry Brown, pense que les mariés homosexuels conserveront leur certificat de mariage, sans toutefois exclure des procédures judiciaires visant à les en déposséder.

Bizarrement, on recensait encore des demandes de mariage homosexuel au lendemain du référendum.

Deuxième paradoxe : ce sont les Noirs et les Latino-Américains, populations le plus favorables à Barack Obama, qui ont fait basculer le scrutin en faveur de la Proposition n° 8. Les Afro-Américains ont voté à 70 % contre le mariage gay, de même qu’une majorité de la population hispanique. La véhémence de leur vote a même déjoué les pronostics des sondeurs, qui tablaient sur une défaite de la Proposition n° 8 dans la région de Los Angeles alors qu’elle l’y a emporté d’une courte tête.

Cette attitude est d’autant plus étonnante qu’il y a un siècle et demi, les esclaves noirs n’avaient même pas le droit de se marier entre eux. D’autant plus étonnante aussi que Barack Obama s’était lui-même – quoique très discrètement – rallié au combat contre la Proposition n° 8.

Le résultat du scrutin fait apparaître une pyramide des âges où quelque 60 % des moins de 30 ans souhaitaient la défaite de la Proposition n° 8, tandis que la même proportion des plus de 65 ans y était favorable.

Troisième paradoxe : alors qu’il est presque impossible de contrer un vote référendaire sauf en organisant un contre-référendum, trois procédures judiciaires sont en préparation qui visent toutes à faire enterrer la Proposition n° 8.

C’est ainsi qu’un collectif de trois organisations dont l’American Civil Liberties Union va porter l’affaire devant la Cour suprême, estimant qu’un scrutin ne peut pas servir à amputer les droits des uns par rapport à ceux des autres. Les municipalités de Los Angeles et San Francisco vont elles aussi s’adresser à la Cour suprême, arguant que la Proposition n° 8 bride les droits constitutionnels des gays. On parlera de la troisième procédure à la fin de cet article.

Quatrième paradoxe : l’un des plus farouches partisans du mariage gay est un… évêque épiscopalien ! Il s’agit de Joseph Jon Bruno (fiche Wikipédia), évêque de Los Angeles, qui prévenait ses ouailles juste avant le scrutin que « les droits constitutionnels des lesbiennes et des gays sont iniquement visés par cette mesure » référendaire. Et d’enfoncer le clou en rappelant que « la Bible fut jadis utilisée pour justifier l’esclavage, entre autres formes d’oppression ». Il est vrai que son diocèse est très en pointe en matière de militantisme pro-LGBT.

Les évêques de San Diego, Californie du Nord et San Joaquin faisaient également campagne contre la Proposition n° 8.

Cinquième paradoxe : avec la Proposition n° 8, la Constitution californienne s’aligne sur celles des 29 États (Arizona et Floride inclus) où seul un couple hétérosexuel peut contracter mariage, alors même que la Californie a souvent été en pointe dans le combat pour les droits civiques.

Bref, on peut rester optimiste à condition d’être patient. Souvenons-nous qu’en 2000, les Californiens s’étaient déjà prononcés en faveur d’une mesure similaire à la Proposition n° 8. Il s’agissait, à l’époque, de la Proposition n° 22 – qui n’a pas réussi à s’inscrire dans la durée. L’histoire va-t-elle se répéter ? Toujours est-il qu’une procédure judiciaire est engagée contre la Proposition n° 8 par le même couple, Robin Tyler et Diane Olson, qui avait autrefois ferraillé contre la Proposition n° 8.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 5 novembre et du 6 novembre 2008, dont MercuryNews, Philly.com, Religious Intelligence, The BG News, The Daily Breeze et Examiner.com)

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Photo du Golden Gate Bridge

Le Golden Gate ne fait plus rêver. © Visitusa.com.

(Blogmensgo, 5 novembre 2008) Sur 153 référendums tenus en marge du scrutin présidentiel du mardi 4 novembre 2008, les quatre référendums intéressant la communauté gay ont tous été perdus.

Trois États américains ont rejeté le mariage homosexuel à l’occasion de référendums d’initiative locale : l’Arizona et la Floride à une large majorité, la Californie d’une courte tête. L’Arkansas a pour sa part adopté un amendement homophobe qui ne dit pas son nom.

En Californie et sur la base de 93,6 % des bureaux de vote, la Proposition n° 8 visant à l’interdiction constitutionnelle du mariage homosexuel semblait l’emporter de 4,2 %. Cela donnerait un scrutin serré d’environ 52 % contre 48 %. L’histoire ne dit pas ce qu’il adviendra des 18 000 mariages homosexuels contractés en Californie depuis la légalisation du mariage gay le 15 mai 2008 (cf. nos articles du 17 juin et du 16 mai 2008).

En l’an 2000, 61 % des Californiens s’étaient prononcés en faveur d’un mariage strictement limité aux couples hétérosexuels.

En Floride, l’Amendement n° 2 visait à inscrire dans la Constitution de l’État que le mariage doit obligatoirement impliquer un homme et une femme, donc récuser tout mariage homosexuel. Selon des chiffres quasi définitifs, l’Amendement n° 2 l’a emporté avec 62 % des voix contre 38 %. Le texte prohibe par ailleurs toute forme d’union civile ou de pacte civil de solidarité (pacs), que les partenaires soient ou non du même sexe.

Il existait déjà en Floride une loi interdisant le mariage homosexuel. Le référendum va donc plus loin, à double titre : il élargit l’interdiction aux pacs et il interdit désormais toute action en justice, la Constitution ne pouvant être contestée que un référendum dont la tenue nécessite au préalable une pétition réussie.

Le texte soumis à référendum était celui-ci : « Inasmuch as marriage is the legal union of only one man and one woman as husband and wife, no other legal union that is treated as marriage or the substantial equivalent thereof shall be valid or recognized. »

En Arizona, la Proposition n° 102 a obtenu environ 56 % des voix. La légalisation du mariage homosexuel y a donc été retoquée, tout comme en 2006.

En Arkansas, un référendum adopté à une large majorité (57 % selon des chiffres provisoires) interdit aux couples non mariés de devenir tuteurs ou parents adoptants. Ce qui revient ipso facto à interdire l’adoption aux couples gay.

Le 4 novembre 2004, on dénombrait onze référendums visant à interdire le mariage gay, contre « seulement » trois cette année.

Philca / MensGo
(via toute la presse du 5 novembre 2008, dont CBS2, Tufts Daily, CBS 4, CNN, Human Events, Standard.net [article très complet sur la Californie], AlertNet)

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Photo de la reine Sophie d'Espagne

Sophie d'Espagne, reine consorte, fervente adepte du jésuitisme. © Fundacionreinasofia.es.

(Blogmensgo, 31 octobre 2008) Une personne a le droit d’avoir deux opinions radicalement opposées selon qu’elle s’exprime en privé ou en public. C’est du moins ce qu’a fait déclarer la reine Sophie d’Espagne (70 ans le 2 novembre 2008), alors qu’un livre d’entretiens avec la journaliste Pilar Urbano lui prête des opinions plus ou moins homophobes.

Dans ce livre à paraître, intitulé La reina muy de cerca (qu’on peut traduire par Tout près de la reine si l’on aime les calembours), la reine Sophie d’Espagne (ou Sofía de Grèce) dit « comprendre, accepter et respecter qu’il y ait des personnes avec d’autres orientations sexuelles, mais de là à ce qu’elles soient fières d’être gay, qu’elles montent sur des chars pour manifester… » Et la reine de poursuivre ainsi : « Si ces personnes veulent vivre ensemble, s’habiller en mariés et s’épouser, […] qu’elles n’appellent pas cela un mariage, parce que cela ne l’est pas. »

On imagine le tollé, dans un pays où le mariage gay est légal depuis le 3 juillet 2005. La monarque s’est aussitôt fendue d’un rectificatif, affirmant son « profond respect » pour les homosexuels et insistant sur « l’inexactitude des paroles qu’on lui attribue ». Parce que, voyez-vous, manants, les déclarations de la reine « faites dans un cadre privé […] ne correspondent pas avec exactitude aux opinions exprimées ».

La reine Sophie n’a donc pas vraiment dit qu’elle était homophobe, mais elle l’a pensé tellement fort que ça s’est imprimé tout seul…

Philca / MensGo
(via Le Monde du 30 octobre et ActuaLitté du 31 octobre 2008)

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Photo homoparentalité

God save the Drag Queen! © Seb* aka

(Blogmensgo, 28 octobre 2008) Selon un sondage réalisé auprès d’un millier de personnes et publié le 26 octobre 2008 par l’Observer, une forte proportion de Britanniques demeure homophobe malgré la légalisation d’un partenariat civil en 2005.
(sondage | analyse)

Le sondage révèle que 45 % des Britanniques (soit 55 % des hommes et 36 % des femmes) sont hostiles au mariage homosexuel, contre 50 % en 2002. Cela signifie que 55 % des sondés sont favorables au mariage homosexuel. La proportion s’inverse presque dès lors qu’il s’agit pour les couples homosexuels d’adopter un enfant : l’homoparentalité recueille seulement 44 % d’avis favorables, contre 56 % d’avis négatifs. Signe que l’homosexualité pose encore problème à de nombreux Britanniques ils sont 40 % à souhaiter que l’âge légal pour les rapports homosexuels soit plus élevé que celui des rapports hétérosexuels.

Et si les trois quarts de la population britannique (76 %) jugent que les relations homosexuelles n’ont rien d’illégal, un petit quart des sondés (24 %, surtout parmi les hommes et les classes sociales défavorisées ; contre 23 % en 2002) aimerait bien qu’elles soient interdites.

Le sondage précise qu’une personne sur huit (13 %, soit 16 % des femmes et 10 % des hommes, voire 23 % des 16-24 ans) déclare avoir déjà eu des relations sexuelles avec une personne du même sexe et que 6 % des sondés se disent gay ou lesbienne.

Ce sondage, réalisé sur plus de 1 000 Britanniques âgés d’au moins 16 ans, contient d’autres réponses plus ou moins étonnantes. Si vous lisez l’anglais, jetez-y un coup d’œil.

Philca / MensGo
(via Le Figaro et LIBELLÉ du 26 octobre, DNA Magazine du 28 octobre 2008)

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(Blogmensgo, 24 octobre 2008) Encore une histoire d’homophobie. Cette fois-ci, l’affaire se passe en France, berceau autoproclamé des droits de l’homme. Les droits de l’homme, pas du prisonnier – et encore moins ceux du prisonnier homosexuel.

Photo de prison

Après la douche, retour à la case tabassage (ou viol). © Pierrette Nivet / DAP.

C’est l’histoire de Vincent Stasi, 53 ans, emprisonné de juillet 2006 à juillet 2008. D’abord à Lyon, puis à Villefranche-sur-Saône, dans la même région. Dès sa première incarcération, Vincent se fait violer quatre jours de suite avant de passer dix jours dans l’hôpital pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône. Le séjour à Villefranche ne lui sera guère plus propice : agressions, puis tabassages multiples par un néonazi pendant trois semaines, sans compter une tentative de suicide, une grève de la fain et une spoliation intégrale…

Le papier de LibéLyon raconte des choses à la limite de l’insoutenable. « En prison, dit Vincent, il y a un amalgame complet, pédé veut dire pédophile. Ils me traitaient comme un violeur d’enfants. » Et d’ajouter : « La nuit, vous entendez les cris de ceux qui se font violer. Personne ne dénonce, par peur des représailles. »

Le procureur général de Lyon a demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire concernant cette affaire.

Philca / MensGo
(via LibéLyon du 23 octobre et du 24 octobre 2008)

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(Blogmensgo, 23 octobre 2008) Enfin une affaire d’homophobie qui se termine bien. L’histoire se passe au Canada, dans la province du Nouveau-Brunswick.

Photo d'Alex Sánchez

Alex Sánchez, vainqueur de l'homophobie par KO éducatif. © Bill Hitz

Alex Sánchez n’est pas un conférencier comme les autres. Il est gay, il est militant, il est écrivain et l’homosexualité est son thème de prédilection, dans ses livres pour la jeunesse comme dans les établissements scolaires. Jusque-là, rien que de très banal. Ce qui l’est moins, c’est le paradoxe suivant : une mesure homophobe l’a privé de conférence, mais la peur d’accusations d’homophobie lui a rouvert le chemin des écoles.

En clair, Alex Sánchez donnait des conférences en milieu scolaire afin d’aider les jeunes gays à se sentir mieux dans leur homosexualité et dans leur environnement. L’auteur américano-mexicain devait notamment se produire au lycée de St Stephen et dans plusieurs établissements de la région. Des parents d’élèves et plusieurs directeurs d’établissements, estimant que les collégiens et lycéens n’étaient pas mûrs pour entendre parler d’homosexualité, ont demandé et obtenu l’annulation des conférences de Sánchez. Fin du premier acte.

Une campagne de mobilisation s’est ensuivie contre le directeur régional de l’Éducation, Keith Pierce, et contre des chefs d’établissement hostiles aux conférences de l’écrivain gay militant. Craignant des accusations d’homophobie, ils ont finalement levé l’interdiction qui frappait Alex Sánchez. Keith Pierce serait même devenu un fervent supporter de notre écrivain gay anglophone après l’avoir entendu prononcer une de ses conférences.

Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 11 octobre et du 23 octobre 2008)

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(Blogmensgo, 21 octobre 2008) Haiti Press Network signale la publication, par l’institut Panos Caraïbes, d’un dossier de presse intitulé Homosexualité masculine et VIH-sida en Haïti. Daté janvier 2008 et téléchargeable en PDF, le dossier stigmatise l’omerta des pouvoirs publics et ses effroyables conséquences sanitaires.

Photo

En Haïti, pas de lutte antisida réussie sans éradication de l'homophobie ! © 2000, Panos / Fritznel Octave.

L’homosexualité ? « La société haïtienne majoritairement homophobe en parle dans les coulisses, résume Panos Caraïbes, mais le débat au niveau national n’est pas encore posé. Nos décideurs, à divers niveaux, semblent n’y accorder aucune attention. Sciemment ou inconsciemment. » Encore faut-il préciser que l’homosexualité a récemment fait l’actualité des médias haïtiens : lorsque Michèle Pierre-Louis s’est présentée au poste de Premier ministre, les sénateurs ont aussitôt brandi comme un épouvantail son homosexualité présumée.

Dans ce pays où « 30 % seulement de ceux qui en ont besoin » reçoivent des antirétroviraux, les homosexuels font figure d’exclus parmi les exclus : « les services pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes sont très limités ou n’existent pas », déplore Panos, qui préconise la prise en compte de cette population dans les programmes de prévention et de soins spécifiques. De plus, « les stigmatisations et les discriminations exercées à l’encontre des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes renforcent leur vulnérabilité et les exposent encore plus au risque d’infection » par le VIH. Et Panos de pointer du doigt, au sujet de la population gay, le terrible mutisme de certaines institutions soi-disant spécialisées dans la lutte contre la pandémie.

Bref, tout reste à faire en Haïti. On s’en convaincra à la lecture du dossier spécial de Panos Caraïbes sur le VIH-sida en Haïti. Un blog gay comme le nôtre ne pouvait pas faire l’impasse sur ce dossier d’une cinquantaine de pages, fût-ce avec plusieurs mois de retard. L’oubli est maintenant réparé.

Philca / MensGo
(via Haiti Press Network du 21 octobre 2008)

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Photo de Barbara Hogan

Barbara Hogan veut diffuser les antirétroviraux. Enfin ! © Ministère sud-africain de la Santé.

(Blogmensgo, 20 octobre 2008) Nommée ministre de la Santé le 26 septembre 2008, Barbara Hogan prend le VIH, la prévention antisida et la diffusion des antirétroviraux avec tout le sérieux qui s’impose. Exactement l’inverse de la précédente ministre sud-africaine de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang.

L’Afrique du Sud compte 5,5 millions de séropositifs sur 49 millions d’habitants. Le pays de Mandela est celui où l’on recense le plus de séropositifs au monde, selon les statistiques officielles. Or, Mme Manto Tshabalala-Msimang et le précédent gouvernement considéraient avec suspicion les antirétroviraux, dont ils avaient gelé la diffusion en Afrique du Sud. Pis encore, l’ancienne ministre préconisait contre le sida des traitements farfelus à base d’huiles essentielles et de plantes potagères.

La nouvelle ministre a décidé de réactiver illico la stratégie sud-africaine de lutte contre le sida. Selon elle, « les principaux défis sanitaires » de son pays sont « la crise du VIH et l’exacerbation de la crise de la tuberculose qui en découle ». On ne saurait mieux dire.

Philca / MensGo
(via Le Monde du 15 octobre 2008)

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(Blogmensgo, 17 octobre 2008) Après Brad Pitt et Stephen Spielberg (cf. notre article du 26 septembre 2008), la lutte contre l’annulation du mariage gay en Californie revendique deux nouvelles figures de proue. Et non des moindres, puisqu’il s’agit de l’acteur gay américain T.R. Knight et de son compatriote Sergey Brin, cofondateur et PDG de Google.

Photo de T.R. Knight

Le docteur Knight a versé une potion magique de 50 000 dollars contre l'homophobie. © ABC.

Knight et Brin militent contre cette fameuse proposition n° 8, qui sera soumise à référendum en Californie en même temps que le scrutin présidentiel du 4 novembre 2008. La proposition n° 8 vise à modifier la constitution californienne afin que seuls soient autorisés les mariages entre deux personnes de sexe différent.

L’acteur de la série TV Grey’s Anatomy, de son vrai nom Theodore Raymond Knight, a offert 50 000 dollars au compte de campagne contre la proposition n° 8.

« Ce sont les conséquences effrayantes et discriminatoires de cette proposition pour nombre de nos salariés qui incitent Google à se prononcer publiquement contre la Proposition n° 8 », explique Sergey Brin dans un message solennel posté le 29 septembre 2008 sur le blog officiel de Google. Et Brin d’enfoncer le clou : « On ne peut ôter aux gens, quelle que soit leur sexualité, le droit fondamental d’épouser la personne qu’ils aiment. »

La déclaration de Sergey Brin est d’autant plus marquante que Google s’interdit en principe toute prise de position sur des sujets de société.

Plusieurs entreprises américaines militent elles aussi contre la proposition n° 8. C’est notamment le cas du quotidien The New York Times et de la marque d’habillement Levi Strauss.

Philca / MensGo
(via VNUnet.fr du 30 septembre et The Advocate du 9 octobre 2008)


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Photo de Jaime Gama

Jaime Gama, président du Parlement portugais, mesure la petitesse du score. © 2008, Assemblée de la République.

(Blogmensgo, 14 octobre 2008) Le Parlement portugais s’est prononcé, le 10 octobre 2008, contre deux propositions de loi visant à légaliser le mariage homosexuel. Les textes étaient présentés par deux partis ultraminoritaires.

Sur les 230 parlementaires composant l’Assemblée de la République, seuls 11 ont voté pour le texte présenté par le Bloc de gauche et 17 pour celui des Verts ; la proposition écologiste excluait néanmoins tout droit à l’homoparentalité. Le Parti socialiste (au pouvoir) n’a soutenu aucune des deux propositions de loi, bien qu’il rejette toute homophobie, estimant que la population n’est pas encore prête à accepter le mariage gay ou lesbien.

Les élus du Portugal semblent être en contradiction flagrante avec la population, si l’on en croit les résultats d’un sondage de l’université de Coimbra, publiés le jour même. Le mariage homosexuel suscite 42 % d’opinions favorables, contre 53 % d’opinions défavorables.

Deux députés socialistes ont tout de même voté pour l’adoption des deux textes, qui prévoyaient de modifier le code civil pour permettre le mariage entre deux personnes du même sexe.

Philca / MensGo
(via La Presse canadienne, Pink Cross et 7 sur 7 du 10 octobre 2008)


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