Archives pour la catégorie “Sexualité”
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 Le Malien Michel Sidibé (photo) est le nouveau directeur exécutif de l'Onusida, où il succède à Peter Piot. © Onusida.
(Blogmensgo, 1er décembre 2008) Vingt ans après, la Journée mondiale de lutte contre le sida livre un bilan mitigé de la lutte contre la pandémie. Si d’incontestables progrès ont été enregistrés, il manque toujours un vaccin préventif, les traitements curatifs demeurent onéreux et lourds, l’accès aux soins n’a rien d’universel, la prévention et la prophylaxie laissent beaucoup à désirer.
La fiche d’informations spéciale 1er décembre 2008 (en PDF) de World Aids Campaign répertorie un certain nombre d’éléments qui posent encore problème. On y apprend ainsi que, dans le tiers monde (pays les moins avancés et pays à revenu intermédiaire), seules 31 % des personnes infectées reçoivent le traitement dont elles ont besoin ; que des discriminations à l’encontre des séropositifs perdurent dans un tiers des pays du globe ; ou encore que la législation de certains pays interdit toute action thérapeutique en faveur de minorités comme les toxicomanes ou les gays.
En France, l’association Aides et l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS) étudient pendant deux ans, depuis la mi-novembre 2008, « la faisabilité d’une stratégie de dépistage non médicalisé par test rapide auprès d’homosexuels masculins ». L’expérience, intitulée ANRS Com’ Test, porte sur un kit individuel de dépistage du VIH. Ce matériel, qui permet de prélever et d’analyser une goutte de sang au bout du doigt, ressemble assez au kit qu’utilisent les diabétiques insulinodépendants.
Dossier de l’ANRS | article du Monde
Toujours en France, la proportion d’homosexuels contaminés lors de rapports sexuels a progressé, parmi les diagnostics nouveaux de séropositivité, de 26 % en 2003 à 38 % en 2007. En valeur absolue, les découvertes de séropositivité parmi les homosexuels se sont stabilisées à environ 2 500 cas en 2007, chiffre à la baisse pour la première fois depuis 2004. Même si les hétérosexuels représentent 60 % des nouveaux cas de séropositivité, la progression du taux d’homosexuels nouvellement diagnostiqués atteste un inquiétant relâchement de la prophylaxie. Pis encore : la prévalence du VIH (taux de contamination) chez les gays est quatre-vingt-dix fois supérieure à celle des hétéros !
En attendant, c’est en Afrique du Sud que l’on recense le plus grand nombre de sidéens. Mais des chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pensent avoir trouvé le moyen d’y réduire de 95 % le nombre de séropositifs. Pour en savoir plus, lire cet article du Monde (26 novembre 2008).
Et pour terminer, voici trois autres liens utiles.
- Une page spéciale de l’Unesco pour cette journée, avec de nombreux liens.
- Une interview de Luc Montagnier, codécouvreur du VIH et lauréat du prix Nobel de Médecine 2008.
- Une interview de Peter Piot, futur ex-directeur exécutif de l’Onusida.
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Monde du 25 novembre, World Aids Campaign, Libération et Le Monde du 1er décembre 2008)
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(Blogmensgo, 27 novembre 2008) La Papouasie, province la plus pauvre d’Indonésie, envisage d’identifier les séropositifs « sexuellement agressifs » en leur implantant sous la peau des puces électroniques émettant des radiofréquences, exactement comme pour le bétail. Cette mesure vise officiellement à lutter contre la propagation du VIH.
 Et si l'on commençait par responsabiliser les députés papous ? © Worldaidscampaign.org/fr.
L’assemblée provinciale de Papouasie a l’intention de promulguer une telle loi dès le mois de décembre 2008. Le texte imposerait en outre des peines pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars d’amende et six mois de prison à toute personne qui contamine volontairement autrui.
En Papouasie, la prévalence du VIH atteint 61 cas pour 100 000 personnes, soit quinze fois plus que dans le reste d’un pays où l’on recense 290 000 cas de séropositivité.
Commentaire : Les députés papous ont-ils réfléchi au coût d’une telle mesure ? Ont-ils songé qu’il serait beaucoup plus productif – et intelligent – d’investir de l’argent dans des opérations d’information et de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles plutôt que de jouer les Daktari de pacotille ? Le Parlement de Papouasie chercherait-il à concurrencer le Parlement de Bahreïn dans la conquête du Graal homophobe ?
Philca / MensGo
(via toute la presse du 24 novembre 2008, dont Métro Montréal)
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(Blogmensgo, 3 novembre 2008) Une maison nommée House34 ? Pas de doute, il s’agit de cet édifice virtuel construit sur le Net à l’intention des personnes séropositives ou sidéennes. Quels que soient son sexe et sa sexualité, on y trouve réponse à toutes les questions ou préoccupations, en français ou en allemand.
 House34 : par écrit et sans musique, on en prend plein les yeux et ça repose les oreilles. © House34.ch.
Il s’agit plus précisément d’un salon de tchatche, où l’on cause – par écrit – de manière anonyme, à deux ou à plusieurs. L’ouverture d’un « compte de colocataire » est gratuite et, précise le serveur, l’adresse de messagerie demandée ne sert qu’à des fins strictement techniques.
Une fois inscrit, on se retrouve dans une maison virtuelle où de nombreux éléments visuels sont cliquables. En cliquant sur un tableau noir, j’ai par exemple pu lire un message évoquant la tenue, les 6 et 7 novembre 2008, du « 4e Forum sida suisse d’ASS, OFSP et CFPS » à la Folkshaus de Zurich (Suisse). Dommage que l’on ne puisse pas copier certaines informations pour cause d’interface en Flash. Seuls peuvent être copiés les liens HTML. Alors je copie-colle volontiers celui des organisateurs de la manifestation sus-mentionnée : www.aids.ch.
De nombreux éléments cliquables débouchent sur des informations théoriques, pratiques et abondantes (dans l’espace bibliothèque), assorties de liens internes ou externes au site. Là encore, dommage que les infos internes ne puissent être copiées pour lecture à tête reposée ou transmission à des parents ou amis.
Et pour terminer, trois petites astuces. Primo, il semble plus simple de naviguer en cliquant d’abord sur l’étage (premier ou deuxième), puis sur l’intitulé de la pièce, grâce au plan au-dessous des éléments en Flash. Secundo, penser à activer l’historique des messages (en cliquant dessus) quand on est en phase de tchatche. Tertio, bien cliquer sur la bonne langue avant d’entrer dans le site ; sinon, les francophones se font propulser en germanophonie.
Bref, on est en présence d’un site tout récent, dont les quelques imperfections de jeunesse sont très largement compensées par la qualité du graphisme, l’abondance des informations et la disponibilité des répondants. Cette URL peut d’ores et déjà être considérée comme une adresse majeure pour obtenir des infos. Il me semble que par sa conception, son graphisme et son fonctionnement, ce site devrait beaucoup plaire aux adolescents et aux jeunes adultes.
Philca / MensGo
(via 20 minutes du 30 octobre 2008)
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(Blogmensgo, 21 octobre 2008) Haiti Press Network signale la publication, par l’institut Panos Caraïbes, d’un dossier de presse intitulé Homosexualité masculine et VIH-sida en Haïti. Daté janvier 2008 et téléchargeable en PDF, le dossier stigmatise l’omerta des pouvoirs publics et ses effroyables conséquences sanitaires.
 En Haïti, pas de lutte antisida réussie sans éradication de l'homophobie ! © 2000, Panos / Fritznel Octave.
L’homosexualité ? « La société haïtienne majoritairement homophobe en parle dans les coulisses, résume Panos Caraïbes, mais le débat au niveau national n’est pas encore posé. Nos décideurs, à divers niveaux, semblent n’y accorder aucune attention. Sciemment ou inconsciemment. » Encore faut-il préciser que l’homosexualité a récemment fait l’actualité des médias haïtiens : lorsque Michèle Pierre-Louis s’est présentée au poste de Premier ministre, les sénateurs ont aussitôt brandi comme un épouvantail son homosexualité présumée.
Dans ce pays où « 30 % seulement de ceux qui en ont besoin » reçoivent des antirétroviraux, les homosexuels font figure d’exclus parmi les exclus : « les services pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes sont très limités ou n’existent pas », déplore Panos, qui préconise la prise en compte de cette population dans les programmes de prévention et de soins spécifiques. De plus, « les stigmatisations et les discriminations exercées à l’encontre des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes renforcent leur vulnérabilité et les exposent encore plus au risque d’infection » par le VIH. Et Panos de pointer du doigt, au sujet de la population gay, le terrible mutisme de certaines institutions soi-disant spécialisées dans la lutte contre la pandémie.
Bref, tout reste à faire en Haïti. On s’en convaincra à la lecture du dossier spécial de Panos Caraïbes sur le VIH-sida en Haïti. Un blog gay comme le nôtre ne pouvait pas faire l’impasse sur ce dossier d’une cinquantaine de pages, fût-ce avec plusieurs mois de retard. L’oubli est maintenant réparé.
Philca / MensGo
(via Haiti Press Network du 21 octobre 2008)
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 Existrans 2008, pour que Paris soit beau (ou belle). © Existrans.org.
(Blogmensgo, 10 octobre 2008) Dans la famille LGBT, je demande le T. T, comme transsexuel, transgenre ou intersexe. L’association Resistrans (immatriculée le 20 octobre 2007) organise, le 11 octobre 2008, à Paris, la 12emanifestation Existrans.
Plus de 500 trans et sympathisants sont attendus. Le cortège partira du métro Belleville à 14 heures et se dirigera vers Beaubourg (parcours). L’objet de l’association Resistrans résume à lui seul le programme d’Existrans : « Rassembler les personnes concernées par les revendications contre la psychiatrisation des trans, le diagnostic de dysphorie de genre ou toute autre forme de pathologisation des personnes trans et/ou intersexes ». Il s’agira aussi de lutter contre l’immobilisme des pouvoirs publics en général et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en particulier, qui persistent à considérer la transsexualité comme une maladie mentale.
(Comme ce fut le cas à l’encontre de l’homosexualité, dont je parlais hier ici même.)
La principale revendication sera celle du respect de la dignité : oui, les trans sont des êtres humains normaux. Et ils/elles ont droit, comme tous les êtres humains normaux, à une gestion non infantilisante et non humiliante de leur cas par la loi, la sécurité sociale, l’état civil et le personnel médical, soignant ou enseignant.
En France, on est loin du compte : « Les réponses de la France à la question trans sont l’immobilisme, les psys transphobes, le sensationnalisme des médias, le mépris », explique le communiqué officiel de la manifestation (format HTML ou format PDF).
À noter qu’après la manifestation aura lieu une soirée festive au bar Les Souffleurs (à partir de 20 heures).
<Update> : L’AFP et Google ont mis en ligne, le 11 octobre 2008, un compte rendu de la manifestation à laquelle 400 personnes ont participé au lieu des 500 attendues. </update>
Philca / MensGo
(via France-Info du 10 octobre 2008)
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(Blogmensgo, 3 octobre 2008) En Chine, les contaminations au VIH par des rapports homosexuels sont passées de 0,4 % en 2005 à 3,3 % en 2007, tandis que la contamination par relations hétérosexuelles passait de 11 % à 38 % des cas sur la même période. Tels sont deux faits saillants d’une étude dirigée par Linqi Zhang (Centre de recherche sur le sida de l’Académie chinoise des sciences médicales de Pékin), publiée le 2 octobre 2008 par la revue Nature (résumé gratuit, étude complète payante).
 N'attrapez pas le sida, sinon on vous emprisonne dans les statistiques ! © 2006, Chine-informations.com.
Le quotidien français Le Monde évoque les principales raisons incitant à douter de la véracité des chiffres et faisant craindre une très notable sous-évaluation de la pandémie dans l’empire du Milieu. Voici, à mon avis, une supplémentaire : rares sont les Chinois qui osent avouer leur homosexualité ; on peut présumer que la cause d’une contamination consécutive à un rapport homosexuel sera volontiers maquillée, par le déclarant, en quelque chose de moins discriminant d’un point de vue social.
Philca / MensGo
(via Le Monde du 2 octobre 2008)
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 Louis-Georges Tin scrute les hétéros, leurs cultures et leurs comportements. © Heterosexualite.blogs.liberation.fr.
(Blogmensgo, 23 septembre 2008) Normalien, militant LGBT et exégète de l’homophobie ? Pas de doute, il s’agit de Louis-Georges Tin, qui dirigea un monumental Dictionnaire de l’homophobie publiée en 2003 aux Presses universitaires de France (PUF).
L’universitaire militant nous revient, cette fois-ci sous la forme d’un blogueur spécialiste de… l’hétérosexualité. Depuis le 10 septembre 2008, son Observatoire de l’hétérosexualité ausculte l’hétérosexualité et la culture hétérosexuelle sous toutes leurs formes, estimant que « l’hétérosexualité est une question trop importante pour qu’on la laisse aux seuls hétérosexuels ». Louis-Georges Tin y questionne une posture peu encline à s’interroger sur elle-même, tout occupée qu’elle est à porter son regard ailleurs.
Tous les sujets y passent, depuis la notion même d’hétérosexualité jusqu’aux récentes manifestations de la « Straight Pride » aux États-Unis. On y parle aussi, bien, sûr, par ricochet, dans les articles comme dans les réactions, d’homosexualité.
Le propos de Louis-Georges Tin est pertinent, souvent inattendu, parfois brillant. Dommage que l’affichage du texte, blanc sur fond noir, ait tendance à fusiller les yeux.
Philca / MensGo
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 Si vous êtes homophile, dites 33. Si vous êtes homophobe, dites 22. ©2008 Dialogai.
(Blogmensgo, 22 août 2008) Les médecins ou thérapeutes de Suisse et ceux des zones françaises limitrophes ayant un profil gay-friendly et lesbian-friendly sont invités à se faire connaître ! Il ne s’agit pas là d’un canular, mais d’une information très sérieuse.
L’association homosexuelle suisse Dialogai procède en effet à la réactualisation de son annuaire des praticiens respectueux de l’orientation sexuelle de leurs patients. On trouvera les coordonnées de Dialogai ici et là.
Philca / MensGo
(via Dialogai, 20 août 2008)
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 Demain, je me fais opérer-rembourser le devant ! © Kathi Kremser (CSD 2007 à Berlin).
(Blogmensgo, 21 août 2008) Le ministre brésilien de la santé, José Temporao, a signé un décret stipulant une prise en charge à 100 % par le système public de santé des opérations de changement de sexe réalisées dans les hôpitaux publics.
Le décret du 19 août 2008 fait suite à une décision de justice imposant le financement de telles opérations par la Sécu. Au Brésil ces opérations étaient légales depuis 1997, mais seulement dans le cadre du système de santé privé. Quelque 250 opérations de ce genre y ont été réalisées, entre 2000 et 2007, sur prescription médicale confirmée par un suivi médicopsychique.
Plusieurs pays, par exemple la France, la Belgique et la Suisse, financent à 100 % la prise en charge chirurgicale et psychiatrique de telles opérations. D’autres pays, à l’image de la Thaïlande, se sont spécialisés dans les opérations de changement de sexe à bas coûts.
Philca / MensGo
(via Yahoo.fr, Romandie News et 20 Minutes.ch du 19 août, Espace généraliste du 21 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Sexualité, associations, santé / bien-être, Événements, tags: ailleurs, événements / manifs, politique, prévention, santé / bien-être, sexe / sexualité, sida

(Blogmensgo, 7 août 2008) Si les pharmacies disposent maintenant d’une trentaine d’antirétroviraux, l’espoir de découvrir prochainement un vaccin préventif contre le sida s’amenuise. En revanche, malgré l’ostensible absence du gouvernement français, la diffusion des traitements commence à se démocratiser dans le monde entier. Tels sont les premiers constats de la conférence internationale sur le sida qui se tient actuellement à Mexico.
La Banque mondiale, le programme d’urgence américain contre le sida (Pepfar) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose sont convenus qu’il fallait à la fois intensifier la diffusion des traitements, afin de répondre à la demande des pays bénéficiaires, et en systématiser la gratuité. La Banque mondiale refusait auparavant d’adopter ce genre de discours.
 L'accès aux antirétroviraux est un droit universel ! ©2008 Universal AIDS Action NOW
Les grands organismes mondiaux de lutte contre la pandémie sont conscients qu’il faut augmenter les budgets tous azimuts pour combattre le VIH : ceux des organisations internationales spécialisées, ceux des États et ceux des ONG. Car si les traitements circulent mieux, les États disposent rarement en quantité suffisante d’un personnel qualifié, et ce sont alors les ONG qui doivent compenser les carences des finances publiques. C’est justement le paradoxe : il est parfois plus facile de trouver des antirétroviraux que de dénicher un praticien capable de les prescrire ou de les administrer.
Tous ont constaté que la période était plus propice à la diffusion des traitements : les médicaments sont plus nombreux, moins chers et plus efficaces qu’auparavant.
En revanche, la chaise vide du gouvernement français aura choqué plus d’un commentateur [1], [2], [3], [4]. En vidant sa chaise, le gouvernement français semble aussi vider une partie de sa caisse. Ainsi le ministère français des Affaires étrangères a-t-il décidé de ne plus octroyer 1 million d’euros par an à l’Agence française de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS), mais seulement 600 000 euros. Ce n’est certes qu’une source minime du financement de cette agence (lire son dossier d’information en PDF), mais la chronologie de cette restriction budgétaire apparaît porteuse de sens.
Philca / MensGo
(via Le Monde et Libération du 5 août, Romandie News et The Journal of the American Medical Association du 6 août et Libération du 7 août 2008)
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 Le Dr Igor Vasyutenok, juste avant l'injection. ©2008 Nikolai Titov (Biélorussie)
(Blogmensgo, 7 août 2008) Dans un article du 6 août 2008, The Journal of the American Medical Association (Jama) se penche sur la prévalence et les conséquences du VIH aux États-Unis, à partir de données récoltées dans 22 États.
Cette étude – la première de ce type – fait apparaître que 56 300 nouveaux cas se sont déclarés aux États-Unis en 2006. Parmi eux, 53 % concernent des hommes ayant des rapports homosexuels et 45 % affectent des personnes noires.
Philca / MensGo
(via The Journal of the American Medical Association du 6 août 2008)
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 En Argentine aussi, on se mobilise. ©Onusida/TangoPhoto/P.Carrera
(Blogmensgo, 30 juillet 2008) Le Rapport sur l’épidémie mondiale de sida, publié le 29 juillet 2008 par l’Onusida, montre de réelles avancées dans la prévention et les thérapies, mais sans baisse significative du nombre de personnes contaminées. Les deux tiers des séropositifs (67 %) vivent en Afrique.
Quelque 2 millions de personnes sont mortes du sida en 2007. Cette maladie est la première cause de mortalité en Afrique, où les femmes représentent 60 % des personnes infectées au VIH.
Le rapport biennal de l’Onusida dénombre environ 33 millions de séropositifs en 2007, dont près de 2,7 millions de nouvelles infections cette année-là contre 3 millions de contaminations en 2001. Des progrès sensibles ont été enregistrés, à l’échelle de la planète, dans les domaines de la prévention (notamment celle de l’enfant à naître), de la sensibilisation et des traitements par antirétroviraux. En revanche, de nombreux pays voient le nombre de nouvelles infections augmenter, par exemple la Chine, l’Indonésie, le Kenya, le Mozambique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Russie, l’Ukraine et le Vietnam.
Pour en savoir plus, on consultera le rapport biennal du 29 juillet 2008, disponible aussi dans un format théoriquement adapté à la lecture en ligne ou encore téléchargeable en fichier zip.
On peut également, cette fois-ci au format PDF, en télécharger un « résumé d’orientation » ou bien télécharger le rapport chapitre par chapitre.
Philca / MensGo
(via Onusida du 29 juillet 2008)
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 Antirétroviraux ou pas, on met sa capote ! © MediaClubSouthAfrica.com / Chris Kirchhoff.
(Blogmensgo, 29 juillet 2008) Les personnes contaminées par le virus du sida vivent en moyenne treize ans de plus, dans les pays développés, depuis que l’on associe les antirétroviraux sous forme de trithérapies. Les traitements ont en outre fait chuter de 40 % la mortalité due au sida. Mais attention, on soigne les séropositifs sans pouvoir faire disparaître le virus d’une manière définitive ! Telles sont les conclusions de deux études scientifiques dont les résultats ont été publiés, le 26 juillet 2008, dans la revue britannique The Lancet.
Une compilation de 14 études en Europe et en Amérique du Nord a comparé le taux de mortalité des personnes soignées par antirétroviraux entre trois périodes : 1996-1999 (premiers balbutiements des combinaisons d’antirétroviraux), 2000-2002 et 2003-2005. Il en ressort qu’à l’âge de 20 ans l’espérance de vie est inférieure d’un tiers chez les personnes infectées par rapport à la population dans son ensemble. À 20 ans, les patients sous antirétroviraux pouvaient espérer vivre jusqu’à 56,1 ans en 1996-1999 et jusqu’à 69,4 ans en 2003-2005 ; l’espérance de vie a donc progressé de treize ans en moins d’une décennie. Avec toutefois de grandes variations au sein de la population, les femmes vivant plus longtemps et les personnes contaminées par injection de drogue vivant moins longtemps que la moyenne des personnes sous antirétroviraux.
La prise d’antirétroviraux n’est pas pour autant synonyme d’immunisation sur le long terme, comme le révèle une autre étude publiée par The Lancet. Des chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie) ont conclu, modèle mathématique à l’appui, que les rapports non protégés entre deux partenaires sérodifférents – dont l’un séropositif sous antirétroviraux – étaient quatre fois plus risqués que les rapports avec préservatif.
 Les deux meilleures protections : la prudence et la capote. © 2006, Unesco / Sabine Detzel.
L’équipe du Dr David Wilson a calculé que sur 10 000 couples sérodifférents ayant chacun 100 relations sexuelles pendant dix ans, on risquait d’obtenir en moyenne 215 contaminations de femme à homme, 425 contaminations d’homme à femme et 3 524 contaminations d’homme à homme. « Le risque de contamination entre partenaires homosexuels masculins est élevé en cas d’expositions répétées », conclut l’étude australienne.
Cette étude transforme ipso facto en idée reçue l’opinion, formulée en janvier 2008 par la Commission fédérale suisse du sida (CFS) et jusque-là consensuelle, selon laquelle certains patients bien traités sous antirétroviraux devenaient sexuellement non contagieux.
Signalons par ailleurs que l’Unesco a lancé une brochure d’information intitulée Édusida, qui vise notamment à « prévenir la propagation du VIH par le biais de l’éducation ». La brochure est téléchargeable au format PDF en français, en anglais, en espagnol, en portugais et dans plusieurs autres langues.
On rappellera enfin que la 17e conférence internationale sur le sida se tiendra du 3 au 8 août 2008 à Mexico.
Philca / MensGo
(via Vedura.fr, Le Point et Romandie News du 24 juillet, Libération du 25 juillet 2008)
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(Blogmensgo, 7 juillet 2008) L’association belge Ex Æquo publie, sous la forme d’une bande dessinée de 60 pages, une brochure d’information et de prévention sur le sida et le VIH. Intitulée Alex et la vie d’après, cette bande dessinée téléchargeable au format PDF est l’œuvre des auteurs français Fabrice Neaud et belge Thierry Robberecht.
Les deux auteurs ont scénarisé les conséquences physiologiques, médicales, psychologiques, prophylactiques, sociales et familiales d’une contamination au VIH/sida. L’histoire s’appuie sur le témoignage de gays séropositifs. On y trouve les adresses, conseils et témoignages indispensables à toute personne concernée, à quelque titre que ce soit, par cette thématique.
Alex et la vie d’après, par Fabrice Neaud et Thierry Robberecht. Association Ex Æquo, 2008, 60 pages, gratuit. Disponible en PDF (format Acrobat), par courriel (info[chez]exaequo[point]be) ou en Belgique par téléphone au 02 736 28 61.
[Crédit photographique : Alex et la vie d’après, © Ex-æquo.]
Philca / MensGo
(via ActuaBD.com du 8 mai 2008)
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(Blogmensgo, 14 mai 2008) Monseigneur Léonard, évêque de Namur (Belgique), affirme n’avoir jamais dit, le 5 avril 2007, que « les homosexuels sont des anormaux ». Le 10 mai 2008, un an après les « faits », le prélat belge explique faire « toujours une claire distinction entre les personnes et un comportement. On peut émettre un jugement négatif sur un comportement, sans pour autant condamner les personnes qui le pratiquent. J’ai donc expliqué que l’homosexualité comme telle correspond à un développement imparfait de la sexualité humaine. »
Question : le jésuitisme correspond-il à un « développement imparfait » du cerveau humain ?
(via Eucharistie miséricordieuse, 10 mai 2008)
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