Archives pour la catégorie “livres”
Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, culture, livres, société, tags: ailleurs, culture, éducation / enseignement, homophobie, livres, mariage gay, société
 1 prince + 1 prince = 1 polémique. © Tricycle Press.
(Blogmensgo, 12 novembre 2008) Et si les électeurs californiens avaient décidé d’interdire le mariage homosexuel à cause d’un livre pour enfants ? Les partisans de la fameuse Proposition n° 8 – adoptée par référendum à une courte majorité de 52,5 % – ne se sont pas privés de brandir, en guise d’épouvantail, le livre pour enfants King & King (fiche Wikipédia) sous prétexte qu’il risque traumatiser ses jeunes lecteurs.
Ce livre est l’adaptation américaine d’un livre de Linda de Haan et Stern Nijland initialement publié aux Pays-Bas. Il raconte comment un jeune prince en âge de se marier tombe amoureux d’un autre jeune prince. Le livre, disponible dans de nombreuses bibliothèques, est parfois inscrit au programme de certains établissements scolaires. En 2006, une plainte fédérale déposée contre une école du Massachusetts par des parents d’enfants âgés de 7 ans a été classée sans suite, au motif qu’elle était contraire au principe de diversité nationale.
Et en Californie ? Des partisans de la Proposition n° 8 ont prétendu que de tels livres risquaient de perturber gravement le développement psychique des enfants. Sous-entendu : le mariage gay aussi, hein, il risque aussi de perturber gravement nos chers bambins et de dévoyer nos petits jeunes. Bref, des arguments décérébrants pour un public déjà décérébré…
Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 7 novembre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, culture, livres, société, tags: ailleurs, culture, éducation / enseignement, homophobie, livres, people, société
(Blogmensgo, 23 octobre 2008) Enfin une affaire d’homophobie qui se termine bien. L’histoire se passe au Canada, dans la province du Nouveau-Brunswick.
 Alex Sánchez, vainqueur de l'homophobie par KO éducatif. © Bill Hitz
Alex Sánchez n’est pas un conférencier comme les autres. Il est gay, il est militant, il est écrivain et l’homosexualité est son thème de prédilection, dans ses livres pour la jeunesse comme dans les établissements scolaires. Jusque-là, rien que de très banal. Ce qui l’est moins, c’est le paradoxe suivant : une mesure homophobe l’a privé de conférence, mais la peur d’accusations d’homophobie lui a rouvert le chemin des écoles.
En clair, Alex Sánchez donnait des conférences en milieu scolaire afin d’aider les jeunes gays à se sentir mieux dans leur homosexualité et dans leur environnement. L’auteur américano-mexicain devait notamment se produire au lycée de St Stephen et dans plusieurs établissements de la région. Des parents d’élèves et plusieurs directeurs d’établissements, estimant que les collégiens et lycéens n’étaient pas mûrs pour entendre parler d’homosexualité, ont demandé et obtenu l’annulation des conférences de Sánchez. Fin du premier acte.
Une campagne de mobilisation s’est ensuivie contre le directeur régional de l’Éducation, Keith Pierce, et contre des chefs d’établissement hostiles aux conférences de l’écrivain gay militant. Craignant des accusations d’homophobie, ils ont finalement levé l’interdiction qui frappait Alex Sánchez. Keith Pierce serait même devenu un fervent supporter de notre écrivain gay anglophone après l’avoir entendu prononcer une de ses conférences.
Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 11 octobre et du 23 octobre 2008)
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 Et votre père, vous l'aimiez... physiquement ? © Amazon.com.
(Blogmensgo, 9 octobre 2008) C’est dans les années 1970 que les psychologues, psychiatres et psychanalystes américains cessèrent de considérer l’homosexualité comme une pathologie. Le livre American Psychiatry and Homosexuality : An Oral History, publié chez Haworth Press et codirigé par Jack Drescher et Joseph P. Merlino, relate cette rupture idéologique en l’observant par le petit bout de la lorgnette (fiches Amazon.com et Amazon.fr).
Les auteurs racontent la mue idéologique de l’American Psychiatric Association (APA) à travers les portraits de dix-sept protagonistes. Pour en savoir plus concernant cette évocation anecdotique, cf. l’instructif compte rendu analytique du livre sur Nonfiction.fr. Le livre date certes de 2007, mais il reste d’actualité au regard de l’Histoire.
Les anglophones profiteront de l’occasion pour jeter un coup d’œil à deux ouvrages codirigés par Jack Drescher et récemment parus : British Lesbian, Gay, and Bisexual Psychologies: Theory, Research, and Practice (éd. Haworth Medical Press, juillet 2007, fiche Amazon.fr) et Activism and LGBT Psychology (éd. Routledge, août 2008, fiche Amazon.fr).
Philca / MensGo
(via Nonfiction.fr du 7 octobre 2008)
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 La revue se lance dans une chasse concrète aux textes sur l'homosexualité dans la littérature. © Valérie Constantin.
(Blogmensgo, 18 septembre 2008) Toute une revue consacrée à l’homosexualité dans la littérature ? C’est ce que se propose de faire l’éditeur français Le Chasseur abstrait dans la dixième livraison – date non précisée, sans doute en 2009 – de ses Cahiers de la Ral,m. Le numéro 10 s’intitulera « Homosexualité(s) et littérature ».
(Ral,m signifie Revue d’art et de littérature, musique.)
L’éditeur lance dès maintenant un « appel à contributions », assorti d’une longue, érudite et brillante synthèse signée Benoît Pivert, de l’université de Paris-XI. Dans cette introduction, l’universitaire évoque toute la littérature homosexuelle, qu’elle soit gay ou lesbienne, française ou étrangère, récente ou antique, connue ou confidentielle. Soit autant de pistes pour d’éventuels articles.
Benoît Pivert s’interroge notamment sur ce qui a suscité la notoriété et la banalisation de la littérature homosexuelle, passant en revue diverses hypothèses ou possibilités. On aurait tendance à y ajouter trois éléments de la double décennie 1980-1990 : le retrait de l’homosexualité comme maladie mentale par l’Organisation mondiale de la santé ; la propagation du sida et le succès concomitant d’écrivains et cinéastes tels que Cyril Collard et Hervé Guibert qui placèrent la pandémie au centre de leur production ; l’élévation du niveau de vie, qui a contribué à une plus grande diffusion des œuvres d’auteurs homosexuels. Et l’on pourrait ajouter, au titre de la décennie en cours, l’apport d’Internet à la propagation des livres neufs et d’occasion.
Les textes devront être envoyés au plus tard le 31 décembre 2008, selon Fabula.org. Pour connaître les modalités de publication, le plus simple est de contacter Valérie Constantin, directrice de cette revue dont chaque livraison s’étend sur deux cents à quatre cents pages environ.
Philca / MensGo
(via Fabula.org du 17 septembre 2008)
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 Tristan Garcia évoque, dans son premier roman, les années sida qu'il n'a pas connues. © Gallimard.
(Blogmensgo, 3 septembre 2008) Tristan Garcia faisait parler de lui avant même la publication, le 25 août 2008, de son premier roman. Parce qu’il est très jeune (27 ans) et parce que La Meilleure part des hommes est un livre ambitieux, qui évoque le Paris de la décennie 1980 à travers le prisme de l’homosexualité et de l’émergence du sida.
Années quatre-vingt, années sida – que l’auteur reconstruit par la plume à défaut de les avoir vécues autrement qu’en culotte courte. Le battage médiatique est intense, peu habituel pour un premier roman et pour un très jeune écrivain.
Que vaut ce roman ? On pourra s’en faire une idée en lisant quelques extraits du livre chez Gallimard, dans l’édition française de Métro (plus complet), chez Télérama ou chez Lignes de fuite. Gallimard en propose aussi un extrait audio lu par Éric Ruf.
 Gallimard n'aura pas ménagé sa peine pour faire connaître son poulain. Au risque de provoquer une indigestion. © Gallimard.
On peut aussi voir et entendre Tristan Garcia sur le site de son éditeur Gallimard, ou bien ici, dans le cadre d’une série d’interviews en vidéo réalisées par Médiapart (info signalée par Lignes de fuite du 26 août), où encore lire le portrait que lui consacre Le Figaro.
La plupart des critiques actionnent le dithyrambe à l’égard de ce livre comme le plâtrier manie la truelle. Presque tous les avis sont élogieux, à l’image de ce papier de Télérama (URL fournie par le blog de Wrath) qui présente au moins l’avantage de bien résumer l’atmosphère du livre.
Et pour terminer, quelques avis de blogs que l’on apprécie : Lignes de fuite et la toute jeune revue Tina estiment en substance que le livre de Garcia, ni daube ni chef-d’œuvre, pâtit d’une promotion tonitruante et sans finesse.
<Update> du 3 novembre 2008. Enfin un blogueur de qualité qui n’aime pas ce livre. En l’occurrence, Luc le Belge alias Gay Kosmopol a détesté le bouquin de Tristan Garcia. « Pouah que c’est mal écrit », résume Luc. </Update>
Mais le plus simple, pour se faire un avis circonstancié au sujet de ce premier roman, serait de le lire soi-même…
La Meilleure part des hommes, roman de Tristan Garcia. Gallimard, coll. Blanche, août 2008, 320 pages, 18,50 euros. ISBN 9782070120642.
Philca / MensGo
(via tous les liens ci-dessus, août et septembre 2008)
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 Après un prix de la SGDL en 2007 pour son dernier roman, Hugo Marsan renoue avec la librairie par le biais d'une réédition. © 2008, H&O Éditions.
(Blogmensgo, 3 septembre 2008) Publié pour la première fois en 1990, Le Labyrinthe au coucher du soleil n’était plus disponible depuis bien longtemps et le site de son auteur, Hugo Marsan, signalait depuis des années qu’il s’offre à une réédition.
Ce sera chose faite à compter du 8 octobre 2008. La maison H&O Éditions publiera le livre au format poche, comme ceux d’écrivains aussi connus qu’Yves Navarre, Jean-Louis Bory ou Verlaine.
Ci-dessous, le texte de la quatrième de couverture :
« Le Labyrinthe au coucher du soleil est le récit d’un amour hors du commun entre un père de hasard et le fils qu’il s’est donné.
Arrivé à cinquante ans, cet homme quitte soudain son compagnon de longue date pour épouser une jeune femme enceinte qu’il persuade de garder son enfant. Pendant plus de vingt ans, devenu le père d’un fils qui n’est pas le sien, il relate dans son journal l’insensé désir de survie qu’exprime en filigrane cet amour paternel tenté par l’absolu.
Hanté par les légendes antiques, Hugo Marsan affronte avec lucidité, lyrisme et perspicacité l’histoire de Lucien, l’enfant-roi, tiraillé entre ce père omniprésent et une mère que les responsabilités effraient. »
Espérons que le site d’Hugo Marsan profitera de l’occasion pour se mettre à jour. L’ancien rédacteur en chef de Gai Pied n’hésite pas à y remettre en cause un certain nombre d’idées reçues – ce qui nous change des bêlements consensuels dictés par des services marketing décérébrés.
Le Labyrinthe au coucher du soleil, d’Hugo Marsan. H&O Éditions, coll. Poche, 8,20 euros, octobre 2008 (l’édition originale de 1990 est épuisée).
Philca / MensGo
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, associations, livres, société, tags: ailleurs, associations, coming out, homophobie, livres, religion, société
 Nguyen Van Dung : ma vie, ma bataille. © Tin247.com.
(Blogmensgo, 29 août 2008) Nguyen Van Dung, 41 ans, n’est pas un militant LGBT vietnamien comme les autres. Pour faire avancer les idées qu’il défend, il n’a pas hésité à raconter sa vie et ses galères d’homosexuel dans une biographie dont la notoriété est inversement proportionnelle au tirage minuscule.
Bong, on l’appelle bong. Ce mot désigne les homosexuels en argot vietnamien. C’est aussi le titre d’un livre-témoignage de 350 pages que notre héros militant a fait rédiger par deux journalistes, Hoang Nguyen et Doan Trang, qui l’ont interviewé pendant des centaines d’heures. Le livre ne laisse dans l’ombre presque aucuns détails, fussent-ils d’ordre sexuel. Mais il s’agit surtout d’un livre de société, que le personnage central a publié afin de faire bouger les choses dans son pays.
Au Vietnam, l’homosexualité est un sujet quasi tabou et rares sont les Vietnamiens qui osent révéler leur homosexualité. Même au sein de leur famille. Nguyen Van Dung passait d’ailleurs, jusqu’à récemment, pour un bourreau des cœurs… féminins ! La pression sociale et la norme confucéenne sont telles que si c’était à refaire, Nguyen Van Dung préférerait être hétérosexuel – donc considéré, au Vietnam, comme un homme à part entière.
 Tirage à 2 000 exemplaires, notoriété mondiale. © Baodatviet.vn.
Nguyen Van Dung a créé, en 2007, une association LGBT à Hanoï, où il réside. L’association Thong Xanh (Pin vert) aide les gays et les lesbiennes à trouver leur place – et, le cas échéant, à obtenir des soins médicaux – au sein de la société vietnamienne.
L’expérience de Nguyen Van Dung pourrait faire tache d’huile, puisque l’on annonce déjà la parution d’un autre livre ayant pour thème principal l’homosexualité. Il émanera cette fois-ci de Pham Thanh Trung, qui fut violé lorsqu’il était adolescent.
Philca / MensGo
(via BusinessWorld Weekender des 15 et 16 août, L’Orient le Jour et E-llico du 19 août, Agence vietnamienne de presse du 23 août et Vietnamnet Bridge du 24 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, culture, livres, tags: ailleurs, culture, homophobie, livres, people, prévention, sexe / sexualité, sida
 Lire Aids Sutra: Untold Stories from India pour ne pas avoir l'air dinde. © Random House
(Blogmensgo, 13 août 2008) Les éditions Random House et leurs filiales publient, le 4 septembre 2008, un livre collectif intitulé Aids Sutra: Untold Stories from India. Cet ouvrage a pour double originalité d’être cosigné par 16 auteurs indiens majeurs et d’être publié au profit d’un fonds d’aide indien aux enfants sidéens.
Le livre rassemble tous les genres journalistiques et documentaires. Objectif : illustrer les conséquences du VIH et du sida dans la vie quotidienne de multiples « héros » anonymes. Le texte de Kiran Desai (photo) s’intéresse ainsi aux « travailleurs du sexe » dans l’État d’Andra Pradesh, où le sida fait des ravages, et celui de Salman Rushdie parle des eunuques et du phénomène transgenre à Bombay (alias Mumbai, selon la nouvelle dénomination officielle). La plume des quatorze autres écrivains se saisit de protagonistes aussi divers que les homosexuels, les toxicomanes, les femmes au foyer, les policiers et les membres de groupes d’autodéfense.
Malgré 5,2 millions de séropositifs en Inde, le sida demeure un sujet tellement tabou dans ce pays que les séropositifs y subissent une discrimination tous azimuts, y compris à l’hôpital, à l’école voire dans leur propre famille. En Inde, le sida est l’objet d’une constante stigmatisation lorsqu’il n’est pas tout simplement nié.
 Kiran Desai met sa tête au service du cœur. © Éditions des 2 Terres
L’éditeur reversera environ deux dollars par exemplaire (le livre coûte 8,99 livres sterling au Royaume-Uni, soit environ 11,5 euros) à un fonds d’aide indien aux orphelins sidéens. Vous ferez coup double en achetant ce livre : une bonne action et… une salutaire révision d’anglais.
Aids Sutra: Untold Stories from India, ouvrage collectif (préface d’Amartya Sen [prix Nobel d’économie] et textes de Salman Rushdie, Siddharth Deb, Kiran Desai, Nikita Lalwani, Vikram Seth, Nalini Jones, Shobhaa De, Sunil Ganguly, Aman Sethi, Amit Chaudhuri, Mukul Kesavan, Jaspreet Singh, William Dalrymple, Sonia Faleiro, Siddharth Dhanwant Sanghvi et Ambai). Publié en Inde par Random House, au Royaume-Uni par Vintage et aux États-Unis par Anchor Books, 2008 (4 septembre), 352 pages, 8,99 livres sterling. EAN 9780099526582.
Philca / MensGo
(via Random House [sans date], BBC News du 12 août et Actualitté du 13 août 2008)
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(Blogmensgo, 24 juillet 2008) La commune de Blainville-sur-Mer, dans la Manche, devrait être un lieu de villégiature sans histoires ni béton. Pour Évelyne, ce sera un lieu de villégiature six pieds sous terre. Pour sa compagne Ghislaine, ce sera un lieu d’embarquement vers l’enfer, billet de retour non fourni. Et pour les promoteurs-constructeurs, ce sera béton marron. Jusqu’à l’entrée en scène du commandant Richard Zamanski, superflic et empêcheur de tuer et de violer en rond, qui mettra au jour bien plus qu’une simple affaire d’homicides. Telle est l’intrigue du dernier roman d’Alain Wagneur, Hécatombe-les-Bains, paru en janvier 2008 chez Actes Sud.
Alain Wagneur est directeur d’école écrivain et écrivain directeur d’école. Ce spécialiste du polar a visiblement séduit Média-G, qui « recommande » la lecture d’Hécatombe-les-Bains. Et l’Observatoire du traitement de l’homosexualité dans les médias de préciser : « La place de l’homosexualité, avec un couple de femmes assez central, est étonnante mais tout à fait bienvenue. »

Hécatombe-les-Bains, par Alain Wagneur. Actes Sud, coll. Babel noir, 2008, 380 pages, 10,50 euros (ISBN 978-2-7427-7219-3).
[Crédit photographique : Hécatombe-les-Bains, par Alain Wagneur. Livre © Actes Sud, photo de l’auteur © Alain Wagneur.]
Philca / MensGo
(via Actes Sud de janvier et Média-G du 19 juillet 2008)
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(Blogmensgo, 7 juillet 2008) Megan Clark est une joueuse de tennis australienne de niveau international moyen, donc aux revenus modestes. Catherine Tanvier fut une joueuse de tennis française « spécialiste du double », c’est-à-dire mal classée et chichement rémunérée en simples dames. Megan est reniée par une famille ultrareligieuse qui n’accepte pas son homosexualité. Catherine est poursuivie par le fisc français, qui lui réclame l’intégralité de ses gains.
Les similitudes s’arrêtent là ; Megan est un personnage de roman, Catherine en est l’auteure. Le Tour de ma vie est à la fois son deuxième livre et son premier roman. Nul doute qu’il s’inspire largement de la « vraie vie » de Catherine Tanvier. On y découvrira aussi les heurs et malheurs de l’homosexualité au féminin.

Le Tour de ma vie, par Catherine Tanvier. Éditions du Panama, 2008, 512 pages, 19 euros.
[Crédit photographique : Le Tour de ma vie, image piquée sur Amazon.fr. Catherine Tanvier sur les courts, © DR]
Philca / MensGo
(via France Soir du 30 juin 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Sexualité, associations, livres, santé / bien-être, tags: associations, livres, prévention, santé / bien-être, sexe / sexualité, sida
(Blogmensgo, 7 juillet 2008) L’association belge Ex Æquo publie, sous la forme d’une bande dessinée de 60 pages, une brochure d’information et de prévention sur le sida et le VIH. Intitulée Alex et la vie d’après, cette bande dessinée téléchargeable au format PDF est l’œuvre des auteurs français Fabrice Neaud et belge Thierry Robberecht.
Les deux auteurs ont scénarisé les conséquences physiologiques, médicales, psychologiques, prophylactiques, sociales et familiales d’une contamination au VIH/sida. L’histoire s’appuie sur le témoignage de gays séropositifs. On y trouve les adresses, conseils et témoignages indispensables à toute personne concernée, à quelque titre que ce soit, par cette thématique.
Alex et la vie d’après, par Fabrice Neaud et Thierry Robberecht. Association Ex Æquo, 2008, 60 pages, gratuit. Disponible en PDF (format Acrobat), par courriel (info[chez]exaequo[point]be) ou en Belgique par téléphone au 02 736 28 61.
[Crédit photographique : Alex et la vie d’après, © Ex-æquo.]
Philca / MensGo
(via ActuaBD.com du 8 mai 2008)
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(Blogmensgo, 12 juin 2008) L’écrivain britannique Alan Hollinghurst ne récuse pas son homosexualité, mais il préfère être considéré comme un simple écrivain plutôt que comme un écrivain gay. Son roman The Line of Beauty a obtenu en 2004 le Man Booker Prize, considéré comme la plus prestigieuse distinction littéraire britannique.
Le Livre de poche en a publié, le 9 avril 2008, la traduction française signée Jean Guiloineau et intitulée La Ligne de beauté.
Le livre raconte la vie d’un étudiant provincial d’extraction modeste, Nick Guest, venu étudier à Londres où il loge chez une famille de la grande bourgeoisie, les Fedden. L’auteur livre une fresque des années frasques, celles du début de la décennie 1980 au thatchérisme triomphant, mais aussi celles qui virent émerger le sida et son sinistre cortège. Nick est gay, de même que le fils de famille, Toby Fedden. Pour en savoir plus, il ne vous reste qu’à lire les six cent quarante pages du roman…

La Ligne de beauté , d’Alan Hollinghurst. Traduit de l’anglais (britannique) par Jean Guiloineau. Paris, Le Livre de Poche, avril 2008, 635 pages, 6,95 euros. ISBN 9782253118060.
[Crédit photographique : Booker Prize (Alan Hollinghurst) et Le Livre de Poche (livre).]
Philca / MensGo
(via Parutions.com du 4 juin 2008)
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(Blogmensgo, 6 juin 2008) Yaoi ? Shonen-ai ? Pas de doute, nous sommes dans l’univers du manga en général et du boys love en particulier. La revue semestrielle Manga 10 000 Images des Éditions H y consacre l’intégralité de sa première livraison, sous le titre générique « Homosexualité et manga : le yaoi ».
On y découvre, entre autres choses, l’histoire et l’ampleur du genre, ses déclinaisons à travers le support papier et les produits dérivés, les dix auteurs qui comptent, l’intérêt des jeunes Japonaises pour les histoires d’homosexualité masculine et l’impact du yaoi sur la France. D’une manière plus précise, l’ouvrage examine la perception de l’homosexualité à travers l’histoire japonaise et l’accueil que reçoit le yaoi au Japon.
Cette revue sérieuse n’a rien d’un fanzine, malgré la présence au sommaire d’un manga de quarante-deux pages. Manga 10 000 Images est distribué sur le Web et dans plusieurs librairies françaises.
« Homosexualité et manga : le yaoi », in revue Manga 10 000 Images. Paris, Éditions H, 14 mai 2008, 192 pages en N&B, 12 euros.
Philca / MensGo
(via Manga-news.com du 2 mai et Aujourd’hui le Japon du 7 mai 2008)
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(Blogmensgo, 21 mai 2008) Deux ouvrages sur l’homoparentalité viennent d’être publiés de chaque côté de l’Atlantique, l’un au Québec et l’autre en France.
« Et l’enfant dans tout ça ? » Le sous-titre du livre de Béatrice Bourges centre d’emblée le débat. Intitulé L’homoparentalité en question, le livre est paru en France le 15 mai 2008 aux Éditions du Rocher. L’auteur entend « débattre, sereinement et sans idéologie », alors que seule une minorité de l’Hexagone considère l’aspiration à l’homoparentalité comme légitime.
Un mois auparavant, le Groupe Papa Daddy et l’Association des mères lesbiennes publiaient Adoption et accueil d’enfants résidant au Québec - Un guide pour les gais et lesbiennes (téléchargeable en PDF). L’ouvrage s’adresse aussi bien aux adoptants potentiels qu’aux psychologues et aux travailleurs sociaux. On y explique l’amont, l’aval et le déroulement du processus d’adoption, dans une Belle Province où les homosexuels peuvent adopter des enfants depuis juin 2002.

L’homoparentalité en question - Et l’enfant dans tout ça ? de Béatrice Bourges. Paris, Éditions du Rocher, mai 2008, 16 euros. ISBN 978 2 268 06572 4.
Adoption et accueil d’enfants résidant au Québec - Un guide pour les gais et lesbiennes. Montréal, Coalition des familles homoparentales, avril 2008, 70 pages, gratuit. ISBN 978-2-9810505-0-2.
Philca / MensGo
(via La Presse canadienne, 17 mai 2008)
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(Blogmensgo, 6 mai 2008) Brigitte Rollet étudie la représentation de l’homosexualité à travers les fictions TV françaises. Dans Télévision et homosexualité. Dix ans de fictions françaises, 1995-2005, l’auteure se limite à la télévision hertzienne et s’intéresse plus particulièrement aux stratégies narratives qui se déploient sur les fenestrons.
Geneviève Sellier a récemment évoqué ce livre dans Le Monde diplomatique.
Télévision et homosexualité. Dix ans de fictions françaises, 1995-2005, de Brigitte Rollet. L’Harmattan, coll. « Champs visuels », novembre 2007, 310 pages, 26 euros (ou 30 % moins cher en format électronique). ISBN : 978-2-296-04400-5.
(via Le Monde diplomatique, 17 avril 2008)
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