Archives pour la catégorie “Au jour le jour”
Publié par philca dans Au jour le jour, Sexualité, associations, santé / bien-être, Événements, tags: associations, événements / manifs, homophobie, prévention, santé / bien-être, sexe / sexualité, sida
 Le Malien Michel Sidibé (photo) est le nouveau directeur exécutif de l'Onusida, où il succède à Peter Piot. © Onusida.
(Blogmensgo, 1er décembre 2008) Vingt ans après, la Journée mondiale de lutte contre le sida livre un bilan mitigé de la lutte contre la pandémie. Si d’incontestables progrès ont été enregistrés, il manque toujours un vaccin préventif, les traitements curatifs demeurent onéreux et lourds, l’accès aux soins n’a rien d’universel, la prévention et la prophylaxie laissent beaucoup à désirer.
La fiche d’informations spéciale 1er décembre 2008 (en PDF) de World Aids Campaign répertorie un certain nombre d’éléments qui posent encore problème. On y apprend ainsi que, dans le tiers monde (pays les moins avancés et pays à revenu intermédiaire), seules 31 % des personnes infectées reçoivent le traitement dont elles ont besoin ; que des discriminations à l’encontre des séropositifs perdurent dans un tiers des pays du globe ; ou encore que la législation de certains pays interdit toute action thérapeutique en faveur de minorités comme les toxicomanes ou les gays.
En France, l’association Aides et l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS) étudient pendant deux ans, depuis la mi-novembre 2008, « la faisabilité d’une stratégie de dépistage non médicalisé par test rapide auprès d’homosexuels masculins ». L’expérience, intitulée ANRS Com’ Test, porte sur un kit individuel de dépistage du VIH. Ce matériel, qui permet de prélever et d’analyser une goutte de sang au bout du doigt, ressemble assez au kit qu’utilisent les diabétiques insulinodépendants.
Dossier de l’ANRS | article du Monde
Toujours en France, la proportion d’homosexuels contaminés lors de rapports sexuels a progressé, parmi les diagnostics nouveaux de séropositivité, de 26 % en 2003 à 38 % en 2007. En valeur absolue, les découvertes de séropositivité parmi les homosexuels se sont stabilisées à environ 2 500 cas en 2007, chiffre à la baisse pour la première fois depuis 2004. Même si les hétérosexuels représentent 60 % des nouveaux cas de séropositivité, la progression du taux d’homosexuels nouvellement diagnostiqués atteste un inquiétant relâchement de la prophylaxie. Pis encore : la prévalence du VIH (taux de contamination) chez les gays est quatre-vingt-dix fois supérieure à celle des hétéros !
En attendant, c’est en Afrique du Sud que l’on recense le plus grand nombre de sidéens. Mais des chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pensent avoir trouvé le moyen d’y réduire de 95 % le nombre de séropositifs. Pour en savoir plus, lire cet article du Monde (26 novembre 2008).
Et pour terminer, voici trois autres liens utiles.
- Une page spéciale de l’Unesco pour cette journée, avec de nombreux liens.
- Une interview de Luc Montagnier, codécouvreur du VIH et lauréat du prix Nobel de Médecine 2008.
- Une interview de Peter Piot, futur ex-directeur exécutif de l’Onusida.
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Le Monde du 25 novembre, World Aids Campaign, Libération et Le Monde du 1er décembre 2008)
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 Ricco Rimus Müller restera-t-il sourd à nos œillades ? © Mrgay.ch.
(Blogmensgo, 30 novembre 2008) Il a 23 ans, il est photographe de mode et veut étudier l’architecture. Ricco « Rimus » Müller est devenu, hier soir, Mister Gay Switzerland 2008/2009. Ce grand voyageur – il a séjourné dans divers pays et vécu plusieurs mois au Japon – a pour homonyme le précédent détenteur du titre, Sven Müller.
À la fois svelte et baraqué (1,76 m pour 60 kg), Ricco est un sportif-créatif. Il est également polyglotte : outre l’allemand, il parle couramment l’anglais et un peu le japonais, avec des notions de français et d’italien. Alors que, si j’ai bien compris sa courte bio en allemand, il est sourd de naissance.
Ricco Rimus Müller : photo officielle | profil
Les candidats : diaporama (légendes en allemand)
Philca / MensGo
(via Mister Gay du 30 novembre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, associations, loisirs, Événements, tags: associations, événements / manifs, fêtes, loisirs, people, prévention, sida, spectacles
 Sans sida, c'est comme ça qu'on préfère la vie – le vit aussi… © DR
(Blogmensgo, 29 novembre 2008) La Journée mondiale de lutte contre le sida commence dès aujourd’hui à Lausanne. Plus précisément ce samedi 29 novembre, à partir de 23 heures et jusqu’à 5 heures du matin, au Mad Club de Lausanne. L’événement s’intitule La nuit stop sida.
Le billet d’entrée (20 francs suisses intégralement reversés aux associations de lutte contre le sida mentionnées ci-dessous ; tout don supplémentaire sera apprécié) inclut la participation à un jeu-concours en plus des animations, drag-queens, danseurs, etc.
Cet événement, estampillé Love & Life @ Mad Lausanne, est coorganisé avec plusieurs autres partenaires : Sid’Action, Point-Fixe, Sid’Actuel, Arc-en-ciel, Vogay (qui exposeront au stand des associations) et Jungle.
Mad Club, rue de Genève 23, Lausanne. Tél. 021-340 69 69.
… et on élit Mister Gay 2009 à Zurich !
Ceux qui disposent d’une voiture arriveront peut-être de Zurich, où se déroule, ce soir aussi, l’élection de Mister Gay 2009 (présentation en allemand | en français). Lequel des neuf finalistes succédera à Sven Müller ? Réponse lors du spectacle de Zurich, ce soir, de 20 h 30 à 23 h.
Philca / MensGo
(via Gay Party du 26 novembre et Mister Gay du 29 novembre 2008)
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(Blogmensgo, 27 novembre 2008) La Papouasie, province la plus pauvre d’Indonésie, envisage d’identifier les séropositifs « sexuellement agressifs » en leur implantant sous la peau des puces électroniques émettant des radiofréquences, exactement comme pour le bétail. Cette mesure vise officiellement à lutter contre la propagation du VIH.
 Et si l'on commençait par responsabiliser les députés papous ? © Worldaidscampaign.org/fr.
L’assemblée provinciale de Papouasie a l’intention de promulguer une telle loi dès le mois de décembre 2008. Le texte imposerait en outre des peines pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars d’amende et six mois de prison à toute personne qui contamine volontairement autrui.
En Papouasie, la prévalence du VIH atteint 61 cas pour 100 000 personnes, soit quinze fois plus que dans le reste d’un pays où l’on recense 290 000 cas de séropositivité.
Commentaire : Les députés papous ont-ils réfléchi au coût d’une telle mesure ? Ont-ils songé qu’il serait beaucoup plus productif – et intelligent – d’investir de l’argent dans des opérations d’information et de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles plutôt que de jouer les Daktari de pacotille ? Le Parlement de Papouasie chercherait-il à concurrencer le Parlement de Bahreïn dans la conquête du Graal homophobe ?
Philca / MensGo
(via toute la presse du 24 novembre 2008, dont Métro Montréal)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, associations, santé / bien-être, Événements, tags: associations, événements / manifs, prévention, santé / bien-être, sexe / sexualité, sida
 Aucun slogan minable n'entamera notre dé-ter-mi-na-tion ! © Worldaidscampaign.org/fr.
(Blogmensgo, 26 novembre 2008) Le 1er décembre 2008 marquera le vingtième anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le sida, manifestation instituée sous l’impulsion des Nations unies. L’événement le plus triste de l’année, mais aussi celui de tous les espoirs. On ne s’étonnera pas de trouver ici, dans les jours qui viennent, de nombreuses évocations de l’événement et des thématiques relatives à la pandémie.
 Oui, le sida est un ascenseur pour l'échafaud. © Worldaidscampaign.org/fr.
Pour commencer, voici quelques liens utiles, piochés parmi les innombrables ressources en ligne :
Page officielle (ONU) | Prise en compte du sida dans le monde (US) | Célébrations dans le monde (cartouches à cliquer) | Aids Action Europe (US) | Rapport mondial sur le sida (2008)
La campagne de communication institutionnelle est placée cette année sous le signe du leadership, avec un triple mot d’ordre : mener, responsabiliser, s’activer. Conclusion : rien n’est plus contre-productif qu’un slogan bêtement calqué sur – et maladroitement traduit de – l’anglais. On espère que les chercheurs seront plus habiles à trouver un vaccin que les tchatcheurs onusiens à concevoir des slogans efficaces.
 C'est simple : en rouge, les pays où moins d'un sidéen sur cinq bénéficie d'antirétroviraux. © Aidsaccountability.org.
Philca / MensGo
(via Journée mondiale)
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 Jean-Luc Delarue, compassion sur oreillette ou passion sur oreiller ? Ça se discute… © France 2.
(Blogmensgo, 25 novembre 2008) L’animateur français Jean-Luc Delarue consacre son magazine de société Ça se discute du mercredi 26 novembre 2008 à l’homosexualité. Mais à une forme particulière d’homosexualité, celle que l’on « se découvre » sur le tard, après toute une vie d’hétérosexualité. Le titre de l’émission est explicite : « Je ne pensais pas devenir homo un jour ».
L’appel officiel à témoins
La fiche de l’émission sur Télérama
L’émission évoquera moins l’homosexualité en tant que telle que la prise de conscience de cette homosexualité et la manière dont s’est passé le coming-out. Le sujet ratisse très large, si l’on en juge par l’appel à témoins (cf. lien ci-dessus), et il ne fait aucun doute que deux heures d’antenne seront très insuffisantes pour traiter correctement l’ensemble de la thématique. Chaque téléspectateur en ressortira forcément frustré quelque part, mais on peut espérer que l’émission saura détruire certains préjugés.
Il paraît que les inénarrables députés français Christian Vanneste et Gérard Longuet, qui ont récemment défrayé l’actualité française, ne participeront pas à l’émission.
Ça se discute : « Je ne pensais pas devenir homo un jour ». Mercredi 26 novembre 2008, de 22 h 55 à 1 h 05. Pour les rediffusions, cf. la fiche de Télérama.
Philca / MensGo
(via Les coulisses de la télévision et Publiciblog du 24 novembre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, associations, religion, société, tags: ailleurs, associations, homophobie, politique, religion, société
 Burundi, le pays aux 90 % de députés homophobes. © DR.
(Blogmensgo, 24 novembre 2008) Alors que l’homosexualité n’était pas réprimée par la loi, les députés du Burundi ont adopté, le 22 novembre 2008, un nouveau code pénal qui fait de l’homosexualité un délit. Les 620 articles du nouveau code pénal n’entreront toutefois en vigueur que si le Sénat en ratifie le texte (examen cette semaine) et si le président Pierre Nkurunziza en signe le décret de promulgation.
« Quiconque entretient des relations sexuelles avec une personne de même sexe est passible d’une peine de trois mois à deux ans de prison et d’une amende de cinquante à cent mille francs [de 34 à 67 euros] ou d’une de ces deux peines seulement. » Le nouveau code pénal, sous prétexte qu’il abolit la peine de mort, est qualifié de courageux par les 90 députés qui l’ont adopté, face à 10 abstentions et aucun vote contre.
Deux voix burundaises ont publiquement condamné la criminalisation de l’homosexualité par l’Assemblée nationale. La députée Catherine Mabobori a eu ce courage, dans une région où l’homosexualité n’a pas bonne presse. Georges Kanuma et l’Association pour le respect des droits des homosexuels (Ardho), qu’il préside, sont eux aussi atterrés par un nouveau code pénal aux conséquences meurtrières. « Comment allons-nous lutter contre le sida dans notre communauté et dans notre pays avec une telle loi puisque désormais les homosexuels vont se cacher ? » se lamente le responsable de l’Ardho.
Le VIH et le sida constituent un enjeu épidémiologique majeur au Burundi, d’autant plus que la prévention n’a commencé que fort tard, dans ce pays, au sein de la population gay. La prévalence y est d’ailleurs en augmentation depuis quelque temps, comme l’explique cet article passionnant du réseau Irin (à lire de toute urgence, c’est effarant). Même le ministre burundais de la Santé publique reconnaît l’ampleur des moyens nécessaires pour juguler la pandémie. Le Burundi compte environ 220 000 personnes contaminées et seul un cinquième des 50 000 personnes contaminées bénéficie d’antirétroviraux (info citée par @rib New du 28 octobre 2008).
D’après l’opposant burundais Gratien Rukindikiza, qui n’a pas de mots assez durs contre le texte voté par les députés, l’introduction de dispositions pénales à l’encontre des homosexuels est dictée par des motifs religieux.
Et pour terminer sur une note plus légère, voici deux petites observations. Je m’en aperçois seulement aujourd’hui : c’est fou ce que le drapeau burundais ressemble à une… tête de mort. Et puis c’est quand même marrant qu’une loi homophobe puisse être promulguée dans un pays comme le Burundi, dont le code-pays Internet est : .bi !
Philca / MensGo
(via AFP, 22 novembre 2008)
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 La musique classique, ça épuise ! © Gaby Hediger, Arosa, http://www.e-model.ch.
(Blogmensgo, 21 novembre 2008) Une semaine au ski, mais dans le cadre d’un séjour gay et avec au moins une soirée de musique classique. C’est ce que propose la 5e Arosa Gay Skiweek. Arosa est le nom d’un village suisse (dans le canton des Grisons) où se déroulera, du 3 au 9 janvier 2009, cet événement destiné aux amoureux de la glisse sous toutes ses formes.
Commençons par le plus important. La soirée du 5 janvier sera consacrée à un concert classique en compagnie d’un pianiste de renommée mondiale, Michel Dalberto, et du ténor Zachary Stains. Comment ça, tout le monde s’en fiche ?
D’accord, donc l’événement principal sera la soirée avec Mister Gay Switzerland 2009, dont le nom n’est pas encore connu puisqu’il n’a pas encore été élu. Et il y aura plein d’autres événements principaux, dont mon cher concert de musique classique. On peut aussi, éventuellement, faire le voyage d’Arosa pour skier. Et pour écouter de la musique classique.
Classique ou pas, l’Arosa Gay Skiweek est proposé(e) en partenariat avec six hôtels gay-friendly d’Arosa. À un tarif qui, hélas ! excède celui d’un concert de musique classique. Ça commence à partir de 480 euros (ou 710 francs suisses) par personne pour cinq jours. Le prix exact dépend du nombre de jours, du choix de l’hébergement (on peut même louer un chalet) et des éventuelles frasques concomitantes. Mais la formule habituelle inclut l’entrée à tous les événements festifs, y compris le concert de musique classique.
Philca / MensGo
(via communiqué GayParty.net du 21 novembre 2008)
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(Blogmensgo, 20 novembre 2008) C’est aujourd’hui la 10e Journée internationale en mémoire des victimes transgenres (Transgender Day of Remembrance, ou TDOR), signale un communiqué du Centre LGBT Paris Île-de-France. Une centaine de manifestations sont organisées à cette occasion en France et dans le monde entier.
 « Je me souviens… » © Transgenderdor.org.
La journée du 20 novembre a été instituée en 1999, après l’assassinat de Rita Hester un an plus tôt, le 28 novembre 1998. Coïncidence tragique, c’est le 10 novembre 2008 qu’a été assassinée Dilek, après qu’elle eut témoigné au procès de ses agresseurs transphobes.
Christine Le Doaré, présidente du centre LGBT Île-de-France, se félicite que « les institutions européennes se saisissent peu à peu » des questions relatives aux discriminations dont sont victimes les transgenres. En revanche, fulmine-t-elle, « tout reste à faire » dans un pays comme la France.
On suggère à Christine de faire inscrire la Journée internationale en mémoire des victimes transgenres sur le très pratique agenda de Journée mondiale, qui pour la date du 20 novembre référence trois événements mais pas « le nôtre ».
Philca / MensGo
(via Gay Kosmopol du 19 novembre 2008)
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 Deux femmes et un bonheur. © Marc Torres.
(Blogmensgo, 19 novembre 2008) Trois filles et un garçon. Ainsi pourrait s’intituler l’histoire de Camille, Sylvia, Hélène et Christophe, que relate Le Monde dans son édition du 18 novembre 2008. Une histoire où la justice française, pour une fois, ne tient pas le mauvais rôle.
Camille est la fille biologique de Sylvia et Christophe. Sylvia vit avec Hélène. Christophe ne s’est pas contenté de transmettre son sperme à Sylvia pour qu’elle accouche de Camille il y a trois ans. Le père biologique a reconnu l’enfant sur laquelle il bénéficie, légalement, de l’autorité parentale sans avoir jamais vu Camille, ni versé de pension à la mère biologique, ni vécu avec elles deux.
En 2006, les deux parents légitimes ont demandé à la justice d’accorder l’autorité parentale également à Hélène, qui est au quotidien l’un des « deux mères » de Camille. Il est « incontestablement de l’intérêt supérieur de l’enfant » qu’un tel statut soit accordé à Hélène, a décidé la juge aux affaires familiales malgré l’opposition du parquet.
Une telle mesure visant à faciliter la vie des familles existait déjà en droit français. L’autorité parentale est alors généralement accordée à un parent ou à un proche, mais pas à un concubin de même sexe. L’histoire ne dit pas si le père biologique et la juge finiront par se marier.
Philca / MensGo
(via Le Monde du 18 novembre 2008)
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 Sean Penn a trouvé la gay attitude. © Milkthemovie.com.
(Blogmensgo, 17 novembre 2008) Étrange coïncidence : les Californiens ont célébré, le 28 octobre 2008, l’un des temps fort de l’année gay ; une semaine plus tard, ils bannissaient le mariage homosexuel par référendum.
C’est donc le 28 octobre qu’a eu lieu la première mondiale du film Milk, dont le réalisateur n’est autre que l’immense Gus Van Sant. Le titre fait référence à Harvey Milk, premier élu américain ouvertement gay, assassiné en 1978.
Harvey Milk : fiche Wikipédia (l’homme) | fiche Allociné (le film) | dossier de presse (6,7 Mo au format RFT) | site officiel (en anglais)
 Diego Luna, le beau gosse de Hollywood. © Milkthemovie.com.
La sortie officielle du film est programmée pour le 26 novembre 2008 aux États-Unis. Les Européens devront attendre l’année 2009, notamment en France (mars 2009) où le film s’intitulera Harvey Milk.
 Sean n'est pas à la peine, surtout quand Diego l'accompagne. © Milkthemovie.com.
C’est Sean Penn qui incarne le rôle-titre. Les autres comédiens à l’affiche sont peu connus sur le Vieux Continent. À noter la présent du très beau Diego Luna, plus photogénique dans la vraie vie que sur les photos de plateau.
 Gus Van Sant est un grand réalisateur (timide). © Milkthemovie.com.
Le seul nom du réalisateur Gus Van Saint devrait assurer au film toute la promotion qu’il mérite. Car si Sean Penn est très populaire en Europe, il est plus souvent considéré aux États-Unis comme un militant gauchiste que comme un acteur à part entière. Sean Penn est à l’art dramatique ce que sa compatriote Patti Smith est à l’art vocal. Coïncidence encore, la bande originale du film inclut – malgré un ostensible penchant pour l’art lyrique à la Puccini – une chanson de Patti Smith.
Bref, que de bonnes raisons pour aller voir ce film…
Harvey Milk (Milk), film américain de Gus Van Sant (2008), avec Sean Penn (dans le rôle de Harvey Milk), Emile Hirsch, Josh Brolin (qui incarne Dan White, l’assassin de Milk), James Franco, Diego Luna, Alison Pill et Lucas Grabeel.
Philca / MensGo
(via communiqué de presse du 29 octobre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, culture, livres, société, tags: ailleurs, culture, éducation / enseignement, homophobie, livres, mariage gay, société
 1 prince + 1 prince = 1 polémique. © Tricycle Press.
(Blogmensgo, 12 novembre 2008) Et si les électeurs californiens avaient décidé d’interdire le mariage homosexuel à cause d’un livre pour enfants ? Les partisans de la fameuse Proposition n° 8 – adoptée par référendum à une courte majorité de 52,5 % – ne se sont pas privés de brandir, en guise d’épouvantail, le livre pour enfants King & King (fiche Wikipédia) sous prétexte qu’il risque traumatiser ses jeunes lecteurs.
Ce livre est l’adaptation américaine d’un livre de Linda de Haan et Stern Nijland initialement publié aux Pays-Bas. Il raconte comment un jeune prince en âge de se marier tombe amoureux d’un autre jeune prince. Le livre, disponible dans de nombreuses bibliothèques, est parfois inscrit au programme de certains établissements scolaires. En 2006, une plainte fédérale déposée contre une école du Massachusetts par des parents d’enfants âgés de 7 ans a été classée sans suite, au motif qu’elle était contraire au principe de diversité nationale.
Et en Californie ? Des partisans de la Proposition n° 8 ont prétendu que de tels livres risquaient de perturber gravement le développement psychique des enfants. Sous-entendu : le mariage gay aussi, hein, il risque aussi de perturber gravement nos chers bambins et de dévoyer nos petits jeunes. Bref, des arguments décérébrants pour un public déjà décérébré…
Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 7 novembre 2008)
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 Nicole Kidman veut devenir belle comme un homme. © Goldencompassmovie.com.
(Blogmensgo, 11 novembre 2008) L’actrice australienne Nicole Kidman va coproduire le film américain The Danish Girl, où elle interprétera le rôle-titre de l’illustratrice transsexuelle danoise Lili Elbe, née monsieur Einar Wegener (1882-1931) et devenue femme à l’issue de cinq opérations chirurgicales (cf. fiche Wikipédia en anglais) en 1930-1931. C’est l’actrice sud-africaine Charlize Theron qui incarnera Gerda Wegener, l’épouse d’Einar.
Marié à l’illustratrice Gerda Wegener, Einar devint, sous des traits féminins, le modèle préféré de son épouse. C’est donc seulement plus tard que naquit Lili, ses premières apparitions picturales résultant d’un déguisement dont Einar fit dans un premier temps son habillement de tous les jours avant de passer sur le billard.
The Danish Girl est l’adaptation éponyme d’un best-seller de l’écrivain danois David Ebershoff. Le film, qui devrait arriver dans les salles en 2010, aura pour réalisateur Anand Tucker.
Pour en savoir plus, lire le blog de Caphi. À la même date du 8 novembre, Caphi évoque également l’élection du transsexuel Stu Rasmussen au poste de maire de Silverton, ville américaine de l’Oregon.
Philca / MensGo
(via Différences, blog de Caphi du 8 novembre, Libération et Le Figaro du 10 novembre 2008)
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 La chaîne gratuite Timm TV se cherche un avenir absolument fabuleux. © BBC.
(Blogmensgo, 10 novembre 2008) Lancée en Allemagne début novembre 2008 (cf. notre article du 4 novembre), la chaîne gay gratuite Timm TV revendique d’emblée 20 % à 30 % de programmes maison, essentiellement des émissions de plateau. Et ce n’est qu’un début, déclare en substance le patron de la chaîne, Ingo Schmoeke.
Timm TV veut aussi se démarquer de ses compatriotes en diffusant des programmes étrangers inédits en Allemagne, à l’image de la célèbre série britannique Absolutely Fabulous. Dans un premier temps, l’essentiel des documentaires – dont un sur la persécution des homosexuels par le régime nazi – sera acheté à l’étranger.
Les responsables de Timm TV expliquent avoir différé le lancement de leur chaîne à cause du retard pris par l’Allemagne en matière de télévision numérique. C’est pourquoi Timm TV arrive bien après ses homologues Pink TV de France, Gay.tv d’Italie ou même GayTVone de Suède.
Le modèle économique de Timm TV repose sur la publicité et s’appuie sur un public potentiel de 3,6 millions de gays en Allemagne, sans compter les femmes auxquels sont dévolus plusieurs programmes lesbiens. Les jeunes homosexuels sont une cible prisée par les annonceurs. Reste à savoir si Timm TV aura de quoi en (sur)vivre, quand on connaît les jours difficiles de la TV gay au Canada, en France ou au Royaume-Uni.
Philca / MensGo
(via Deutsche Welle du 4 novembre et Media News du 6 novembre 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, religion, société, Événements, tags: ailleurs, homophobie, mariage gay, people, religion, société
(Blogmensgo, 6 novembre 2008) La Proposition n° 8 a fait coup double : elle interdit désormais tout mariage homosexuel en Californie (plus de 52 % des suffrages favorables à l’interdiction) et en cela elle revient sur l’avantage acquis d’un mariage gay qui était devenu légal en mai 2008. Il s’agit là d’une première aux États-Unis, puisque les autres référendums du même genre (Arizona et Floride cette année) ont refusé d’introduire un mariage gay qui n’existe pas dans leur droit local.
 La paroisse épiscopalienne de Los Angeles milite pour les droits LGBT et son évêque, Jon Bruno, n'hésite pas à dénoncer la Bible. © Ladiocese.org.
Premier paradoxe : le quasi-vide juridique où se trouvent les 18 000 couples homosexuels qui se sont mariés en Californie depuis la mi-juin 2008. Les mariés seront-ils transformés, du jour au lendemain, en célibataires ? Le ministre californien de la Justice, Jerry Brown, pense que les mariés homosexuels conserveront leur certificat de mariage, sans toutefois exclure des procédures judiciaires visant à les en déposséder.
Bizarrement, on recensait encore des demandes de mariage homosexuel au lendemain du référendum.
Deuxième paradoxe : ce sont les Noirs et les Latino-Américains, populations le plus favorables à Barack Obama, qui ont fait basculer le scrutin en faveur de la Proposition n° 8. Les Afro-Américains ont voté à 70 % contre le mariage gay, de même qu’une majorité de la population hispanique. La véhémence de leur vote a même déjoué les pronostics des sondeurs, qui tablaient sur une défaite de la Proposition n° 8 dans la région de Los Angeles alors qu’elle l’y a emporté d’une courte tête.
Cette attitude est d’autant plus étonnante qu’il y a un siècle et demi, les esclaves noirs n’avaient même pas le droit de se marier entre eux. D’autant plus étonnante aussi que Barack Obama s’était lui-même – quoique très discrètement – rallié au combat contre la Proposition n° 8.
Le résultat du scrutin fait apparaître une pyramide des âges où quelque 60 % des moins de 30 ans souhaitaient la défaite de la Proposition n° 8, tandis que la même proportion des plus de 65 ans y était favorable.
Troisième paradoxe : alors qu’il est presque impossible de contrer un vote référendaire sauf en organisant un contre-référendum, trois procédures judiciaires sont en préparation qui visent toutes à faire enterrer la Proposition n° 8.
C’est ainsi qu’un collectif de trois organisations dont l’American Civil Liberties Union va porter l’affaire devant la Cour suprême, estimant qu’un scrutin ne peut pas servir à amputer les droits des uns par rapport à ceux des autres. Les municipalités de Los Angeles et San Francisco vont elles aussi s’adresser à la Cour suprême, arguant que la Proposition n° 8 bride les droits constitutionnels des gays. On parlera de la troisième procédure à la fin de cet article.
Quatrième paradoxe : l’un des plus farouches partisans du mariage gay est un… évêque épiscopalien ! Il s’agit de Joseph Jon Bruno (fiche Wikipédia), évêque de Los Angeles, qui prévenait ses ouailles juste avant le scrutin que « les droits constitutionnels des lesbiennes et des gays sont iniquement visés par cette mesure » référendaire. Et d’enfoncer le clou en rappelant que « la Bible fut jadis utilisée pour justifier l’esclavage, entre autres formes d’oppression ». Il est vrai que son diocèse est très en pointe en matière de militantisme pro-LGBT.
Les évêques de San Diego, Californie du Nord et San Joaquin faisaient également campagne contre la Proposition n° 8.
Cinquième paradoxe : avec la Proposition n° 8, la Constitution californienne s’aligne sur celles des 29 États (Arizona et Floride inclus) où seul un couple hétérosexuel peut contracter mariage, alors même que la Californie a souvent été en pointe dans le combat pour les droits civiques.
Bref, on peut rester optimiste à condition d’être patient. Souvenons-nous qu’en 2000, les Californiens s’étaient déjà prononcés en faveur d’une mesure similaire à la Proposition n° 8. Il s’agissait, à l’époque, de la Proposition n° 22 – qui n’a pas réussi à s’inscrire dans la durée. L’histoire va-t-elle se répéter ? Toujours est-il qu’une procédure judiciaire est engagée contre la Proposition n° 8 par le même couple, Robin Tyler et Diane Olson, qui avait autrefois ferraillé contre la Proposition n° 8.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 5 novembre et du 6 novembre 2008, dont MercuryNews, Philly.com, Religious Intelligence, The BG News, The Daily Breeze et Examiner.com)
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