 Wu You-jian milite ouvertement pour la cause LGBT en Chine. © Wu You-jian
(Blogmensgo, 28 août 2008) Elle a fait la une du magazine cantonais Nanfang Renwu en janvier 2008, la chaîne Phoenix TV de Hongkong l’a invitée à son talk-show en vogue et elle tient un blog incroyablement populaire (attention, chargement très lent). Actrice ? Chanteuse ? Athlète ? Non, il s’agit tout simplement de Wu You-jian. Titres de gloire : mère d’un homosexuel et fondatrice de la section chinoise de l’association américaine Parents, Families and Friends of Lesbians and Gays (Pflag).
Devenue pasionaria de la cause homosexuelle en Chine par amour pour son fils, Wu You-jian fait figure d’exception dans un pays où l’homosexualité, si elle est légale, n’en demeure pas moins considérée comme un sujet honteux et tabou. Résultat, les gays et lesbiennes chinois ont tendance à taire leur homosexualité. C’est ce qui explique le remarquable succès des mariages « hétérosexuels » arrangés entre gays et lesbiennes.
Que Wu You-jian ait fait la une de Nanfang Renwu en brandissant une pancarte « Mon fils est homosexuel », cela atteste que tout espoir d’assouplissement n’est pas perdu. Preuve en est le succès de la discothèque pékinoise gay Destination, qui ne désemplit pas. Internet est devenu la « nouvelle frontière » de la gay attitude à la chinoise. Le très populaire site Gaychinese.net (plusieurs de ses entités ont fusionné sous l’étiquette Aibai.cn) ne saurait le contester, dont la déclinaison associative Information Clearinghouse for Chinese Gays and Lesbians (ICCGL) sollicite désormais, d’une manière très officielle, des dons et subventions afin de poursuivre son action militante.
Des Gay Prides et des festivals LGBT ? En Chine, il faudra patienter encore un peu…
Philca / MensGo
(via Le Monde du 22 août et du 25 août, Ici la Chine du 25 août 2008)
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 Stephan Weiler : Mister Suisse 2008 milite ouvertement en faveur de la communauté homosexuelle. © Misterschweiz.ch.
(Blogmensgo, 27 août 2008) Il est hétéro et se transforme en militant de la cause homosexuelle. Stephan Weiler, alias Mister Suisse 2008, s’apprête à honorer de sa présence un double événement gay.
Stephan Weiler dément toute rumeur d’homosexualité, selon ses propos publiés par Le Matin et repris dans 20 Minutes. Ce qui ne l’empêchera pas de présider au lancement du Pink Cross Drink. L’inauguration officielle se déroulera, le 6 septembre 2008, à l’occasion d’une Queer Party, au night-club zurichois Vertigo (qui recherche du personnel germanophone pour la rentrée de septembre). Le nouveau cocktail – rose, évidemment – espère séduire les bars et restaurants suisses, quelle que soit l’orientation sexuelle de leur clientèle.
Stephan Weiler présidera également, lors de cette même soirée, la présentation de l’ensemble des prétendants au titre de Mister Gay Suisse 2009. Mister Suisse 2008 sera accompagné pour l’occasion de Mister Gay 2008, Sven Müller.
On rappellera que Stephan Weiler a participé à la récente Gay Pride de Bienne (cf. notre article du 18 juin 2008).
Philca / MensGo
(via Pink Cross du 19 août et 20 Minutes du 26 août 2008)
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 La députée-maire de Sydney, Cover Moore, coupable d'angélisme ? © Clovermoore.com.
(Blogmensgo, 26 août 2008) L’idée part d’un bon sentiment : exprimer sa solidarité avec la communauté LGBT en placardant des visuels (affichettes ou autocollants) qui dénoncent l’homophobie dans les quartiers de de la ville de Sydney fréquentés par les homosexuels.
Cette idée généreuse, reprise à son compte par le conseil municipal de la métropole australienne (origine de la proposition), est soutenue par la députée-maire Clover Moore, dont le site web officiel consacre une rubrique aux thématiques LGBT. Le projet a d’ailleurs été conçu en partenariat avec des associations LGBT locales.
Afficher des messages anti-homophobie à Oxford Street et dans des lieux (bars, boîtes de nuit, commerces) ou quartiers à forte fréquentation gay ? On risque d’obtenir l’effet inverse, estime une partie du conseil municipal : les homophobes avinés pourraient bien prendre ces appels à la tolérance pour de la provocation…
Philca / MensGo
(via Libération, Le Figaro et Cyperpresse du 25 août 2008)
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(Blogmensgo, 25 août 2008) Le piercing buccal n’est pas un acte anodin ! s’alarme la Fédération française d’orthodontie. Les complications, souvent bénignes et parfois gravissimes, peuvent se manifester pendant la séance de perçage, à moyen terme ou à long terme. À tel point que l’Académie française de médecine n’hésitait pas à parler, dans un communiqué du 11 décembre 2007 (format DOC) publié le 2 avril 2008 (format HTML), d’une véritable « mise en danger de l’individu ».
 Le piercing buccal nécessite une opération à part entière, aussi bénigne soit-elle. ©Rodrigo Galindez.
On trouvera ci-dessous un bref rappel des principales complications potentielles liées au piercing buccal. Pour un tour d’horizon plus complet sur le piercing buccal et péribuccal, on consultera avec profit une synthèse en français, un peu datée mais excellente, mise en ligne par le Journal of Contemporary Dental Practice.
Complications immédiates
Elles ne durent pas plus de quelques jours. Ce sont, en général, des chocs opératoires ou postopératoires sans gravité : petites hémorragies, légères inflammations et douleurs pendant la mastication et la déglutition.
Plus grave : des allergies dues au frottement et des déchirures lorsque le « bijou » se détache par accident ont déjà été constatées.
Complications à moyen terme
Il s’agit là des infections bactériennes ou virales. Proscrire toute officine douteuse, tant les conséquences (hépatite virale, VIH, tétanos, etc.) peuvent être dramatiques si le praticien utilise du matériel mal stérilisé et s’il ne respecte pas les règles minimales d’hygiène liées à une telle opération – car le piercing est bel et bien d’une opération, aussi anodine soit-elle !
Une opération de piercing est susceptible d’introduire des germes de toute nature dans le sang. Les infections streptococciques, par exemple, peuvent occasionner des endocardites gravissimes.
 Michal Kwiatkowski a la langue bien fendue. © Franck_Laguilliez.
Complications à long terme
Le piercing buccal est susceptible d’user les dents par frottement, voire de les casser. Il entraîne parfois une récession gingivale, surtout en cas de prédisposition anatomique, ainsi que des troubles de la mastication et des dysfonctionnements du sommeil. La lésion accidentelle d’un nerf peut engendrer une perte durable du goût et de la motricité linguale. Il n’est pas rare que le patient ayant subi un piercing buccal peine à déglutir ou que son élocution soit altérée lorsqu’il porte son bijou. On parle alors de dyspraxie linguale, dont l’un des effets secondaires est la fameuse « voix pâteuse » en toute circonstance et même « à jeun ». Et c’est ainsi que l’on vit apparaître, en 2003, un candidat à la Star Ac’ prénommé Michal, qui réussit à se faire un nom (Michal Kwiatkowski) malgré ce handicap bien gênant pour un chanteur…
Philca / MensGo
(via Destination santé du 21 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, religion, santé / bien-être, société, tags: homoparentalité, homophobie, santé / bien-être, sexe / sexualité, société, voyages / tourisme
 En Californie, le commerce passe avant la religion. Tant mieux pour les patients homosexuels ! © OMS / P. Virot.
(Blogmensgo, 22 août 2008) « La Constitution autorise-t-elle un médecin à refuser, pour motifs religieux, de pratiquer des actes médicaux sur un patient en raison de l’orientation sexuelle du patient ? » Non, a répondu la Cour suprême californienne, à l’unanimité des juges, dans un arrêt du 18 août 2008 : on ne peut pas refuser de soigner des patients homosexuels sous couvert de prétextes religieux.
« Certaines obligations de non-discrimination » s’imposent à tous les établissements commerciaux, y compris aux établissements de soins, précisent les sages de Californie (attendus en anglais au format DOC et au format PDF). En plaçant ainsi le commerce au-dessus de la religion, la Cour suprême a donné raison à une lesbienne de 36 ans, Guadalupe Benitez, qui s’était vu refuser une insémination artificielle en 1999 par le North Coast Women’s Care Medical Group, clinique chrétienne intégriste que lui imposait sa mutuelle d’assurance.
Les deux médecins de cet établissement avaient délivré un traitement pour la fertilité à leur patiente, mais ils lui avaient refusé une insémination artificielle en avançant des prétextes religieux. La patiente avait alors porté l’affaire en justice, gagné en première instance et perdu en appel.
Philca / MensGo
(via La Presse canadienne et Yahoo.fr du 18 août 2008)
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 Si vous êtes homophile, dites 33. Si vous êtes homophobe, dites 22. ©2008 Dialogai.
(Blogmensgo, 22 août 2008) Les médecins ou thérapeutes de Suisse et ceux des zones françaises limitrophes ayant un profil gay-friendly et lesbian-friendly sont invités à se faire connaître ! Il ne s’agit pas là d’un canular, mais d’une information très sérieuse.
L’association homosexuelle suisse Dialogai procède en effet à la réactualisation de son annuaire des praticiens respectueux de l’orientation sexuelle de leurs patients. On trouvera les coordonnées de Dialogai ici et là.
Philca / MensGo
(via Dialogai, 20 août 2008)
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 Demain, je me fais opérer-rembourser le devant ! © Kathi Kremser (CSD 2007 à Berlin).
(Blogmensgo, 21 août 2008) Le ministre brésilien de la santé, José Temporao, a signé un décret stipulant une prise en charge à 100 % par le système public de santé des opérations de changement de sexe réalisées dans les hôpitaux publics.
Le décret du 19 août 2008 fait suite à une décision de justice imposant le financement de telles opérations par la Sécu. Au Brésil ces opérations étaient légales depuis 1997, mais seulement dans le cadre du système de santé privé. Quelque 250 opérations de ce genre y ont été réalisées, entre 2000 et 2007, sur prescription médicale confirmée par un suivi médicopsychique.
Plusieurs pays, par exemple la France, la Belgique et la Suisse, financent à 100 % la prise en charge chirurgicale et psychiatrique de telles opérations. D’autres pays, à l’image de la Thaïlande, se sont spécialisés dans les opérations de changement de sexe à bas coûts.
Philca / MensGo
(via Yahoo.fr, Romandie News et 20 Minutes.ch du 19 août, Espace généraliste du 21 août 2008)
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 Extrait de The Champagne Spy (Meragel Ha-Shampaniya), documentaire écrit et réalisé par Nadav Schirman (2007). © DR
(Blogmensgo, 20 août 2008) Le directeur général du MI5, Jonathan Evans, a décidé d’ouvrir des postes au sein des services secrets britanniques aux candidats homosexuels. Cette décision est certes dictée par l’actuelle pénurie d’espions, mais elle témoigne aussi d’une évolution des mentalités au sein de la société britannique.
Pour ce faire, le MI5 a confié deux missions à Stonewall, organisation militant pour les droits des personnes homosexuelles et bisexuelles. La première tâche de Stonewall consiste à recruter un plus grand nombre d’homosexuels pour le compte de la sécurité intérieure (MI5). Stonewall aura pour seconde mission de décomplexer les actuels espions gay du MI5 en facilitant leur intégration et en les incitant à ne plus cacher leur orientation sexuelle.
Il y a seulement dix ans, les homosexuels britanniques étaient systématiquement écartés des postes sensibles dans les domaines de l’espionnage et de la diplomatie, le prétexte officiel étant de ne pas froisser leurs pays de résidence.
Le MI5 se met au diapason de la société britannique et s’intéresse désormais aux « profils atypiques », ainsi que les banques d’affaires le font déjà depuis quelques années.
Philca / MensGo
(via Financial Times et TF1 du 18 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, associations, santé / bien-être, société, tags: associations, événements / manifs, Gay Pride, homophobie, politique, prévention, santé / bien-être, sida, société, voyages / tourisme
 Au nom de la santé, Anbumani Ramadoss veut dépénaliser l'homosexualité en Inde. ©http://mohfw.nic.in
(Blogmensgo, 19 août 2008) Anbumani Ramadoss (photo), ministre fédéral de la Santé, s’est dit très favorable à une dépénalisation de l’homosexualité en Inde. Le ministre s’exprimait ainsi, le 7 août 2008, lors de la conférence internationale sur le sida, à Mexico. S’il n’est pas encore très consensuel dans son pays, le discours du ministre atteste que les mentalités indiennes commencent à changer.
Anbumani Ramadoss veut notamment faire abroger la section n° 377 du code pénal, qui proscrit les relations sexuelles entre hommes. Or, la National AIDS Control Organisation (Naco) estime que parmi les 2,5 millions d’hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, on dénombre 15 % de sidéens et 100 000 personnes présentant un risque élevé de contamination par le VIH.
Autrement dit, la dépénalisation de l’homosexualité aurait un effet prophylactique non négligeable, selon le ministre.
Ce revirement ministériel intervient alors que les défilés homosexuels connaissent une affluence croissante, à l’image des 1 500 personnes dans les rues de Bombay (Mumbai) le 16 août et du succès de la « Queer Pride » de Delhi, Calcutta (Kolkata) et Bangalore, fin juin 2008.
Pendant ce temps, la presse indienne n’hésite plus à se faire l’écho des revendications de la communauté LGBT, comme l’atteste cette revue de presse spécialisée. Une Nigah QueerFest, avec festival de cinéma, conférences et grande fête nocturne, était même annoncée à Delhi pour la période du 8 au 17 août 2008. Soit autant d’éléments susceptibles d’augmenter la visibilité de la communauté en Inde.
Philca / MensGo
(via The Times of India du 9 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, religion, tags: homoparentalité, homophobie, mariage gay, people, politique, religion, société, voyages / tourisme
(Blogmensgo, 18 août 2008) Les deux principaux candidats à l’élection présidentielle américaine de novembre 2008, John McCain et Barack Obama, ont confronté leurs programmes à l’occasion d’un débat TV en direct, le 16 août 2008.
 Barack Obama : Oui, mais… ©Barackobama.com
 John McCain : Non, non et non ! ©Johnmccain.com
Les deux adversaires étaient interrogés séparément par le pasteur Rick Warren. Leurs échanges indirects ont porté sur de nombreux sujets. On n’évoquera ci-dessous que ce qui concerne directement la communauté homosexuelle.
Le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain sont tous les deux hostiles au mariage gay.
Chez McCain, 71 ans, c’est quasi viscéral : pas question d’autoriser le mariage homosexuel, ni même d’accepter une quelconque union civile entre deux personnes du même sexe.
Si Obama se déclare favorable aux unions civiles des couples homosexuels et se refuse à interdire le mariage gay par un amendement constitutionnel, il n’en considère pas moins que seuls un homme et une femme peuvent se marier ensemble. Autrement dit, Barack Obama est hostile au mariage homosexuel.
[On rappellera que le candidat démocrate est hostile à toute discrimination à caractère sexuel, y compris au sein de l’armée. Malgré son opposition au mariage gay, Barack Obama est favorable à l’homoparentalité.]
Les deux candidats exprimaient ainsi leurs opinions à la fois devant un parterre de spectateurs évangélistes et devant des millions de téléspectateurs. Reste à savoir dans quelle mesure leurs arguments, exprimés dans ce contexte « religieux », feront partie intégrante de leur activité présidentielle.
Aux États-Unis, 96 % de la population se dit croyante et 70 % se déclare plus ou moins pratiquante. Le patrimoine des congrégations religieuses américaines dépasse les 100 milliards de dollars.
Philca / MensGo
(via About.com [sans date], Le Monde, Continental News et Le Figaro du 17 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, associations, Événements, tags: associations, événements / manifs, Gay Pride, people, prévention, sida, voyages / tourisme
 Célébrations de la Fierté Montréal 2008. © Fiertemontrealpride.com
(Blogmensgo, 14 août 2008) Ne dites surtout pas « Gay Pride » à un Montréalais francophone ! Dans la Belle Province, on prononce « défilé de la fierté LGBT (lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre) ». Le défilé 2008 serpente les rues de Montréal le dimanche 17 août. Mais les Célébrations de la fierté Montréal 2008 monopolisent quatre jours entiers, du 14 au 17 août, et se subdivisent en une multitude d’événements.
 Célébrations de la Fierté à Montréal en 2007. © Fiertemontrealpride.com
Le défilé du 17 août a pour thème générique le cirque. Il s’agira aussi de sensibiliser la population à l’écologie, aux maladies sexuellement transmissibles en général et au VIH en particulier, ainsi qu’à l’acceptation sociale – donc pas seulement juridique – de l’homosexualité. Quelque 76 regroupements et 110 organismes communautaires composent le défilé 2008.
L’ensemble des manifestations a pour coprésidents d’honneur deux icônes gay locales, le comédien et animateur radio-TV Jasmin Roy et l’écrivaine Nicole Brossard. L’événement est soutenu financièrement par la municipalité.
 Célébrations de la Fierté à Montréal en 2007. © Fiertemontrealpride.com
La Fierté 2008 s’enorgueillit même d’une chanson officielle, « Humanity », écrite et interprétée par James Dean Trépanier !
Philca / MensGo
(via toute la presse, dont Canoë du 12 août et Cyberpresse du 13 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, culture, livres, tags: culture, homophobie, livres, people, prévention, sexe / sexualité, sida, voyages / tourisme
 Lire Aids Sutra: Untold Stories from India pour ne pas avoir l'air dinde. © Random House
(Blogmensgo, 13 août 2008) Les éditions Random House et leurs filiales publient, le 4 septembre 2008, un livre collectif intitulé Aids Sutra: Untold Stories from India. Cet ouvrage a pour double originalité d’être cosigné par 16 auteurs indiens majeurs et d’être publié au profit d’un fonds d’aide indien aux enfants sidéens.
Le livre rassemble tous les genres journalistiques et documentaires. Objectif : illustrer les conséquences du VIH et du sida dans la vie quotidienne de multiples « héros » anonymes. Le texte de Kiran Desai (photo) s’intéresse ainsi aux « travailleurs du sexe » dans l’État d’Andra Pradesh, où le sida fait des ravages, et celui de Salman Rushdie parle des eunuques et du phénomène transgenre à Bombay (alias Mumbai, selon la nouvelle dénomination officielle). La plume des quatorze autres écrivains se saisit de protagonistes aussi divers que les homosexuels, les toxicomanes, les femmes au foyer, les policiers et les membres de groupes d’autodéfense.
Malgré 5,2 millions de séropositifs en Inde, le sida demeure un sujet tellement tabou dans ce pays que les séropositifs y subissent une discrimination tous azimuts, y compris à l’hôpital, à l’école voire dans leur propre famille. En Inde, le sida est l’objet d’une constante stigmatisation lorsqu’il n’est pas tout simplement nié.
 Kiran Desai met sa tête au service du cœur. © Éditions des 2 Terres
L’éditeur reversera environ deux dollars par exemplaire (le livre coûte 8,99 livres sterling au Royaume-Uni, soit environ 11,5 euros) à un fonds d’aide indien aux orphelins sidéens. Vous ferez coup double en achetant ce livre : une bonne action et… une salutaire révision d’anglais.
Aids Sutra: Untold Stories from India, ouvrage collectif (préface d’Amartya Sen [prix Nobel d’économie] et textes de Salman Rushdie, Siddharth Deb, Kiran Desai, Nikita Lalwani, Vikram Seth, Nalini Jones, Shobhaa De, Sunil Ganguly, Aman Sethi, Amit Chaudhuri, Mukul Kesavan, Jaspreet Singh, William Dalrymple, Sonia Faleiro, Siddharth Dhanwant Sanghvi et Ambai). Publié en Inde par Random House, au Royaume-Uni par Vintage et aux États-Unis par Anchor Books, 2008 (4 septembre), 352 pages, 8,99 livres sterling. EAN 9780099526582.
Philca / MensGo
(via Random House [sans date], BBC News du 12 août et Actualitté du 13 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Sexualité, associations, santé / bien-être, Événements, tags: événements / manifs, politique, prévention, santé / bien-être, sexe / sexualité, sida, voyages / tourisme

(Blogmensgo, 7 août 2008) Si les pharmacies disposent maintenant d’une trentaine d’antirétroviraux, l’espoir de découvrir prochainement un vaccin préventif contre le sida s’amenuise. En revanche, malgré l’ostensible absence du gouvernement français, la diffusion des traitements commence à se démocratiser dans le monde entier. Tels sont les premiers constats de la conférence internationale sur le sida qui se tient actuellement à Mexico.
La Banque mondiale, le programme d’urgence américain contre le sida (Pepfar) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose sont convenus qu’il fallait à la fois intensifier la diffusion des traitements, afin de répondre à la demande des pays bénéficiaires, et en systématiser la gratuité. La Banque mondiale refusait auparavant d’adopter ce genre de discours.
 L'accès aux antirétroviraux est un droit universel ! ©2008 Universal AIDS Action NOW
Les grands organismes mondiaux de lutte contre la pandémie sont conscients qu’il faut augmenter les budgets tous azimuts pour combattre le VIH : ceux des organisations internationales spécialisées, ceux des États et ceux des ONG. Car si les traitements circulent mieux, les États disposent rarement en quantité suffisante d’un personnel qualifié, et ce sont alors les ONG qui doivent compenser les carences des finances publiques. C’est justement le paradoxe : il est parfois plus facile de trouver des antirétroviraux que de dénicher un praticien capable de les prescrire ou de les administrer.
Tous ont constaté que la période était plus propice à la diffusion des traitements : les médicaments sont plus nombreux, moins chers et plus efficaces qu’auparavant.
En revanche, la chaise vide du gouvernement français aura choqué plus d’un commentateur [1], [2], [3], [4]. En vidant sa chaise, le gouvernement français semble aussi vider une partie de sa caisse. Ainsi le ministère français des Affaires étrangères a-t-il décidé de ne plus octroyer 1 million d’euros par an à l’Agence française de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS), mais seulement 600 000 euros. Ce n’est certes qu’une source minime du financement de cette agence (lire son dossier d’information en PDF), mais la chronologie de cette restriction budgétaire apparaît porteuse de sens.
Philca / MensGo
(via Le Monde et Libération du 5 août, Romandie News et The Journal of the American Medical Association du 6 août et Libération du 7 août 2008)
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 Le Dr Igor Vasyutenok, juste avant l'injection. ©2008 Nikolai Titov (Biélorussie)
(Blogmensgo, 7 août 2008) Dans un article du 6 août 2008, The Journal of the American Medical Association (Jama) se penche sur la prévalence et les conséquences du VIH aux États-Unis, à partir de données récoltées dans 22 États.
Cette étude – la première de ce type – fait apparaître que 56 300 nouveaux cas se sont déclarés aux États-Unis en 2006. Parmi eux, 53 % concernent des hommes ayant des rapports homosexuels et 45 % affectent des personnes noires.
Philca / MensGo
(via The Journal of the American Medical Association du 6 août 2008)
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Publié par philca dans Au jour le jour, Voyages, associations, santé / bien-être, Événements, tags: associations, événements / manifs, homophobie, politique, prévention, santé / bien-être, sida, voyages / tourisme
 Séance d'ouverture de la conférence mondiale sur le sida, à Mexico. © International AIDS Society / Mondaphoto.
(Blogmensgo, 4 août 2008) La conférence mondiale sur le sida se tient cette année à Mexico, du 3 au 8 août. Cette dix-septième édition est aussi la première à se dérouler dans la très homophobe Amérique latine.
Quelque 22 000 personnes (chercheurs, responsables politiques, humanitaires et associatifs, plus 2 500 séropositifs ou sidéens) participent d’une manière ou d’une autre à la conférence. Ban Ki-moon veut que « le sida reste une priorité pour les Nations unies » ; mais « les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines décennies », a reconnu le secrétaire général des Nations unies.
 « Les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines décennies » (Ban Ki-moon). © 2008, International AIDS Society / Mondaphoto.
Plusieurs délégations brillent par leur quasi-absence, à l’image de la délégation française où ne figure aucun membre du gouvernement – soi-disant pour cause d’agenda surchargé… en plein mois d’août.
À Mexico, les sujets de discussion ne manquent pas : la prévention de la pandémie et sa féminisation, la mise au point d’un vaccin, la diffusion des médicaments – et en particulier des trithérapies – dans les pays à faibles revenus, la discrimination à l’encontre des 33 millions de séropositifs. On rappellera que la Chine, pays des droits de l’homme, interdit son territoire à tout séropositif, même pendant les Jeux de la honte olympiques d’août 2008…
Concernant les statistiques mondiales sur le sida, lire aussi notre article du 30 juillet. Et pour en savoir plus sur la prévention et les trithérapies, lire notre article du 29 juillet.
On peut également télécharger, au format PDF, Global Voice – La Voz Global, journal officiel de la conférence, bilingue anglais-espagnol (livraison des 2-3 août).
Philca / MensGo
(via Romandie News, Xinhua et Agence France-Presse du 4 août 2008)
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