Bonjour,
Le blog gay de MensGo change d’adresse. Au lieu http://www.blogmensgo.com/fr/ il suffit de taper http://www.blogmensgo.fr/ à la place. La nouvelle adresse est déjà en service, et en principe opérationnelle à 100 % (ou presque). Je publie cet article, mais il a d’abord été publié via la nouvelle adresse.
Pour les pages mises en bookmark, c’est très simple : blogmensgo.com/fr est remplacé par blogmensgo.fr (à moins d’un bug, le reste du libellé ne bouge pas).
La désormais ancienne adresse blogmensgo.com/fr disparaîtra fin février 2010.
Cette migration n’affecte pas le futur blog en anglais, dont l’adresse blogmensgo.com reste en service.
Merci de nous signaler tout dysfonctionnement éventuel.
Bonne lecture !
Philca / MensGo
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 En France, on ne peut plus impunément assimiler l'homosexualité à la pédophilie. © Photoxpress.com / Dinostock.
(Blogmensgo, 5 février 2010) Le conseil des prud’hommes de Lille (Nord) a condamné une association locale à 10 000 euros pour avoir discriminé un employé gay à cause de son orientation sexuelle avant de le licencier. En revanche, la validité du licenciement a été démontrée car le salarié avait par ailleurs fauté.
Le calvaire de Julien P. a commencé en octobre 2006, lorsqu’il a révélé son homosexualité à ses collègues de la Fédération laïque des associations socio-éducatives du Nord (Flasen). Depuis lors, une pluie de vexations, d’humiliations et de réflexions désobligeantes, notamment de la part du directeur de la Flasen, s’est abattue sur le pauvre salarié. Jusqu’à son licenciement en avril 2007, mais pour un autre motif que le jugement prud’homal (au format PDF) a reconnu parfaitement légitime.
Le conseil des prud’hommes, s’appuyant en partie sur les conclusions de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), reconnaît que Julien « a subi une discrimination prohibée par l’article L 1132-1 du code du travail au regard de son orientation sexuelle, dont la Flasen devra supporter la charge en lieu et place de [son directeur] dans le présent litige. » L’indemnité de 10 000 euros vise à réparer le préjudice du salarié, qui avait fait une dépression nerveuse après avoir été honteusement suspecté de pédophilie par ses collègues.
Tous les employeurs français ne sont aussi rétrogrades. Chez Orange (groupe France Télécom), par exemple, les droits des salariés pacsés avec une personne du même sexe sont devenus presque identiques à ceux des pacsés hétérosexuels. Du moins est-ce l’avis que donne Mobilisnoo, association des personnels LGBT du groupe français, dans son état des lieux (au format PDF) au 3 février 2010.
Mobilisnoo déplore des carences résiduelles en matière de pension de réversion (retraite après décès du conjoint) et d’assurance-décès. Mais, précise l’association, cela relève de la législation française et non des entreprises elles-mêmes.
Philca / MensGo
(via Le Figaro et NouvelObs.com du 2 février [prud’hommes], communiqué Mobilisnoo du 3 février 2010, reçu par courriel [Orange])
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 Pascal Broulis. Le président du Conseil d'État de Vaud signe un rapport très contesté. © Vd.ch.
(Blogmensgo, 4 février 2010) Dans un rapport sur « les discriminations dont sont victimes les homosexuels » rendu public le 20 janvier 2009, le Conseil d’État du canton de Vaud (Suisse) se contente d’un statu quo, jugeant « qu’il convient désormais de laisser le temps à la société d’évoluer et que des préjugés parfois fort anciens ne peuvent pas disparaître du jour au lendemain ». Les organisations LGBT suisses n’apprécient pas, mais pas du tout cette position autosatisfaite et timorée.
C’est la députée de gauche Anne Papilloud qui a demandé au Conseil d’État de faire un rapport sur la discrimination dont sont victimes les gays et les lesbiennes. Dans son document de sept pages, daté du 16 décembre 2009, le Conseil d’État estime en substance que l’on a déjà beaucoup fait comme cela et qu’il faut donner du temps au temps. La haute instance paraît se contenter des deux principaux acquis de ces dernières années : l’introduction de la prévention de l’homophobie dans les cours d’éducation sexuelle et l’adaptation dans le droit vaudois du pacs institué à l’échelle fédérale.
Le rapport laisse dans l’ombre la question cruciale du suicide chez les jeunes homosexuels et de sa prévention. « Un tiers des suicides de jeunes en Suisse sont liés à leurs questionnements sur leur orientation sexuelle », rappelle pourtant un article de GayRomandie, journal interactif de Vogay. Quant à l’organisation d’assises contre l’homophobie à l’image de celles de Genève (cf. notre article du 3 septembre 2009), le Conseil d’État n’en voit pas l’utilité.
Philca / MensGo
(via 24 Heures du 4 février 2010)
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 David Copperfield : peut-être gay, certainement magique… © Alphagalileo.org.
(Blogmensgo, 3 février 2010) L’universitaire britannique Holly Furneaux affirme que pour si sait lire entre les lignes, les œuvres de Charles Dickens fourmillent d’allusions à une sexualité plus diversifiée que la norme, voire à d’authentiques évocations homosexuelles. Mieux encore, l’auteure de Queer Dickens pense que l’œuvre du grand écrivain se place dans une mouvance de littérature victorienne à mille lieues du rigorisme et du puritanisme sexuels que l’on tenait pour acquis au regard de cette époque.
Le sous-titre du livre en suggère le propos : dans Queer Dickens – Erotics, Families, Masculinities, Holly Furneaux questionne la sexualité et le genre à travers le contenu potentiellement « homoérotique » des relations humaines, familiales et viriles. Et d’appuyer sa thèse sur le fait que chez Dickens, les hommes ont une furieuse tendance à tomber amoureux de la sœur de leur meilleur ami (ainsi de John Westlock et Ruth dans Martin Chuzzlewit). Plusieurs situations et thèmes récurrents seraient autant d’indices queer dans l’œuvre de Dickens : amitié cicatrisante (ainsi de Herbert soignant Pip dans Great Expectations), pères célibataires, résistance contre ses propres pulsions, besoin d’éduquer autrui, structures familiales originales – tout cela procéderait d’un « désir homoérotique » et attesterait un « corpus clairement queer ».
Dickens ne serait d’ailleurs pas un cas isolé dans la littérature victorienne. Furneaux place à cet égard Dickens dans une mouvance littéraire dont les auteurs les plus connus sont les poètes britannique Alfred Tennyson (dont la sœur était fiancée à son meilleur ami) et américain Walt Whitman (qui était probablement homosexuel, selon sa fiche Wikipédia).
Bref, Holly Furneaux va jusqu’à penser que les Victoriens n’étaient « ni aussi punitifs ni aussi pudibonds qu’on l’imaginait autrefois ».
Queer Dickens – Erotics, Families, Masculinities, de Holly Furneaux. Oxford University Press, décembre 2009, relié, 296 pages, 52,25 £ (Amazon UK) ou 61,59 € (Amazon FR).
Commentaire. Mouais. Si l’époque victorienne était aussi permissive, pourquoi a-t-elle condamné Oscar Wilde à deux ans de prison pour homosexualité ?
Philca / MensGo
(via ActuaLitté du 2 février 2010)
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 « Nous aurons trois autres enfants, vous pourriez nous signer une délégation d'autorité parentale en blanc, m'sieur le juge ? » © Photoxpress.com / Hunta.
(Blogmensgo, 2 février 2010) Par une décision du 13 janvier 2010 rendue publique hier, le tribunal de grande instance de Créteil (région parisienne) a accordé le partage de l’autorité parentale à une femme pacsée depuis 2003 avec la mère biologique de l’enfant.
La maman, S., a accouché en juin 2008 grâce à une insémination artificielle effectuée en Espagne. Cette jeune ébéniste de 30 ans, qui a un souffle au cœur, présente selon le tribunal « un risque professionnel » alors que sa compagne N., 39 ans, jouit d’une situation professionnelle et financière stable. Le jugement reconnaît que ce couple offre à l’enfant un cadre chaleureux et stable susceptible de motiver la « délégation-partage de l’autorité parentale ».
Les deux femmes avaient fait une demande d’adoption que leur a refusée l’administration française, malgré leur fort désir d’élever un enfant. Elles ont dû exciper d’une jurisprudence de la cour de cassation pour obtenir en justice un partage de l’autorité parentale que certains tribunaux n’accordent pas systématiquement aux couples homosexuels. Le tribunal de grande instance de Créteil a d’ailleurs sous-entendu que sa décision était « justifiée par les circonstances » et non par la jurisprucence.
Philca / MensGo
(via toute la presse du 1er février 2010, dont Le Figaro et NouvelObs.com)
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